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 Amitié Charnelle [Lavi]

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Eleonnora S. Davidoff
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MessageSujet: Amitié Charnelle [Lavi]   Mer 19 Déc - 2:56

Eleonnora venait de quitter la chambre de Stephen en compagnie de son amant. Après l’avoir longuement chauffé afin qu’il la désire davantage, elle allait enfin pouvoir obtenir sa présence pour elle seule. Elle n’avait qu’une seule envie : l’amener dans son lit. Le message avait été clair, par ses gestes, par ses paroles, elle lui avait clairement démontré qu’elle le désirait ardemment. La jeune femme était bien heureuse que la rédaction du rapport ce soit fait rapidement. Il fallait avouer que Lavi avait été terriblement rapide, grattant le papier de sa plume pendant de longue minutes et ce, à vitesse folle. Elle avait réussis à le convaincre de s’occuper d’elle au plus vite.

Dans le couloir, la jeune femme marchait d’un bon pas. Avant de sortir, elle avait enfilé son châle en s’assurant qu’il cachait suffisamment sa poitrine. Elle ne désirait pas montrer son décolleté à tout le monde. Si elle s’était vêtue de façon aguichante, c’était seulement pour Lavi. Elle avait bien hâte de retirer son corsage. Parfois, alors qu’elle s’avançait dans ce couloir qui semblait interminable, Eleonnora jetait un regard à son amant afin de s’assurer qu’il la suivait toujours. Une fois qu’elle entra dans sa chambre, elle le laissa pénétrer dans la pièce avant de referma la porte dans un claquement, la verrouillant par la même occasion. Sans plus attendre, elle se jeta sur son amant, le plaquant contre le battant de bois.


-« Je commençais à perdre patience, j’ai tellement envie de toi. » Fit-elle en russe.

Puis, elle l’embrasse langoureusement, ne se gênant pas pour passer ses mains sous son chandail. Elle avait envie de lui et maintenant qu’ils étaient seuls, elle pouvait faire ce qu’elle voulait de son corps. En un rien de temps, elle retira le chandail du jeune homme avant de le jeter dans un coin de la pièce. Ses lèvres se reposèrent aussitôt sur les siennes alors qu’elle laissait tomber son châle de ses épaules. Elle n’en avait plus besoin puisqu’elle se retrouvera rapidement nue… si son amant arrivait à lui retirer rapidement son corsage.
Passant ses mains sur le torse de Lavi, elle l’embrassa dans le cou, puis descendit le long de son torse, jusqu’à son pantalon. Elle ne tarda pas à détacher sa ceinture, se redressant afin de plaquer un énième baiser passionnel sur ses lèvres. Bien rapidement, la ceinture vola dans un autre coin de la pièce, tout comme le pantalon qu’elle lui retira. Ce n’était pas le moment de faire les choses romantiquement, le désire était bien trop présent pour être contrôlé.

Se jetant sur le lit, elle attira Lavi avec elle. Autant dire que les couvertures ne restèrent pas très longtemps sur le lit. Les vêtements de Nora la quittèrent bien rapidement, rejoignant ses chaussures à talons qu’elle projeta en bas du matelas. Ce fut la passion qui guida le corps des deux exorcistes, laissant leurs envies se révéler l’un à l’autre dans une symbiose parfaite. Ils s’appréciaient, s’adoraient, se désiraient fortement.

Ce moment fut si intense qu’au moment où il prit fin, Eleonnora était tout simplement épuisée. Elle prit la peine de s’étendre confortablement sur le lit, laissant de la place pour son compagnon. Elle était essoufflée comme si elle venait de subir le plus éprouvant des entrainements. Cependant, elle était terriblement heureuse. Elle resplendissait, elle sentait, elle suait la joie. Elle était comblée. Tournant la tête vers son amant, elle lui sourit, tentant de reprendre son souffle.


-« Wow… C’était… intense… » Commenta-t-elle.
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Lavi
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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Mer 19 Déc - 10:44

Le dilemme de Lavi avait enfin pris fin. Sa conscience était désormais en paix. Pendant de longues minutes, il avait hésité sur la marche à suivre. Céder à ses pulsions et partir avec Nora, laissant Stephen avec son rapport non achevé ? Ou bien l'aider à le terminer, ce qui impliquait qu'il doive se retenir de sauter sur la russe ? Finalement il avait opté pour la seconde option. Pas qu'il ne désirait pas suffisamment la jeune femme, bien au contraire, mais cela ne serait pas aux dépens d'une promesse qu'il avait faite au petit nouveau. Il mourrait de désir pour Eleonnora mais il n'avait qu'une parole et comptait bien la respecter, ce qui avait été extrêmement difficile à tenir. Une fois le rapport terminé et approuvé, il se sentit comme libéré, comme si à présent il pouvait agir comme il le voulait sans vexer ou décevoir quelqu'un.

Prenant le temps de saluer Stephen, il sortit en compagnie de la russe, respectant tout de même une distance de sécurité entre eux. Il avait envie de lui prendre la main ou bien de se coller à elle, d'avoir un contact avec elle, quel qu'il soit. Mais il ne pouvait pas. Pas en public, pas en dehors de sa chambre. Il se contenta donc de la regarder, la déshabillant du regard en imaginant à l'avance ce qu'ils feraient une fois seuls. Elle s'était vraiment faite belle aujourd'hui, comme si elle avait décidé que faire semblant la fatiguait. Ce n'était pas le rouquin qui allait s'en plaindre mais il fallait tout de même qu'ils restent discrets. Si cela venait à s'apprendre... Stephen était le seul au courant, ayant eu la malchance de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Il fallait qu'il reste le seul et que la nouvelle ne se répande pas... sinon ils pouvaient dire adieu à leurs moments à deux. Ils pouvaient se dire adieu tout court en fait...

Lavi se tenait quelques mètres derrière Eleonnora et lorsque celle-ci atteignit la porte de sa chambre, il dû résister à l'envie de parcourir rapidement la distance qui les séparait pour s'engouffrer avec elle dans la pièce. Il résista encore pour le moment, gardant à l'esprit qu'ils ne devaient éveiller aucun soupçon. Lorsqu'il pu entrer à son tour et que la porte fut refermée, il allait se jeter sur la russe mais elle fut plus rapide que lui. Peu importait, ils avaient le même but, la même envie, le même désir l'un de l'autre. Plaqué contre la porte, il l'entoura de ses bras pour la sentir contre lui, glissant ses mains le long de son corps, caressant ses courbes, lui rendant son baiser comme si c'était le dernier qu'ils échangeaient. C'était peut-être le cas si Stephen ne tenait pas sa langue après tout... Il n'avait pas eu le temps de lui répondre, mais il s'en fichait. Elle savait bien qu'il avait envie d'elle, le lui ayant déjà dit un peu plus tôt. De toute façon, ses gestes parlaient pour lui.

Si en temps normal, ils prenaient un minimum leur temps, ce n'était cette fois pas le cas. On les sentait pressés de se débarrasser de leurs vêtements, seule barrière encore présente à leur désir respectif. D'ailleurs, le rouquin ne tarda pas à en être rapidement délesté. Il ne restait plus qu'à s'occuper de ceux d'Eleonnora. Rejoignant ensemble le lit, il se cala contre elle et entreprit de lui défaire rapidement son corsage. Malgré le fait qu'il se montrait trop pressé, il se concentra suffisamment pour parvenir à ne pas passer trop de temps dessus. A croire qu'il commençait à prendre la main. En peu de temps, le corsage se retrouva au sol, lui permettant de caresser sa peau nue jusqu'à son pantalon qu'il lui ôta bien plus rapidement par la suite. Plus rien ne les retenait à présent.

Sans attendre davantage -ils avaient déjà bien assez attendu jusque là- leurs corps purent se mêler. Ce n'était de loin pas la première fois qu'ils couchaient ensemble mais cette fois, il n'y avait de place que pour la passion qui faisait bouillir leur sang. Pas de place pour la réflexion ni pour de simples mots, c'était leurs corps qui communiquaient l'un avec l'autre. Enfin, le rouquin pouvait laisser libre cours à ses pulsions retenues jusqu'à présent, c'était une véritable et délicieuse délivrance.

Se laissant finalement lui aussi retomber dos au matelas, Lavi regardait le plafond en cherchant son souffle. Cela avait été tellement délicieux mais tellement éprouvant qu'il se demandait s'il n'allait pas avoir des courbatures au final. Cette idée l'amusa, le faisant sourire. Mais en fait, ce n'était pas la raison première de son sourire. Il se sentait simplement bien. Bien et comblé. Les muscles de son corps s'étaient détendus, le laissant dans un semi état cotonneux, comme lorsque l'on a fait un effort intense et que l'on stoppe soudainement. C'était à peu près le cas, à bien y réfléchir. C'était un simple moment charnel, une envie satisfaite. Et pourtant, il se sentait heureux, n'ayant pas envie de quitter sa belle russe même une fois leurs envies comblées. Eleonnora lui parlait et il se tourna sur le côté pour la regarder, lui souriant à son tour. Elle avait raison, ils n'avaient vraiment pas fait semblant.


« Tu m'rends dingue, Nora... » répondit-il entre deux respirations comme si c'était ce qui expliquait leur état respectif

Il lui parlait en russe, langue qu'il utilisait souvent lorsqu'ils n'étaient que tous les deux. Eleonnora était plus à l'aise dans sa langue natale et il la parlait parfaitement alors pourquoi hésiter ? Se redressant sur les avant-bras, il la regarda un instant puis tendit la main vers son visage pour retirer délicatement une mèche de cheveux, la passant derrière son oreille avant de lui caresser la joue.


« Tu es vraiment magnifique aujourd'hui... plus que d'habitude. Tu n'as pas peur de ce que risquent de penser les autres ? »

Ce n'était pas un reproche, loin de là. A vrai dire, il ne s'inquiétait pas spécialement, elle pouvait bien faire ce qu'elle voulait. Mais il ne voulait pas qu'elle ait d'ennuis ou qu'elle doive à l'avenir continuer de trop faire semblant d'être une autre. Il vint se mettre contre elle, sans pour autant l'écraser, retenu par ses deux bras, disposés de chaque côté d'elle. Il l'embrassa à plusieurs reprises dans le cou puis descendit doucement, embrassant chaque parcelle de peau lentement. C'était un peu comme s'il rattrapait ce qu'ils n'avaient pu faire pendant l'acte charnel qui les avaient consumés.

« Tu m'en veux pas de t'avoir fait attendre ? J'voulais pas manquer à ma parole. Mais maintenant, j'suis tout à toi. »
demanda t-il en se redressant, remontant jusqu'à ses lèvres sur lesquelles il déposa un tendre baiser

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Eleonnora S. Davidoff
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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Jeu 20 Déc - 18:28

Il y avait de nombreuses questions que se posait Eleonnora, actuellement. Quelle heure était-il ? Combien de temps avait-elle passé dans les bras de son amant ? Criait-elle trop fort, au point que ses voisins de chambres allaient croire que l’on commettait un meurtre dans sa chambre ? Au final, elle ne voulait pas obtenir les réponses. Elle se sentait bien, pratiquement euphorique. Comment pouvait-elle s’ennuyer tant d’un homme qu’elle avait vu il n’y a pas si longtemps que ça ? Comment était-elle devenue accro à lui, à son corps, sa personnalités, ces petites attentions et compliments qui lui accordaient bien souvent ? Elle se sentait comme une alcoolique en manque lorsqu’il n’était pas là. Elle avait du mal à faire ne serait-ce qu’une sieste, sans réaliser que ses bras lui manquait et que le sommeil peinait à l’emporter, sans lui.

Maintenant, il était à ses côtés. Elle tourna la tête en sa direction et lui sourit. Elle était heureuse, elle venait de vivre l’un des moments les plus intenses de sa vie sexuelle. Elle n’aurait jamais cru vivre des telles choses en sa compagnie et ne le regrettait pas du tout. Elle savait qu’elle ne devait pas s’attacher, qu’il lui fallait éviter de tomber dans ce piège. Mais il était trop tard, malheureusement. Elle le savait bien, elle le sentait au fond d’elle. Elle s’était bien trop attachée à lui et ne pouvait plus se passer de sa présence. Que lui arrivait-il ? Elle avait bien peur de le découvrir. Il valait mieux rester dans l’ignorance et se contenter d’une relation purement charnelle.

Lavi se redressa sur ses avant-bras. Elle le rendait dingue. Cependant, il ne semblait pas détester cela. Elle lui sourit lorsqu’il replaça l’une de ses mèches blondes derrière son oreille avant de lui caresser la joue. Elle ferma les yeux pendant quelques instants, avant de les rouvrir pour observer le visage de son amant. Elle passa sa main derrière sa nuque, ce qui lui demanda un énorme effort. Elle était épuisée, mais reprenait peu à peu son souffle, c’était déjà ça.

Il la complimenta. Elle adorait lorsqu’il faisait cela. Ces mots lui faisaient tellement de bien, cela la rendait heureuse. Son sourire ne fit que s’étirer davantage, si cela était possible. Puis, le jeune homme lui demanda si elle n’avait pas peur que les gens la voient telle qu’elle était. Elle était si peu souvent à la Congrégation, est-ce que quelqu’un remarquerait sa présence ? En changeant sa tenue, son allure habituelle, elle ne pouvait être reconnue comme étant cette femme sérieuse et coincée qu’elle semblait être lorsqu’elle portait son uniforme. Si elle ne tombait pas sur son père, par hasard, et évitait les personnes comme Komui, tout ira bien. Cependant, Lavi avait raison. En se baladant dans ses tenues bien révélatrices, elle exposait une partie de sa double vie, celle qu’elle devait cacher aux yeux de sa famille et de ses collègues. La jeune femme réfléchis un instant, observa son amant. Elle n’avait pas eu peur de se révéler, aujourd’hui. Elle l’avait fait que pour lui. Son objectif avait été de le séduire son amant, de faire bouillir le désir en lui et de le mener dans son lit. Elle avait réussis.


-« Pour que les autres pensent quelque chose à mon sujet… il faudrait qu’ils sachent qui je suis et puissent me reconnaitre lorsque je porte ma tenue d'exorciste. »

Elle lui sourit, attira Lavi contre elle avant de l’embrasser tendrement. Ce dernier se pencha également vers elle, se plaça au-dessus de son corps pour pouvoir la couvrir de baisers. Elle ferma les yeux afin de profiter du contact de ses lèvres contre sa peau. Elle se sentait tellement bien, frissonnant doucement sous ses lèvres se posant doucement sur son corps. Puis, le rouquin s’adressa à elle, coupant ce moment magique. Il lui demanda si elle ne lui en voulait pas qu’il l’ait fait attendre avant de s’occuper d’elle. Il s’était tout d’abord occupé du rapport de Stephen, mais avait bien fait comprendre à la jeune femme qu’elle serait la suivante. Bien que l’attente ne lui ait pas plu, elle avait tout de même pu profiter d’un petit moment d’intimité en sa compagnie lorsque Stephen quitta temporairement sa chambre.

-« Mmm… Il va falloir que tu te fasses pardonner. Je sais exactement comment. »

Comme si elle avait soudainement retrouvé son énergie, elle repoussa Lavi sur le côté, le plaquant dos contre le matelas. Puis, après s’être positionnée au-dessus de lui, elle l’embrassa tendrement, recherchant cette douceur que lui offrait habituellement le jeune homme. Elle était douce avec lui, laissant glisser ses mains sur sa peau, l’embrassant à de multiples reprises. Elle rattrapait ce moment qu’il n’avait eu avant la passion. Elle prenait tout son temps pour faire plaisir à son amant, se montrant plus douce que jamais. Elle savait comment faire afin de le combler, de le rendre heureux. Elle savait parfaitement ce qu’il aimait d’elle, ce qu’il désirait. Elle avait l’impression de le connaitre à la perfection, tout comme son corps qu’elle traitait comme un joyau qu’elle ne désirait pas abîmer. Encore une fois, leurs corps s’entremêlèrent, ils ne formaient plus qu’un, leur corps collés l’un contre l’autre. Eleonnora ne pouvait se sentir mieux.

Lorsqu’elle se détacha de Lavi, la jeune femme roula sur le matelas, passant près de tomber en bas du lit. Elle se rattrapa au dernier moment avant de se coucher sur le dos. Elle avait sérieusement besoin de reprendre une douche. Pas question de rester couverte de sueur toute la soirée. Elle se tourna sur le côté afin d’observer son amant. La journée n’était pas terminée et elle comptait bien passer davantage de temps en sa compagnie.


-« Ça te dirait une douche ? » Demanda-t-elle en lui souriant.
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Lavi
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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Sam 22 Déc - 11:03

Malgré la petite interruption dans leur programme, le désir de Lavi envers Eleonnora n'avait pas diminué. Elle savait très bien comment s'y prendre pour qu'il n'ait d'yeux que pour elle et cela fonctionnait à merveille. Heureusement qu'il était capable d'une grande concentration lorsqu'il s'agissait de lire ou d'écrire, lui permettant de mettre cette envie de côté le temps de rédiger le rapport de Stephen. Maintenant qu'il était terminé et qu'ils avaient quitté la chambre pour rejoindre celle de la russe, plus rien d'autre ne comptait. Ils pouvaient laisser libre cours à leurs envies, ne plus se retenir davantage. Et malgré la menace qui planait au dessus de leur tête, pour le moment il n'y pensait même plus. Stephen ne dirait probablement rien et au pire des cas, ils n'auraient qu'à nier. Pour le moment, cela leur importait bien peu, profitant de l'instant présent comme ils le faisaient toujours.

Comment se passer de tels moments ? Celui-ci avait été plus intense que les précédents, sans doute à cause de l'attente engendrée. Mais le rouquin savait qu'il n'y avait pas que ça. Ils n'étaient pas juste des inconnus, ils étaient équipiers, amis, amants. C'était toute la différence. Le fait de s'apprécier ne rendait les choses que plus agréables encore. Parce qu'ils comptaient l'un pour l'autre et qu'ils se rendaient chacun de leurs gestes au centuple. Ce n'était pas un plaisir égoïste, c'était quelque chose qu'ils partageaient, quelque chose d'intime. Il n'y avait eu de place que pour la passion, la fougue, le désir. Et maintenant qu'ils étaient étendus l'un contre l'autre, reprenant difficilement leur souffle, Lavi voulait en profiter pour lui donner cette tendresse qu'elle méritait. Ce n'était pas juste une relation sexuelle, c'était plus que ça. Même s'ils s'étaient promis de ne pas avoir d'attaches, que c'était juste "pour le sport", Lavi ne pouvait nier qu'il adorait cette femme. Beaucoup de gens ne comprendraient certainement pas, à commencer par Stephen. Mais le rouquin ne voyait pas la russe comme la voyait les autres car il connaissait l'autre partie d'elle-même qu'elle dissimulait aux autres. Petit à petit, il avait appris à la connaitre et elle s'était révélée bien plus douce et gentille que ce qu'elle ne laissait bien voir. Bien sûr, elle restait une femme autoritaire, forte et qui savait ce qu'elle voulait, ce qui ne faisait que rajouter à son charme. Elle était bien plus compliquée que ce qu'on pouvait penser au premier abord. Et l'affection que ressentait Lavi pour elle s'exprimait à travers ses gestes tendres qu'il lui donnait.

Lui caressant la joue, il en profitait pour lui parler un peu, lui dire ce qu'il n'avait pas eu le temps de lui dire, leurs bouches auparavant trop occupées à se mêler l'une à l'autre ou bien à chercher leur souffle. Aujourd'hui, elle s'était fait particulièrement belle, probablement pour qu'il ne lui résiste pas. Ca n'avait pas loupé. Cependant, elle se dévoilait ainsi aux autres membres de la Congrégation, ce qui était un peu risqué pour sa "double vie". Elle répliqua qu'ils ne l'avaient sans doute pas reconnue. Elle n'avait pas tort. Elle était loin de cette femme austère au chignon et aux lunettes étriqués. On aurait dit une toute autre personne... La véritable Nora à vrai dire. Cependant, les gens devaient bien se demander qui elle pouvait être, il fallait dire qu'elle attirait les regards avec un tel physique, surtout mis en avant de la sorte. Lavi craignait juste qu'elle ne soit découverte et qu'elle doive ainsi faire une croix sur tout ce qu'elle avait protégée d'elle-même avant. Mais puisqu'elle s'était donnée tant de mal juste pour lui, il n'en était que plus heureux.


« C'est vrai qu'on dirait une toute autre personne... Tant de beauté dans une seule personne, ça devrait être interdit. Heureusement que tu ne risques pas de t'user à force d'être regardée. Je suis sûr qu'ils sont tous en train de se demander qui est la sublime créature qu'ils ont croisée. J'me sens privilégié de le savoir... » fit-il remarquer avec un sourire

Après un baiser partagé, il s'attela à déposer de doux baisers un peu partout sur son corps, se moquant du fait qu'ils soient couverts de sueur. Puis, Lavi eut besoin de demander quelque chose à Eleonnora. Il se doutait bien qu'elle ne lui en voulait pas, mais il tenait à être sincère avec elle. Elle ne répondit pas précisément à sa question et lui signifia simplement qu'il devait se faire pardonner, sachant très bien comment. Le rouquin avait hâte de savoir ce qu'il pouvait bien faire pour elle et eut rapidement la réponse lorsqu'elle le repoussa, échangeant alors leurs positions. Apparemment, elle avait repris du poil de la bête. Cependant, ses gestes n'avaient rien de brusques ou de vigoureux. Elle agissait avec douceur, l'embrassant sur le même ton. L'apprenti bookman lui rendit cette douceur, répondant à son baiser et à ses caresses. C'était elle qui menait la danse cette fois et Lavi appréciait grandement le traitement. C'était comme si elle lisait dans ses pensées, sachant parfaitement quoi faire pour lui faire plaisir. Le rouquin se sentait tellement bien qu'il ne trouvait pas de mot pour décrire son état actuel, lui qui pourtant ne manquait jamais de vocabulaire. Finalement, il en trouva un lorsqu'elle se détacha de lui. Extase. C'était le mot.

Resté allongé sur le dos, il avait cependant remarqué que la jeune femme avait failli tomber hors du lit. Heureusement, il n'en fut rien. Elle lui proposa une douche, ce qui semblait être une bonne idée à la vue de leurs corps brillants de sueur. Ils ne pouvaient pas rester comme ça. Lavi tendit la main vers elle et caressa doucement ses courbes du bout des doigts, profitant du fait qu'elle était de côté.


« A une seule condition. Que tu la prennes avec moi. » répondit-il en souriant, connaissant déjà la réponse

Il l'embrassa une dernière fois puis se redressa et ramassa ses vêtements éparpillés un peu partout dans la pièce pour en revêtir une bonne partie. Inutile de trop se rhabiller puisqu'ils allaient les retirer une fois au bon étage. Puisqu'il n'avait encore jamais montré sa chambre à Eleonnora, il profita du fait qu'il devait y passer pour prendre de quoi se doucher afin de le faire. Il ne la fit cependant pas entrer. Qui aurait voulu entrer là dedans après tout ? Récupérant rapidement ce qu'il lui fallait, il rejoignit la jeune femme et tous deux purent aller à l'étage des salles d'eau. Personne en vue, Lavi attendit que la russe pénétra dans l'une des cabines de douche pour l'y suivre. A l'intérieur, ils retirèrent leurs vêtements et Eleonnora activa le jet d'eau chaude avant de se placer dessous. Lavi s'approcha pour profiter de la douche mais aussi de sa partenaire. Venant se coller contre son dos, il l'entourant de ses bras, caressant son ventre et sa poitrine, l'embrassant dans le cou malgré l'eau qui coulait. Laissant la jeune femme se retourner après un moment, il en profita pour l'embrasser langoureusement, la poussant doucement contre le mur de la douche. Tandis que l'eau chaude les recouvrait, le rouquin avait encore envie de partager un moment intime avec elle. Peu important l'endroit, peu importait comment. Tout ce qui comptait, c'était elle. C'était bien la première fois qu'il ressentait un tel désir pour quelqu'un. D'ailleurs c'était bien pour ça qu'il ne couchait que rarement deux fois avec la même personne. Mais avec elle, c'était différent. Elle le rendait réellement dingue.

Finalement, lorsqu'ils eurent bien profité de la douche, comblés à nouveau, ils purent procéder au nettoyage de leurs corps. Néanmoins, Lavi avait envie de prolonger ce moment et de se détendre en sa compagnie. Se rinçant, il enroula ensuite une serviette autour de sa taille, ne prenant pas la peine de se rhabiller.


« Et si on en profitait pour faire un petit tour aux sources ? Ce s'rait parfait pour se détendre, non ? »

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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Mer 2 Jan - 17:53

Qu’arriverait-il si la double vie d’Eleonnora venait à être découverte ? Difficile à prévoir. Tant de choses étaient possibles. L’important était seulement que le père de la jeune femme ne découvre jamais ce qu’elle était réellement. Afin de lui plaire, afin d’entrer dans ses bonnes grâces, afin qu’il porte finalement un regard de fierté sur elle, elle avait mis de côté celle qu’elle était réellement afin de la remplacer par une femme qu’elle ne reconnaissait à peine. Lorsqu’elle se regardait dans la glace, elle ne pouvait s’empêcher de voir une femme sévère et coincée. C’était ce dont elle devait avoir l’air. Elle ajustait ses lunettes, recoiffait son chignon à plusieurs reprises, mais n’arrivait jamais à changer cette image. À la Congrégation, elle devait devenir aussi intransigeante, aussi sévère et aussi forte que son père. Elle devait projeter cette même image aux yeux des autres. Cependant, elle était incapable de s’en tenir à cette fausse identité. Certes, elle était chiante, elle aimait diriger et avait un sale caractère, mais il s’agissait simplement de ses véritables traits de personnalités qu’elle mettait davantage à l’avant afin de se faire respecter, rien de plus. Son travail était sérieux, elle ne pouvait se permettre la moindre erreur. Pas question de subir des représailles.

À quoi ressemblait Eleonnora actuellement ? À une femme comblée. Fini les apparences trompeuses, elle pouvait se comporter sans faire attention à ses paroles et à ses gestes. Elle pouvait enfin agir librement sans avoir l’impression de se comporter comme un véritable robot à la solde de son paternel. Elle se sentait simplement bien, épanouie, auprès de son charmant amant. Que demander mieux ? En fait, il y avait bien une chose : retrouver son domicile, en Angleterre. Là-bas, elle pourrait se balader en tenue d’Ève, descendre chercher à boire ou bien à manger, et même profiter d’une longue douche chaude sans se soucier de quiconque. Elle pourrait laisser libre cours à ses pulsions, ses envies, sur le canapé du salon ou même sur la table de la cuisine, l’endroit importait peu. Malheureusement, elle se trouvait dans sa minuscule chambre, à la Congrégation et ne pouvait en sortir sans être décemment vêtue.

Couchée aux côtés de son amant, la jeune femme profitait de ce moment de calme, après l’amour, pour reprendre son souffle, et ses esprits. Elle fermait les yeux alors qu’il caressait doucement sa joue. Elle l’écoutait parler attentivement, se concentrant uniquement sur sa voix. Puis, lorsqu’Eleonnora ouvrit les yeux, elle aperçut le visage de son amant, ce qui la fit sourire. Il était magnifique. Il la complimentait, lui disait que ce devrait être interdit d’être aussi joli qu’elle. Il était l’un des rares à savoir qui elle était réellement et il se comptait bien chanceux de connaitre les deux facettes de la jeune femme. Cette dernière était également heureuse qu’il la connaisse aussi bien. Il savait comment faire afin de la combler, de faire naitre un grand sourire illuminant son visage. Il n’avait pas besoin de manuel d’instruction pour arriver à la comprendre, savoir comment elle réagissait, quels étaient ses gouts, comment elle se comportait en public ou dans l’intimité. Tout cela s’était produit à la vitesse de l’éclair, il semblait avoir mémorisé tout ce qu’il avait appris sur elle depuis leur rencontre. Il avait une grande mémoire, il l’avait déjà précisé. Il était si drôle, si charmant, si parfait pour elle. Par contre, elle devait faire très attention au regard qu’elle portait sur lui, depuis quelques temps, car tout devenait bien plus qu’une simple relation physique, sans attaches, sans sentiments.


-« Tu es l’un des très rares à connaitre ce secret, le seul à me connaitre aussi bien. Ça te rend encore plus spécial. »

Lavi l’embrassa tendrement, posant ses lèvres sur son corps brûlant. Elle le laissa faire, profitant de cette infinie douceur. Cependant, elle ne désirait pas se contenter de cela. Elle poussa son amant contre le matelas et se pencha au-dessus de lui afin de l’embrasser. Elle était douce et délicate dans chacun de ses gestes. Elle voulait qu’il se sente bien, qu’il découvre un nouveau paradis auquel la fougue ne pouvait accéder. Elle savait ce qu’elle devait faire afin de faire monter le plaisir chez le jeune homme. Il la laissait faire, car c’était bien ce qu’elle savait faire de mieux.

Une fois l’acte terminé, rien de mieux qu’une bonne douche. Eleonnora fit cette proposition à son amant qui accepta, à la condition qu’elle la prenne avec lui. Il était évident, dans l’esprit de la jeune femme, qu’ils seraient tous les deux dans la même cabine. Après tout ce qu’ils avaient fait, elle n’était pas gênée de lui dévoiler de nouveau son corps.
Alors que Lavi enfilait quelques vêtements, la jeune femme roulait dans le lit. Elle avait besoin d’une petite minute de repos avant de se lever. Puis, avec tous les efforts du monde, elle se redressa et attrapa des vêtements propres. Elle enfila le tout très rapidement avant de suivre Lavi hors de la pièce. Ce dernier devait faire un arrêt à sa chambre, située un peu plus loin. Il ne la fit pas entrer, la laissant attendre dans le couloir. Elle se demandait si ce n’était pas à cause de son maitre. Cependant, une autre théorie lui vint à l’esprit lorsqu’elle vit un tas de bouquin entassés, sur le sol. Elle n’avait pas vu la totalité de la pièce, heureusement, mais le maigre aperçut auquel elle eut droit était terrible. Elle ne se gêna pas, d’ailleurs, pour passer un commentaire sur le sujet, lorsque son amant fut sorti de ce foutoir.


-« Le rangement, ce n’est pas ton truc, n’est-ce pas ? »

Une fois à l’étage où se situaient les douches, la jeune femme choisi une cabine et y entra, suivit de Lavi. Elle retira la totalité de ses vêtements avant d’actionner le robinet à eau chaude. Elle ne tarda pas à régler le jet d’eau à la température désirée avant d’en profiter un peu. Son amant vint de placer derrière elle afin de l’enlacer, l’embrasser, la caresser, lui donnant de nouveau l’envie de se rapprocher de lui. Comment arrivait-il à la rendre folle, comme cela ? Comment arrivait-il à se faire tant désirer ? Elle ne le savait pas et se fichait bien de la réponse. Elle avait plus important en tête. Se retournant afin de faire face à son amant, elle lui sourit avant de l’embrasser. Doucement, il la plaqua contre l’une des parois de la douche. Elle frissonna au contact de son dos contre la surface glacée, mais oublia cela bien rapidement. Elle laissait de nouveau le contrôle au jeune homme. Il menait la danse, le rythme, le mouvement. Elle se sentait si bien dans ses bras, contre son corps. L’eau chaude coulait sur sa peau, peut-être même sa sueur, également. Son corps brûlait de désir pour Lavi.

Lorsque l’acte fut terminé, Eleonnora resta contre la paroi de la douche, silencieuse. Elle reprenait son souffle, la tête levée vers le plafond. Lorsqu’elle posa les yeux sur Lavi, elle ne put s’empêcher de sourire. Ses lèvres échappèrent un petit rire euphorique. Il drainait son énergie physique, l’épuisant encore plus à chaque fois, mais il la rendait également plus vivante que jamais.

Elle nettoya son corps et profita un maximum de l’eau chaude, avant de se tourner vers le jeune homme. Elle s’approcha de lui, ce qui consista à ne faire qu’un seul pas dans ce petit espace clos, et savonna son corps avec tendresse. Elle se plaça derrière lui afin de lui frotter doucement le dos. Elle le laissa se rincer, puis passa rapidement sous le jet d’eau, une dernière fois, avant de le couper. Elle sortit de la douche et s’enroula dans une serviette. Ils auraient pu s’habiller et quitter la salle, sans plus, mais décidèrent de se rendre aux sources, suite à la proposition de Lavi. Les deux amants ramassèrent leurs vêtements respectifs et s’y dirigèrent. Déposant ses vêtements loin de l’eau, la jeune femme y laissa également sa serviette avant de s’approcher des sources. L’eau semblait encore plus chaude que celle de la douche. Comme il faisait plutôt froid, à l’air ambiant, Eleonnora n’hésita pas à s’immerger dans le liquide brûlant. Lorsque Lavi vint la rejoindre, elle s’approcha lentement de lui.


-« Ça ne te rappelle pas quelque chose, cet endroit ? Attend, je vais te rafraichir la mémoire. »

Sans plus attendre, elle se jeta sur lui, comme la première fois où ils étaient venus dans cet endroit ensemble. La jeune femme l’avait fait tomber dans l’eau avant de se jeter sur lui. Elle l’avait embrassé langoureusement et avait posé certains gestes qui en feraient pâlir le Vatican. Ils étaient seuls, autant profiter de ce moment d’intimité. Cela dura bien moins longtemps que les fois précédente, Eleonnora fut très rapidement comblée et épuisée. Jamais elle n’avait autant fait l’amour à un homme dans une seule et même journée, c’était au-delà de ses forces. Se blottissant dans les bras de son amant, elle posa sa tête contre son épaule et ferma les yeux. Elle sentait son cœur battre à la chamade. Elle l’entendait parfaitement bien, tout comme celui de Lavi. Elle posa une main sur son torse afin de le sentir battre. Un sourire apparu sur ses lèvres.

-« Je suis morte… mais heureuse. Un Akuma pourrait me tomber sur la tête que je m’en ficherais royalement. C’est bien la première fois que je vis quelque chose de si intense… et que je fais l’amour autant de fois en quelques heures. »

Un petit rire s’échappa sur ses lèvres. Elle leva la tête vers Lavi et l’embrassa sur la joue avant de reprendre sa position initiale. Elle ne désirait plus bouger, elle était si bien installée. Et dire que si elle ne s’était pas permise de déroger à sa règle et de ne pas coucher avec Lavi, jamais elle n’aurait vécu tant de belles choses en sa compagnie et pas seulement au niveau sexuel. Elle avait passé de bons moments avec lui, que ce soit en discutant de tout et de rien ou bien en restant silencieux, l’un dans les bras de l’autre. Eleonnora réalisera-t-elle que leur relation était bien plus que charnelle ?
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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Ven 4 Jan - 23:13

Lavi était épuisé mais ravi. Il venait de passer un agréable moment dont il ne se lassait jamais en compagnie de celle qui était son amante. Lors de ces moments là, c'était comme s'ils étaient en symbiose parfaite, que leurs corps communiquaient l'un avec l'autre, se connaissant maintenant par coeur. Ils n'avaient bien sûr pas besoin de ça pour être bien ensemble mais le désir qu'ils éprouvaient l'un envers l'autre restait relativement fort. Qui allait s'en plaindre ? Certainement pas eux. Peut-être les voisins de chambre d'Eleonnora cependant...

Reprenant son souffle, le rouquin en profitait pour déposer quelques baisers sur le corps de la russe, lui offrant une tendresse dont il l'avait privée jusqu'à présent. Ils profitèrent de ce moment de calme pour parler un peu, Lavi lui disant ce qu'il pensait d'elle. Elle devait savoir qu'il était sincère et qu'il ne disait pas ça pour rentrer dans ses bonnes grâces. Certes il était rare qu'il la contrarie mais rien ne l'obligeait à la complimenter. Lorsqu'il le faisait, c'était bien parce qu'il le pensait et qu'il avait envie de lui faire plaisir. Car il savait très bien quoi dire et comment faire pour y parvenir. Même s'ils ne se connaissaient que depuis quelques semaines maintenant, Lavi avait appris comment fonctionnait la jeune femme. D'un point de vue extérieur, elle pouvait sembler très complexe. Et pourtant, le rouquin savait comment s'y prendre. C'était devenu naturel pour lui de se comporter avec elle de cette façon si symbiotique. C'en était presque instinctif. Rien n'était feint. Eleonnora lui fit une confidence qui le fit sourire même si ce dernier fut vite remplacé par un regard suspicieux.


« L'un des ? Ca veut dire qu'il y en a d'autres ? Hmm, j'vais devoir me charger d'eux alors, ils en savent trop... » lança t-il d'un air sérieux, tel un parrain avant de finalement se mettre à rire « J'plaisante. Mais ton secret s'ra bien gardé avec moi. Et puis d'un certain côté, c'est d'autant plus excitant quand c'est interdit, non ? » fit t-il avec un sourire amusé « N'empêche que je me sens d'autant plus privilégié de te connaitre. C'est dommage dans un sens, que j'sois le seul à te connaitre aussi bien car tu mérites d'être connue. T'es une fille géniale. » ajouta t-il avec sincérité

L'apprenti bookman était flatté d'être "spécial" aux yeux de la russe. Il pouvait bien nier ce qu'il voulait, il l'appréciait et cela se voyait, que ce soit par les sourires qu'il lui offrait ou bien simplement par la tendresse qu'il lui procurait. Néanmoins, il préféra plaisanter sur le sujet pour ne pas qu'Eleonnora ait l'impression qu'il veille l'empêcher de faire sa vie. Déjà qu'elle était obligée de faire semblant la grande majorité du temps... il ne fallait pas en plus qu'elle se sente jugée. C'était loin d'être le cas. Cependant, il était possible qu'il puisse développer une certaine jalousie. Mais jalousie de qui ? Il ignorait si elle fréquentait quelqu'un d'autre. Et puis, elle pouvait bien faire ce qu'elle voulait, il n'était rien pour elle. Même si au fond, il était attaché à elle plus qu'il ne le devrait. Le simple fait d'avoir ce genre de relation lui était interdit... alors aller plus loin était invraisemblable.

Leur courte discussion s'arrêta là puisqu'Eleonnora reprit leur activité de plus belle, pour le plus grand bonheur du rouquin qui croyait mourir de plaisir. Pas de doute, elle savait quoi faire pour le rendre dingue. C'était bien différent de leur première activité mais tout aussi agréable. Une fois le calme revenu, Eleonnora proposa une douche qui était plus que bienvenue. L'apprenti bookman accepta la proposition et ils se rhabillèrent à leur rythme avant de faire une halte à la chambre de Lavi. Il ne prit pas la peine de la faire entrer parce qu'il n'avait besoin que de quelques secondes pour récupérer ses affaires. Et aussi parce qu'il était dangereux de rentrer dans sa chambre sous peine de mourir sous un éboulement de papiers. D'ailleurs, l'une des pilles était en vrac... sans doute l'oeuvre de Stephen. On ne voyait cependant pas grande différence avec le reste. Eleonnora dû remarquer le désordre ambiant car elle fit une réflexion sur le sujet, ce qui fit rire le rouquin.


« Pas vraiment, comme t'as dû le remarquer. Faut dire qu'à force d'amasser documents, livres et autres dossiers... on sait plus où les mettre. Alors on empile mais ça tient rarement debout très longtemps. Alors on fait avec ! »

Peu après, ils atteignirent les douches et purent quitter leurs vêtements pour aller se délasser sous l'eau chaude. Lavi ne resta pas les bras ballants et vint se coller contre le corps de sa partenaire pour lui procurer baisers et caresses. Cependant, cette démonstration d'affection se transforma bien vite en quelque chose de beaucoup plus physique. Malgré leur épuisement, c'était comme si c'était normal pour eux de continuer leurs ébats même à cet endroit. De nouveau comblés, ils purent enfin profiter de la douche, se savonnant l'un l'autre avant de se rincer et de sortir de la douche vêtus d'une simple serviette. Lavi avait proposé de continuer leur "périple" dans les sources chaudes et Eleonnora avait accepté. Comme la dernière fois, ils pénétrèrent dans la partie réservée aux femmes. Par chance, il n'y avait personne pour les déranger. Lavi s'installa donc dans l'eau sans penser qu'il était un intrus mais fut rapidement interrompu par la russe qui lui sauta dessus. Effectivement, il se souvenait bien de la première fois où ils étaient venus ici...

Un nouveau souvenir de l'endroit plus tard, c'est plus épuisés que jamais qu'ils se reposaient dans les bras l'un de l'autre. Lavi avait fermé les yeux et avait posé la tête contre celle de l'exorciste, caressant doucement la peau de son bras. Il se sentait parfaitement bien et n'avait aucune envie de bouger de là. Il n'était pas mécontent de pouvoir reprendre son souffle et apaiser les battements de son coeur qui se voulaient encore rapides. D'ailleurs la jeune femme posa une main contre son torse pour le sentir, ce qui le fit sourire alors qu'il ouvrait les yeux pour la regarder. Elle se disait comblée, ce qui ravissait Lavi. Mais il devait avouer que c'était également son cas. Jamais il n'avait connu ça auparavant. Le rire d'Eleonnora avait quelque chose de communicatif. On sentait bien qu'il n'était pas feint. Elle était loin de cette femme sérieuse et austère qu'elle affichait en temps normal à la Congrégation.


« Hé bien on est deux. Je ne regrette pas qu'on ait passé un certain cap tous les deux. On aurait pu être simplement que des collègues et rien d'autre. Ca aurait été franchement dommage parce que j'ai l'impression que tu m'fais redécouvrir une autre façon de vivre. Plus... intense, comme tu dis. »
répondit-il en souriant avant de l'embrasser sur l'épaule

Mais leur discussion tourna court lorsque la porte des sources s'ouvrit. La porte ! Ils avaient oublié de la bloquer cette fois ! Lavi n'avait pas tellement d'options pour fuir ou se cacher et il cherchait déjà un moyen de s'expliquer. Eleonnora fut plus rapide que lui, posant sa main sur le sommet de son crâne avant d'appuyer fortement dessus, le forçant à rejoindre entièrement l'eau, tête comprise. Surprit, le rouquin n'avait pas eu le temps de prendre son souffle avant de plonger et sentait qu'il ne pourrait pas tenir longtemps. Mais que faisait-elle ? Tenter de le dissimuler de la sorte n'était sans doute pas la solution... Mais peut-être allait-elle essayer de dissuader les nouvelles arrivantes de rentrer. Quoiqu'il en était, il fallait qu'elle fasse vite car Lavi commençait déjà à manquer d'air. La seule chose positive était qu'il avait une belle vue sur les jambes d'Eleonnora...

Quoiqu'il en était, il ne fallait pas qu'on le voit si proche d'elle. Il ne fallait pas que leur relation soit découverte. Il ne fallait pas que cela vienne jusqu'aux oreilles de Bookman ou du père de la russe. Lavi s'éloigna donc comme il ne pouvait de la jeune femme sans se faire remarquer mais ne pu au final faire que quelques mètres avant de remonter à la surface pour reprendre son souffle. Encore un peu et il se noyait ! Cependant, sa réapparition fut tout sauf discrète et fatalement, il se fit remarquer par les femmes qui venaient d'arriver. Un homme du côté des femmes... La réaction fut immédiate.


« Oh mon dieu ! Un pervers !! »
« C'est pas c'que vous cro... » commença t-il avant de se prendre une petite bassine en pleine tête « Mais aïeuh !! »
« Va t'en ! Satyre ! Obsédé ! »

Sans demander son reste, le rouquin ramassa sa serviette qui trainait un peu plus loin, l'accrocha autour de sa taille et parti en courant des sources. Ses vêtements étaient restés avec ceux d'Eleonnora... mais retourner les chercher aurait été une preuve qu'ils étaient venus ensemble. C'était donc hors de question. Il devait donc retourner à sa chambre en serviette sans se faire trop remarquer. Soupirant d'avoir été interrompu dans un moment tendre en compagnie de sa partenaire, Lavi remonta à l'étage discrètement. Malheureusement, il dû rester caché dans les escaliers avant de pouvoir rejoindre l'étage des chambres. En effet, deux scientifiques parcouraient le couloir et il préférait éviter qu'on ne le voit. Si au départ il se moquait de ce qu'ils pouvaient bien se dire, il tendit l'oreille un peu plus attentivement en entendant qu'il s'agissait de l'Arche. Apparemment, elle était fonctionnelle et ils avaient déjà même pu faire quelques essais dans différents pays grâce à Allen. Ils énumérèrent même la majorité dont l'un qui intéressait particulièrement Lavi.

Une fois le duo éloigné, le rouquin reprit sa route et entra à sa chambre pour enfin pouvoir se revêtir. Il enfila un pantalon blanc ainsi qu'un tshirt noir et remit une nouvelle paire de bottes aussi noires que le haut. Se séchant les cheveux, il repassa un bandana autour de son front pour éviter d'avoir les cheveux dans les yeux puis il profita qu'il était à sa chambre pour remettre bagues et autres ornements qu'il possédait. Avec le temps qu'il avait pris, Eleonnora était sans doute retournée à sa chambre désormais. Sortant de sa chambre, Lavi se faufila dans le couloir et vérifia que personne ne le voyait avant d'entrer sans frapper dans la chambre de la jeune femme. Elle était bien là. Lentement, il s'approcha d'elle, le regard sévère.


« T'as voulu me noyer... » constata t-il suite à son geste de tout à l'heure « Mais j'connais un moyen plus agréable de r'tenir sa respiration tu sais. » ajouta t-il avant de sourire puis de l'embrasser non sans une certaine fougue

Le baiser terminé, il remarqua qu'elle avait ramené ses vêtements et sourit à cette attention. Il n'aurait plus qu'à les déposer à sa chambre mais cela attendrait. Il avait une autre idée en tête pour le moment.


« Je voulais te ramener de la vodka mais j'me suis dit : pourquoi ne pas aller en chercher de la vraie sur place ? » fit-il d'un air malicieux avant de s'expliquer « J'ai entendu les scientifiques en parler, elle est fonctionnelle et on peut se rendre en Russie. Ca te dit un petit voyage juste toi et moi sans prévenir personne ? C'est l'heure de la pause des scientifiques alors on peut en profiter... »

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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Mar 15 Jan - 3:08

Eleonnora n’était jamais réellement elle-même, avec les autres. Il y avait toujours une aura de mystère qui planait autour d’elle. Il n’était pas possible de tout connaitre sur elle, puisqu’elle dissimulait la majorité du temps des informations sur sa vie. Elle faisait en sorte de paraitre comme elle le désirait aux yeux des personnes qu’elle rencontrait. Autant en Angleterre elle passait pour une débauchée et cela ne l’embêtait guère, autant à la Congrégation elle tentait de rester la plus professionnelle possible. Cependant, quelques personnes comme Lavi connaissaient les multiples facettes d’elle. Il savait comment elle fonctionnait et comment réagir avec elle. Par contre, contrairement à ce qu’il pouvait penser, il n’était pas le seul à savoir quel genre de femme elle était, en réalité.

-« L'un des ? Ca veut dire qu'il y en a d'autres ? Hmm, j'vais devoir me charger d'eux alors, ils en savent trop... J'plaisante. Mais ton secret s'ra bien gardé avec moi. Et puis d'un certain côté, c'est d'autant plus excitant quand c'est interdit, non ? »

-« Il y a une autre personne. Mon coéquipier. Il nous est souvent arrivé de boire à n’en plus finir après nos missions. On ne sait pas quel genre de bêtises on a pu faire, mais on s’est déjà réveillés, une fois, avec une sacré gueule de bois. J’étais couchée sur le comptoir de la cuisine et lui, il avait jeté toutes mes conserves sur le sol pour se coucher dans mon placard. » Elle laissa échapper un petit rire en se remémorant ce genre de souvenir. « Il n’y a rien de mieux que de braver l’interdit. Ça me rend plus… vivante. »

La jeune femme sourit à son amant. Ce dernier ne s’était pas gêné pour la complimenté, également. Elle adorait ces petits moments où il faisait son éloge et lui rappelait ses qualités. Elle adorait également ces instants, comme celui-là, où elle pouvait lui faire l’amour tendrement, langoureusement, sans se soucier de quoi que ce soit d’autre. Elle était bien avec son partenaire et adorait sentir son corps nu contre le sien. Elle aimait autant les caresses qu’il lui procurait que celle qu’elle lui donnait. Ils se complétaient à merveille. Ils se comprenaient. Pas besoin de parler pour connaitre les désirs de l’autre. Ils agissaient tout naturellement, comme s’ils se fréquentaient depuis des années.

Après l’amour, rien de mieux qu’une bonne douche chaude afin de nettoyer les corps couverts de sueur. La jeune femme proposa à Lavi de se rendre à l’étage supérieur et d’y partager une douche. Le jeune homme accepta et enfila quelques vêtements, tout comme elle. Puis, ils quittèrent la chambre d’Eleonnora. Sur le chemin ils firent un arrêt à celle de Lavi, qui se dépêcha de récupérer quelques vêtements. La première chose qu’elle constata, du peu qu’elle avait pu voir de la pièce, était que c’était le désordre le plus total. Comment faisait-il pour dormir dans cet endroit ? Lorsque le rouquin fut de retour et qu’ils reprirent leur marche, elle ne se gêna pas pour faire un commentaire à ce sujet. Il lui répondit que cela était le résultat de nombreux livres et documents qu’il avait amassé au fil du temps. Puisqu’il manquait de place dans la chambre, les piles qu’il formait ne tenait jamais très longtemps debout. Une chose était certaine, à présent, plus jamais la jeune femme n’aura envie de mettre les pieds dans cette pièce.

Une douche des plus chaudes plus tard, les deux exorcistes décidèrent de se rendre aux sources afin de passer encore un peu de temps ensemble, nus, se remémorant certains souvenirs coquins. Après ce moment passé l’un contre l’autre à échanger des caresses et des baisers, ils avaient réussis à apaiser leurs pulsions. Quatre fois dans la même journée, cela commençait à faire beaucoup. La jeune femme n’en pouvait plus et se laissa tomber dans les bras de Lavi. Sa tête contre la sienne, elle profitait au maximum de cet instant de repos. La main posée sur le torse de son amant, elle écoutait et ressentait les battements de son cœur. Cela la fit sourire. Elle était bien avec lui. Visiblement, c’était également son cas. Il lui confia qu’il était heureux que leur relation soit allée plus loin et ne se soit pas simplement arrêtée à celle de deux collègues de travail. Elle non plus, ne le regrettait pas.

Elle voulut lui répondre, mais des bruits de porte attirèrent son attention. Elle se redressa et constata que des femmes venaient d’entrer dans les vestiaires. Ils n’avaient pas bloqué la porte, comme la dernière fois. Il fallait donc dissimuler rapidement Lavi avant que quelqu’un ne le remarque. Le réflexe d’Eleonnora fut d’appuyer sur la tête du jeune homme afin de cacher sous l’eau. C’était stupide, mais peut-être que cela lui fera gagner du temps et lui permettra de trouver une meilleure solution. Rapidement, la jeune femme s’approcha du bord de l’eau, se levant afin d’attraper une serviette à enrouler autour de sa taille.

Lavi ne put rester bien longtemps sous l’eau et lorsqu’il émergea, les femmes crurent à un pervers. La jeune femme, elle, ne dit rien, ne faisant que jouer les femmes surprises et outrées. Puis, pendant que les nouvelles venues s’installaient dans l’eau, Eleonnora s’éclipsa subtilement afin de se rhabiller. Elle prit les vêtements de Lavi qu’elle apporta avec elle. Une fois de retour dans sa chambre, elle plia rapidement le linge de son amant et le posa sur le lit. Puis, elle s’occupa de ses cheveux, les séchant soigneusement.

Le rouquin entra, à cet instant, dans la pièce. Il affirmait qu’elle avait tenté de le noyer dans les sources. Elle vint pour protester, faisant volte-face afin de se retrouver devant lui. Elle voulut protester, mais il reprit la parole avant en expliquant qu’il avait une meilleure façon de couper le souffle à quelqu’un. Sans prévenir, il l’embrassa fougueusement. La jeune femme laissa tomber la serviette qu’elle avait en main afin de répondre à ce baiser.


-« Je voulais te ramener de la vodka mais j'me suis dit : pourquoi ne pas aller en chercher de la vraie sur place ? J'ai entendu les scientifiques en parler, elle est fonctionnelle et on peut se rendre en Russie. Ça te dit un petit voyage juste toi et moi sans prévenir personne ? C'est l'heure de la pause des scientifiques alors on peut en profiter... »

-« Tu parles bien de l’arche ? On peut vraiment se rendre en Russie ? Ce serait trop génial ! »

Sur ces paroles, elle sauta au cou de Lavi afin de l’embrasser fougueusement. Puis, aussi vite qu’elle lui avait sauté dessus, elle s’éloigna et se changea, sans gêne, afin de mettre des vêtements plus appropriés. Elle enfila un pantalon, puis un chandail à manches longues qui dévoilaient, cependant, ses épaules. Attrapant un manteau qu’elle avait rangé dans le placard, elle le mit rapidement avant de se chausser d’une paire de bottes. Elle n’avait jamais été prête aussi rapidement.

Replaçant ses cheveux, elle allait déclarer qu’elle était fin prête, mais quelque chose attira son attention dans le miroir : l’absence de maquillage sur son visage. Alors, rapidement, la jeune femme sortie sa trousse et se maquilla les yeux, puis mis une bonne couche de fond de teint sur sa peau. Elle tentait de ne pas trop faire attendre Lavi. Après s’être assuré que son visage était parfait et que son Innocence était accrochée autour de sa taille, la jeune femme glissa une paire de cache-oreilles sur sa tête. Cette fois-ci, elle était vraiment prête.


-« Allons-y. »

Ils quittèrent la chambre d’Eleonnora afin de s’arrêter à celle de Lavi. Le jeune homme se dépêcha de trouver de chauds vêtements à enfiler avant de sortir de ce véritable bordel. Ils ne devaient pas trop trainer s’ils voulaient être certains de pouvoir utiliser l’arche avant le retour des scientifiques. La jeune femme laissa son compagnon la guider jusqu’à l’endroit où se trouvait leur moyen de transport. Elle ne connaissait pas parfaitement bien la Congrégation et il lui arrivait parfois de s’égarer dans certains recoins.

-« Tu sais comment fonctionne tout ça, mon chou ? » Demanda la jeune femme, une fois dans la salle, terriblement impatiente de retrouver son pays natal. Dans quelques secondes, ils seront déjà à des kilomètres d’ici.
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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Dim 20 Jan - 21:06

Lavi était curieux de savoir qui étaient les personnes dont Eleonnora parlait et qui étaient au courant de sa double facette. Il savait qu'il ne pouvait s'agir d'un membre de la Congrégation puisqu'elle protégeait cette double vie comme la prunelle de ses yeux et pourtant, il faisait erreur. Son coéquipier. Comment n'y avait-il pas pensé plus tôt ? Elle lui en avait déjà parlé à plusieurs reprises et il savait donc qu'il était au courant de tout ça. Seulement, on ne pouvait pas dire qu'ils avaient la même relation que celle qui unissait l'apprenti bookman et la jeune femme. En tout cas, Eleonnora avait certifié qu'il ne s'était jamais rien passé entre eux, que c'était juste professionnel, ce qui avait plus ou moins étonné le rouquin. Après tout, n'était-ce pas censé rester professionnel aussi entre eux à l'origine ? Et pourtant, ils partageaient à présent bien plus que ça. Et ce n'était pas juste qu'une relation physique malgré ce qu'ils voulaient croire.

Lavi savait que le coéquipier d'Eleonnora la connaissait très bien. En fait, il devait même la connaitre mieux que lui au final. Mais quoi d'étonnant à ça ? Il la connaissait depuis longtemps et travaillait avec elle depuis un moment. Fatalement, cela rapprochait, qu'on le veuille ou non. Le rouquin ne pu s'empêcher de ressentir une pointe de jalousie, ce qui le troubla. Pourquoi s'en préoccupait-il ? Elle pouvait bien faire ce qu'elle voulait après tout, non ? Il ne connaissait pas de femme plus libre qu'elle. Mais il devait admettre qu'il enviait celui qui servait de coéquipier à la russe. Il fallait qu'il se contente de ce qu'il avait, ce qui était déjà pas mal en soi.


« Tant qu'il préfère le placard, il peut bien faire c'qu'il veut. Dommage de plus se rappeler ce qu'on fait en buvant trop, si c'est en passant un moment tel que celui qu'on vient d'passer. Ca m'ennuierait de ne plus m'en souvenir. » affirma t-il avec un sourire amusé « Tu respires la joie de vivre, Nora. Et c'est pas un luxe par les temps qui courent. »

Il jouait sur l'humour mais quelque part, il était sérieux. Qui renierait une femme qui le complétait si bien ? Avec elle, pas de prises de tête même s'il leur était arrivé de s'engueuler. Cela ne durait jamais bien longtemps, comme s'ils étaient incapables de s'en vouloir plus de quelques heures. Ils s'entendaient bien, se comprenaient et cela se reflétait dans leur façon d'être l'un envers l'autre. Lavi aurait pu rester juste là, contre elle, simplement à lui parler, mais la jeune femme en avait décidé autrement et ce n'était pas pour lui déplaire. Elle savait quoi faire pour le satisfaire et il comptait bien lui rendre la pareille.

Seulement, pour le moment, une bonne douche s'imposait. Cela ne pouvait que leur faire du bien et plutôt que de se séparer pour se délasser, ils restèrent ensemble et en profitèrent pour ajouter un peu de piment à cet instant de nettoyage. A croire que leurs corps ne voulaient plus non plus se séparer, comme s'ils avaient été séparés longtemps. Pourtant, cela ne faisait que quelques jours à peine... Il fallait dire que le petit numéro d'Eleonnora et la privation sur le moment n'avait fait que renforcer leur désir l'un de l'autre. A présent celui-ci était comblé... ou presque.

Plutôt que de simplement prendre une douche, ils optèrent pour terminer par les sources chaudes afin de se détendre complétement. Encore une fois, Lavi s'incrusta du côté des femmes afin de rester avec la russe. Il n'y avait personne alors qui cela pouvait-il bien déranger ? Puisqu'ils étaient seuls, la jeune femme en profita pour renouveler l'expérience qu'ils avaient déjà faite la fois précédente et il fallait reconnaitre que c'était tout aussi agréable. Seulement, ils commençaient à s'épuiser à force. Ils restèrent donc l'un contre l'autre à profiter de l'eau chaude et de cet instant de tendresse. En observant leurs faits et gestes jusqu'à présent, on aurait pu penser que pour eux ce n'était qu'un jeu, qu'ils passaient juste un bon moment pour satisfaire leurs besoins et rien d'autre. Mais à y regarder de plus près, ils faisaient preuve d'une certaine tendresse qui n'avait pas forcément lieu d'être pour une telle relation. Ce n'était pas juste bestial, c'était un échange, un partage, un moment juste à eux, loin des regards. Lavi n'avait aucune envie que cela s'arrête un jour, mais il savait bien que ça ne pourrait durer ou même évoluer.

Ils ne purent parler très longtemps car des importuns arrivèrent soudainement. En réalité, c'était le rouquin l'importun car il n'avait rien à faire là. Par réflexe, Eleonnora avait tenté de le dissimuler... sous l'eau. Surpris, Lavi n'avait pas pris suffisamment sa respiration et refit surface peu après, se dévoilant aux yeux des femmes qui venaient d'entrer dans les sources. Après s'être fait traiter de tous les noms, Lavi opta pour un repli stratégique vers sa chambre. Se balader simplement vêtu d'une serviette dans les couloirs n'était pas son activité favorite. Par chance, il n'avait croisé personne qui aurait pu s'interroger sur sa tenue. Une fois à sa chambre, il se changea rapidement et retourna à la chambre d'Eleonnora, espérant qu'elle y sera retournée également, avec ses affaires.

C'était exactement ce qu'elle avait fait, par chance. Ou plutôt parce qu'ils n'avaient pas besoin de mots pour se comprendre et agir en conséquence. Il fit semblant de lui en vouloir et en guise de punition, il l'embrassa fougueusement. La russe ne se priva pas pour répondre au baiser et ce n'est qu'après ce petit moment que Lavi évoqua l'Arche et une future destination possible. Ils avaient déjà eu l'occasion de parler de la Russie et dans ces moments là, le rouquin avait remarqué qu'Eleonnora l'évoquait non sans une certaine nostalgie. C'était l'occasion d'y retourner et d'y passer un moment ensemble sans personne pour les déranger. Partir quelques jours ne gênerait probablement personne... et au pire des cas, Lavi devait avouer qu'il s'en moquait tant que la jeune femme était avec lui. Elle avait en tout cas l'air ravie vu le baiser qu'elle lui donna.


« Yep. Puisqu'on l'a à disposition, autant en profiter. A notre retour, on aura qu'à dire que c'était pour faire un test. Allons-y tant qu'elle n'est pas encore surveillée par une armée de scientifiques belliqueux ! »

Eleonnora commença à se préparer, troquant ses vêtements actuels contre d'autres, plus adaptés à la température de la Russie. Lavi cru qu'elle avait terminé lorsqu'elle enfila ses bottes mais il était loin du compte... Elle passa ensuite au maquillage. Le rouquin la regarda faire en silence, appuyé contre le mur non loin d'elle, bras croisés. Il ne comprenait pas cette nécessité qu'elle avait à devoir s'embellir davantage. Elle était belle naturellement, elle n'avait pas besoin d'artifice. Il devait néanmoins reconnaitre que cela la mettait davantage en valeur. Oh et puis, si cela lui faisait plaisir, pourquoi l'en priver ? Il patienta donc mais n'eut pas à attendre très longtemps. Peu après, ils purent quitter la chambre pour se rendre à celle du rouquin. Il n'invita pas Eleonnora à l'intérieur, doutant que de toute façon elle souhaite y mettre les pieds après son commentaire, un peu plus tôt. Lavi se hâta de se changer, rassuré que Bookman ne soit pas là. Qu'aurait-il dit s'il l'avait vu se préparer ainsi ? Il préféra ne pas y penser et troqua ses habits contre ceux qu'il avait l'habitude d'utiliser avant son arrivée à la Congrégation. Son pantalon blanc resta inchangé mais il enfila un haut à longues manches avant d'ajouter une sorte de poncho, entourant son cou et descendant à peu près jusqu'à sa taille, voire un peu plus bas. Il aimait ce vêtement ample, chaud et pratique d'utilisation. Il enfila de longs gants qui montaient jusqu'à ses coudes et laissaient le bout de ses doigts découverts puis il attrapa son écharpe qu'il posa autour de son cou. Il conserva son Innocence accrochée à sa cuisse, au cas où. Ils ne portaient pas d'uniforme de la Congrégation et dissimulaient ainsi leur statut d'exorcistes mais mieux valait être armé. Fin prêt, il rejoignit Eleonnora et tous deux se dirigèrent vers le laboratoire où se situait le portail de l'Arche. La jeune femme avait l'air impatiente de se rendre dans son pays natal et Lavi ne comptait pas la faire attendre davantage. Néanmoins, ce dernier ne savait pas comment les scientifiques avaient modifié l'Arche, ne connaissant que vaguement son fonctionnement initial. Il en avait parlé un peu avec Allen et faisait confiance à sa mémoire pour savoir quelle porte emprunter.

« Fais moi confiance, d'ici peu on pourra boire une vraie vodka ! »
lança t-il avec un grand sourire avant de se diriger vers le portail qui se situait en haut d'une petite plate-forme

Là, il tendit la main à Eleonnora et attendit qu'elle s'en saisisse pour le passer avec elle. A l'intérieur, c'était un tout autre univers. Rien n'avait changé par rapport à la fois où le rouquin et ses compagnons s'étaient retrouvés coincés à l'intérieur. Là, s'étendait une sorte de ville aux nombreux bâtiments blancs. Lavi entraina Eleonnora à sa suite et observa les différentes portes. Les scientifiques avaient eu la bonne idée d'indiquer le nombre des lieux où donnaient les différents portails. Lorsqu'il aperçu Moscou, il stoppa et se dirigea vers cette porte. Il s'arrêta devant et observa sa partenaire.


« Prête ? D'ici quelques secondes on sera chez toi ! »

Il ouvrit la porte et passa le portail en même temps que la jeune femme. De l'autre côté, c'est un paysage enneigé qui leur fit face. Le portail était encore au milieu de nulle part. Pas très pratique mais on ne risquait pas de tomber dessus par erreur. Lavi s'en éloigna rapidement et s'avança vers la neige qui craquait à présent sous ses pas. Un tel paysage les changeait de la Congrégation. Lavi lâcha la main de la jeune femme pour la laisser faire ce qu'elle souhaitait. Sans doute avait-elle besoin de s'imprégner de son pays une nouvelle fois. L'apprenti bookman en profita pour ramasser un peu de neige et former une boule qu'il ne tarda pas à lancer en direction de la jeune femme, visant son dos pour ne pas qu'elle s'offusque de son geste. C'est avec un large sourire amusé qu'il regarda le résultat avant de s'approcher d'elle.

« Tu m'montres où tu vivais ? A moins que tu n'préfères d'abord qu'on s'arrête quelque part boire un coup, comme promis. »

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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Sam 26 Jan - 5:33

Par les temps qui courent, il fallait savoir profiter de chaque petit moment de la vie. Ils étaient jeunes, pour la plupart. Ils étaient entrainés dans une guerre où on n’y voyait aucun dénouement, pour l’instant. Certains étaient forts, d’autres avaient besoin d’entrainement. Les exorcistes vivaient dans le risque. Chaque mission pouvait se révéler être la dernière. Impossible de savoir ce qui allait se produire sur le terrain. Ils devaient simplement espérer pouvoir s’en sortir vivant, au final. C’est pour cette raison qu’Eleonnora profitait de sa vie. Elle ne voulait pas se prendre la tête avec ce qui allait se passer demain. Elle vivait au jour le jour, qu’importe ce que le futur pouvait bien lui réserver. Elle profitait de sa vie pendant qu’elle était encore jeune et jolie. Elle avait la force, l’énergie de faire la fête jusqu’à lever du soleil, ne dormir que quelques heures et se lancer dans une nouvelle journée pleine de rebondissement. Elle aimait cette vie de débauche qu’elle menait hors de la Congrégation. Elle se sentait plus vivante. Elle se sentait heureuse. Elle se sentait elle-même.

Il y avait une chose. Une seule chose qui pouvait la faire sentir comme chez elle dans cet endroit sombre qu’était la Congrégation : Lavi. Avec lui, elle n’avait pas besoin de se cacher. Il connaissait son cœur par cœur et découvrait peu à peu celle qu’elle était réellement. Il avait vu les deux facettes de sa personnalité. Cependant, l’une d’elle n’était qu’une mascarade. Elle l’utilisait afin de tromper les autres, de faire croire qu’elle était la femme sérieuse et professionnelle qui prenait son travail à cœur alors qu’en fait elle souffrait de cette guerre. Elle avait désiré devenir policière, par le passé, mais avait réalisé que ce n’était pas ce qu’elle voulait faire de sa vie, en fait. Lorsqu’elle regardait le travail qu’elle faisait ici, les missions qu’elle avait accomplies, elle réalisait que ce n’était pas elle. Pourtant, elle n’avait pas d’autre avenir tant que cette guerre ne prendra pas fin. Est-ce qu’elle verra la fin ? Allait-elle mourir au combat lors d’un affrontement contre les Akumas ? Allait-elle mourir de vieillesse, laissant ce sombre monde à une nouvelle génération d’exorcistes ? Si nouvelle génération il y avait… L’avenir était si incertain.

Pour profiter de Lavi, de ces doux moments charnels avec lui, elle devait braver l’interdit. Elle ne pouvait se permettre de coucher avec un autre exorciste. Son père lui avait enseigné des règles bien strictes qu’elle se devait de respecter en tout temps. Elle ne devait surtout pas entacher son honneur, sa grande réputation de maréchal. De son côté, Lavi ne pouvait se permettre d’avoir de tels liens avec une femme. Si son maitre l’apprenait, il quitterait aussitôt la Congrégation. Ils étaient donc d’accord pour ne rien dire au sujet de leur relation et faire en sorte que personne ne soit au courant. Malheureusement, il y avait eu cet incident avec Stephen, un peu plus tôt. Il avait découvert qu’ils n’étaient pas que de simples collègues de travail. Elle espérait que leurs avertissements l’avaient convaincu de ne rien dire, sans quoi ils étaient cuits. Dans le pire des cas, Eleonnora niera toute son histoire. Si Lavi s’y mettait également, tout ira pour le mieux.

Après s’être amusés dans le lit de la jeune femme, le couple d’amants décida de changer de terrain de jeu. Ils passèrent à la douche, puis aux sources. On pouvait dire que leurs envies étaient pleinement satisfaites, à présent. C’était à la fois doux et intense. Elle n’avait jamais rien ressentit de tel avec un homme. Elle était comblée, autant sur le plan physique que mental. Lavi prenait soin d’elle, la complimentait, l’embrassait, la câlinait. Elle ne pouvait rêver de mieux. Il était ce dont elle rêvait. Pourtant, elle ne pouvait se permettre de s’attacher. Les choses avaient été claires, au début. Elle pensait qu’elle aurait pu être capable d’entretenir une relation physique, dénuée de sentiments, mais elle se trompait. Lorsqu’elle passait une nuit avec un homme, elle ne le revoyait plus jamais. Elle se rappelait rarement de son nom. Elle ne pouvait pas s’attacher, ainsi. Malheureusement, dans cette relation, ce n’était pas le cas. Devait-elle mettre de côté ses sentiments ou était-il trop tard ? Peu importe ce qu’elle ressentait, Lavi ne sera jamais au courant. Il devait être d’accord avec elle, leur relation était purement physique. Ils devaient éviter d’y mêler leurs sentiments respectifs.

Au retour des sources, Eleonnora se préparait à retrouver Lavi. Elle avait récupérer les vêtements qu’il avait laissé à l’étage, au moment de sa fuite, et les avait soigneusement pliés et posés sur son lit. Il ne fallut pas beaucoup de temps avant que son amant ne fasse son apparition, entrant furtivement dans sa chambre. Il en avait profité pour se changer. Bien qu’il soit magnifique en tenue de bain, il ne pouvait porter une simple serviette au sein de la Congrégation. Cela serait très étrange et invoquerait les soupçons des autres. Peu importe sa tenue, elle le trouvait toujours aussi séduisant.

Lavi avait un don pour avoir d’excellentes idées. Il n’aurait pu lui faire plus plaisir qu’en ce moment, lui proposant de se servir de l’Arche afin de se rendre en Russie. Il était sérieux ? Il semblerait bien que si. Cela ravi Eleonnora dont le visage s’illumina. Elle n’en croyait pas ses oreilles. En quelques minutes, elle pouvait se rendre dans son pays natal. Pas besoin de train, ni de bateau. Ils traverseront un portail qui les mènera là où elle le désirait. Terriblement heureuse, la jeune femme se prépara à ce doux voyage qui s’annonçait. Elle se coiffait, se maquillait, s’habillait chaudement. Elle tenait à être parfaite, comme toujours.

Une fois prête, les amants quittèrent la chambre d’Eleonnora et s’arrêtèrent à celle de Lavi afin qu’il puisse mettre une tenue bien plus chaude. Une fois cela terminé, ils filèrent jusqu’à l’Arche. Ils devaient en profiter avant que les scientifiques ne soit de retour. Faisant confiance au rouquin, la jeune femme la laissa s’occuper du fonctionnement de l’engin. Elle n’avait aucune idée de comment le portail leur permettra de se rendre en Russie, mais s’en fichait. L’important était le résultat.

Attendant devant le portail, elle surveillait d’un œil avertis la porte principale de la pièce, au cas où les scientifiques seraient de retour de leur pause. Heureusement, ce ne fut pas le cas lorsque Lavi vint la rejoindre, lui tendant la main. Elle n’hésita pas à s’en saisir avant de pénétrer dans le portail, ne sachant ce qui l’attendait. À l’intérieur du portail, il y avait de nombreux bâtiments blancs. Où étaient-ils ? La Russie n’était pas aussi moche que cela, dans ses souvenirs. Effectivement, car il ne s’agissait pas de la Russie. C’était un monde parallèle où diverses portes les menaient à de nombreuses destinations bien distinctes les unes des autres. Lavi l’entraina devant l’une des portes sur laquelle il était écrit « Moscou ». Dans quelques minutes, elle retrouvera sa ville natale. Elle était toute énervée, elle n’en revenait pas. Elle se sentait soudainement nostalgique, ayant bien hâte de retourner en territoire connu.
Son amant lui demanda si elle était prête à franchir la porte. Le sourire aux lèvres, elle hocha la tête. Oui, elle était prête.


-« Oui. J’ai tellement hâte d’y être… Je n’arrive pas y croire. »

Il ouvrit la porte, puis avança avec elle. Elle serra davantage sa main. Elle ne savait pas ce qui allait se produire, où ils allaient atterrir. Elle s’attendait à tout. Elle ne voulait surtout pas perdre son amant au cours du voyage. Et si quelque chose tournait mal ? Elle ne désirait pas y penser. Elle préférait voir les choses positivement. Heureusement, tout se déroula à merveille. Elle se retrouva au milieu de nulle part, entourée de neige. Il n’y avait que cela à perte de vue. C’était magnifique. Émerveillée, elle lâcha la main de Lavi afin de profiter des petits flocons tombant du ciel. Elle prit une grande bouffée d’air de ce pays qui était le sien. Elle était heureuse. Tout simplement heureuse.

La jeune femme avait tourné le dos à son amant. Elle ne s’était certainement pas attendue à ce que celui-ci en profite pour l’attaquer par derrière et lui lancer une boule de neige dans le dos. Elle se retourna aussitôt, prête à répliquer au besoin, alors que le rouquin s’avançait vers elle. Elle ne pouvait s’empêcher de sourire. Lavi lui proposa de lui montrer l’endroit où elle avait vécu, auparavant. Sinon, ils pouvaient toujours passer un peu de bon temps dans un petit bar sympathique. Plein de possibilités s’offrait à eux.


-« Je vais te montrer le manoir où j’ai grandis. Il est magnifique. »

Ravie, la jeune femme se mis à marcher vers ce qui semblait être la ville. D’ici, c’était le seul endroit où elle voyait certains bâtiments se dresser, fiers et droits. C’était donc dans cette direction qu’ils devaient se diriger. Laissant son amant faire quelque pas devant elle, Eleonnora le laissa prendre un peu d’avance, le suivant de près.

-« Lavi ? » Fit-elle d’une voix douce.

Au moment où il se retourna, elle se jeta sur lui, le projetant dans la neige. Elle en profita pour l’embrasser tendrement, confortablement installée sur lui. C’était sa vengeance pour la boule de neige. On pouvait dire que c’était très agréable.
Lorsqu’il commença à faire froid, la jeune femme se redressa et épousseta son manteau. Puis, elle repris sa route, l’air de rien. Elle avait terriblement hâte de montrer à Lavi l’endroit où elle avait grandi. Cependant, il y avait un petit problème : sa mère. Comment justifier cette soudaine visite ? Avec de la chance, elle sera absente, probablement partie dans une autre région du pays comme elle aimait bien le faire avec ses amies fortunées. À moins qu’elle n’ait un amant ? Quoi qu’il en soit, elle avisera une fois devant le manoir. Étant donné qu’il était situé en périphérie de la ville, il y avait des chances pour qu’ils soient à proximité sans même le savoir.

Une fois près de la ville, la jeune femme attrapa la main de son amant afin de l’entrer avec elle dans un petit boisé. Elle avait reconnu l’endroit. S’ils prenaient ce chemin, ils allaient arriver bien plus rapidement au manoir. Cette petite forêt menait directement derrière la maison des Davidoff. Elle était certaine de cela. Elle ne pouvait pas se tromper. Effectivement, elle ne se trompait pas. Après une dizaine de minutes de marches, ils sortirent de la forêt et aperçurent un grand manoir luxueux. Puisque la porte arrière était probablement verrouillée, comme toujours, Eleonnora contourna sa maison, s’arrêtant devant.


-« Voilà, c’est ici que j’ai passé mon enfance. »
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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Sam 26 Jan - 14:16

Des femmes, Lavi en avait vu défiler quelques unes. Qu'y pouvait-il si elles étaient si belles, si désirables ? Il ne pouvait résister dès que l'une d'elle croisait sa route, surtout si elle correspondait à ses critères de préférence. C'était plus fort que lui mais quelque part, c'était là encore un rôle qu'il jouait. Il était vrai qu'il aimait les femmes, il ne le cachait pas. Mais en temps normal, il ne réagissait pas aussi violemment et ouvertement dès qu'il en croisant une. Cela ne voulait pas dire qu'il y était indifférent, bien au contraire. Mais depuis qu'il était à la Congrégation, il montrait bien à qui voulait le voir qu'il appréciait la gent féminine. Son maître désespérait de le voir réagir de la sorte, ne manquant pas de le cogner dès qu'il ouvrait la bouche à ce propos. Mais ce n'était pas pour autant qu'il stoppait. Forcément, avec une telle technique de drague, il était rare que cela porte ses fruits. Et pourtant, il n'en était pas à son coup d'essai. Longtemps, il s'était dit qu'il valait mieux éviter d'approcher ses collègues, au cas où. Coucher avec une femme qu'il ne verrait qu'un jour ou deux maximum ne lui posait aucun problème puisqu'elle ne risquait pas de revenir à la charge dans le futur. Mais avec les membres de la Congrégation, c'était une toute autre histoire. Parce que qu'il le veuille ou non, il allait être amener à les côtoyer plus d'une fois et c'était un trop grand risque à prendre. Sauf si l'on s'arrangeait auparavant.

Ainsi, il avait pu faire une entorse à la règle en couchant avec diverses collègues sans qu'il n'y ait de problème par la suite. Chacun y trouvait son compte, c'était le principal. C'était ce qu'il était censé se passer avec Eleonnora également. Cependant, la réalité était toute autre. Déjà parce que leur relation n'avait pas duré qu'une journée, s'étant étendue à de longues semaines. Et aucun d'eux n'avait l'air de se lasser de la situation, bien au contraire, comme le prouvait la simple journée qui était en train de passer. Ils s'étaient promis de ne pas y mêler de sentiments, se contentant d'un échange purement physique. Mais c'était loin d'être le cas, même s'ils restaient aussi aveugles l'un que l'autre à leurs véritables désirs. En fait, ils ne se privaient pas vraiment. Mais plus qu'une relation physique, ils partageaient également une certaine tendresse l'un envers l'autre. En témoignaient les nombreux baisers qu'ils échangeaient ainsi que les gestes doux qu'ils se donnaient. De plus, Lavi appréciait réellement Eleonnora, content d'être dans la confidence de son plus grand secret : sa double vie.

Et comme il était au courant, le rouquin pouvait ainsi profiter de la façon d'être naturelle de la jeune femme qui tranchait avec ce qu'elle laissait habituellement paraitre. Ainsi, ils s'amusaient bien tous les deux, sans tabous, sans restrictions. Seulement, ils devaient faire attention à ne pas se faire remarquer. Eleonnora tenait à son statut de femme désagréable, froide et professionnelle. Et Lavi ne voulait pas être obligé de quitter la Congrégation pour une histoire de coeur. Car si cela ne restait que physique, Bookman n'y verrait sans doute pas d'inconvénients. Il était un homme lui aussi, il comprendrait. Mais si des sentiments y étaient mêlés, là... Difficile de prévoir si Stephen, le seul témoin de leur relation, allait parler et si oui, ce qu'il allait dire. Lavi avait insisté sur le fait qu'ils ne faisaient que s'amuser mais leurs gestes respectifs parlaient pour eux. Difficile de croire que ce n'était que purement sexuel.

Cette menace ne les empêchait pas de bien s'amuser. Ils avaient passé une bonne partie de la journée dans les bras l'un de l'autre à tantôt prendre du bon temps, tantôt se détendre. C'était appréciable. Ils furent néanmoins interrompus par l'arrivée d'intruses -bien que le véritable intrus était le seul homme du lot- dans les sources. Le duo dû se séparer mais se retrouva bien rapidement néanmoins. Lavi avait une idée qui allait sans doute ravir sa partenaire. Comme il s'y attendait, cette dernière était contente de pouvoir retourner chez elle, en Russie. L'Arche était une bénédiction.

Le temps de se préparer, chacun de son côté, enfilant des vêtements chauds, ils purent se rendre à la salle où se situait le portail. Après vérification, le rouquin entraina Eleonnora avec lui à l'intérieur de l'Arche. Il trouva rapidement la porte adéquate et en peu de temps, ils étaient sur place, les pieds dans la neige de Russie. La jeune femme avait lâché sa main pour s'avancer, observant le paysage, respirant l'air frais. Lavi l'observa, étant resté en retrait. Elle semblait tout simplement heureuse d'être là. Cela se voyait à ses traits émerveillés et à son sourire. Cela fit sourire à son tour l'apprenti bookman, content du résultat de son idée. Le simple fait de voir Eleonnora ainsi le rendait heureux également.

Puisqu'elle était si occupée à admirer le paysage, Lavi s'employa à faire une boule de neige qu'il lança sur sa partenaire. Après tout, il restait un gamin. Eleonnora ne s'en offusqua pas et ne répliqua pas, se contentant de lui sourire. Au moins, elle ne lui en voulait pas, c'était déjà ça. Elle lui indiqua même qu'elle allait lui montrer ce qu'il désirait, se mettant aussitôt en route. Il était curieux de voir cet endroit qu'elle avait vaguement décrit lors de leurs discussions. Il se mit en route également, allant tout droit puisque c'était la route qu'elle avait prise. Plongé dans ses pensées, il ne remarqua même pas qu'il venait de la dépasser. A vrai dire, il se remémorait les souvenirs qu'il avait de ce pays. Entendant son nom, il stoppa et se retourna, surprit de ne plus la voir dans son champ de vision.


« Oui ? »

A peine lui faisait-il face qu'une furie blonde se jeta sur lui, le faisant tomber à la renverse. Le coussin blanc amortit leur chute, dessinant par la même occasion leurs corps empilés. Aussitôt, Eleonnora l'embrassa. Un baiser tendre auquel il répondit aussitôt, posant une main sur sa joue. Elle pouvait bien le rouler dans la neige si elle le souhaitait si c'était pour ensuite recevoir un tel traitement. Néanmoins, ils ne s'éternisèrent pas dans le froid et se relevèrent peu après. Lavi frotta un peu ses vêtements couverts de neige puis suivit la jeune femme qui avait déjà repris sa route comme s'il ne s'était rien passé. Le fond de l'air était vraiment très froid et, ne voulant pas qu'elle tombe malade même s'il elle devait avoir l'habitude de telles températures, il s'approcha d'elle et entoura son cou à l'aide de sa longue écharpe orange. Elle était suffisamment longue pour eux deux, entourant leurs cous respectifs. Et puis, cela forçait une certaine proximité qui n'était pas désagréable, en tout cas de l'avis du rouquin.

La ville était proche et Eleonnora semblait savoir parfaitement où elle allait. Main dans la main, ils venaient de pénétrer dans un petit bois, ayant changés subitement de route. Soit elle essayait de le perdre en forêt, soit elle prenait un raccourci. Restant silencieux, l'archiviste prenait le temps de regarder autour de lui pour se souvenir du chemin, au cas où. Ils ne tardèrent pas à arriver dans une zone dégagée où se trouvait une grande bâtisse. Et quelle bâtisse ! Rien à voir avec un château délabré. Il s'agissait d'un manoir au style riche et imposant. Elle avait réellement vécu dans un tel endroit ? Lavi la suivit jusqu'à ce qu'ils arrivent devant, là où il pu un peu mieux admirer le bâtiment.


« Hé ben... C'est imposant ! T'as dû passer des heures à jouer à cache-cache là-d'dans ! » fit-il remarquer d'un air admiratif, s'imaginant le nombre de formidables cachettes qu'il pouvait y avoir à l'intérieur « Tu m'fais visiter ? Et n'essaie pas de m'perdre hein ! J'ai un bon sens de l'orientation. » ajouta t-il en la regardant d'un air taquin

Si c'était aussi impressionnant à l'intérieur alors c'était certain que la jeune femme n'aurait jamais de problème financier. Lavi ne savait pas si elle se rendait compte de la chance qu'elle avait. Ce n'était pas tout le monde qui possédait une telle maison. Le regard d'Eleonnora scintillait. Sans doute la joie de retrouver son véritable "chez elle". Le rouquin resta songeur, serrant un peu sa main. Lui n'avait pas de "chez lui". Et il n'en aurait jamais. Au moins, il pouvait compenser un peu en partageant celui de la femme qu'il adorait. Et puis, ils seraient mieux au chaud, non ?

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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Lun 28 Jan - 0:12

La Russie. Quel magnifique pays. Le froid, la neige, tout cela rappelait à Eleonnora l’enfance qu’elle avait passée à grandir dans un somptueux manoir de Moscou. Le paysage qui s’étendait devant elle, bien qu’il soit désert, était somptueux. De la neige blanche, pure, couvrait généreusement le sol. À chaque pas, ses bottes laissaient des traces dans ce petit coussin glacé. Son regard s’illuminait alors qu’elle respirait l’air de ce pays qui lui avait tant manqué. Puis, soudainement, une boule de neige s’écrasa dans son dos. Elle se tourna aussitôt vers Lavi, mais ne répliqua pas. Elle avait une idée bien plus plaisante en tête.

Il était temps de se mettre en marche avant de mourir de froid. Elle laissa Lavi prendre les devants, puis, au bout de quelques secondes, elle l’appela. Lorsqu’il se retourna vers elle, la jeune femme le projeta dans la neige, tombant sur lui afin de l’embrasser tendrement. Cependant, ce n’était pas le meilleur endroit pour partager un petit moment de bonheur. Il faisait froid, il valait mieux trouver un endroit où entrer. Et puis, comme le portail était à proximité, n’importe qui de la Congrégation pourrait soudainement le franchir et se retrouver auprès d’eux. Il valait mieux s’éloigner, on ne sait jamais.

Ils reprirent donc leur chemin. Bien emmitouflée dans son manteau, la jeune femme n’avait pas s’y froid. Cependant, lorsque le vent se mettait à souffler, il glaçait son cou. Par chance, Lavi avait une solution pour la réchauffer. Il passa une partie de son écharpe autour de son cou. Comme le sien était déjà enroulé, ils devaient se tenir l’un contre l’autre. Ils se tenaient la main, comme un petit couple heureux et marchaient en direction de la maison d’Eleonnora. Pour s’y rendre, la jeune femme leur fit traverser un boisée, tout ce qu’il y a de plus inoffensif. C’était beaucoup plus rapide et cela les menait directement en arrière de la maison de la jeune femme. Il était impossible de pénétrer dans le jardin qui était clôturé. Elle contourna donc l’immense jardin, jusqu’à arriver devant le manoir des Davidoff.

Le manoir était imposant, ça c’était certain. C’était l’une des plus grosses maisons de tout le quartier. Il était tellement grand qu’il lui arrivait parfois de se perdre en cherchant quelque chose. D’ailleurs, comme le soulignait Lavi, c’était l’endroit parfait pour jouer à cache-cache. Il avait bien raison. Ils pourront toujours se faire une partie bien particulière de ce jeu, s’ils en avaient l’occasion. Pour l’instant, il était temps de lui faire visiter le manoir.


-« C’était mon jeu préféré lorsque j’étais gamine. Je me cachais toujours de ma mère. C’est… tout un phénomène lorsqu’elle s’y met. Enfin, tu verras par toi-même. »

La jeune femme retira le foulard qui la couvrait, le rendant à Lavi. Elle s’avança, par la suite, vers l’imposante porte du manoir, puis appuya sur la sonnette. Elle attendit patiemment que quelqu’un vienne lui ouvrir. Ce fut un homme, sobrement vêtu, qui vient lui répondre. Il était vieux, cela se lisait sur ses traits et ses cheveux gris bien lissés vers l’arrière. Eleonnora le reconnu aussitôt. Il vivait au manoir depuis si longtemps ! Igor était son nom. Il était peut-être vieux, mais il avait une très bonne mémoire. Il reconnue sans peine la jeune femme qui vint le serrer dans ses bras, tout naturellement. Elle était très heureuse de le revoir !
Aussitôt, le majordome la fit entrer à intérieur. Elle s’assurait que Lavi la suivait toujours alors que le serviteur refermait la porte derrière lui. Devant eux, se dressait deux grands escaliers, l’un à la gauche et l’autre à la droite, qui menait à l’étage supérieur. De chaque côté, il y avait un salon décoré avec goût. Dans celui de droite, une femme de ménage s’affairait à passer le balai.


-« Lady Davidoff. C’est un plaisir de vous revoir. Comme vous avez grandie depuis le temps ! Cela ne me rajeunis guère. Je vous souhaite la bienvenue dans votre demeure. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, je suis à votre disposition. »

-« C’est très gentil, Igor. Je te remercie. Dis-moi, est-ce que ma mère est ici ? »

-« Non. J’ai le regret de vous annoncer que votre mère a quitté le manoir il y a moins de deux heures. Elle ne sera de retour que dans trois jours. J’espère pour vous que cela ne ternis pas les plans de votre séjour.»

-« Ne t’en fais pas. Je n’avais pas très envie de la voir, tu sais comment elle est. Je suis seulement de passage pour passer un peu de temps avec mon… fiancé. Alors, si tu pouvais éviter d’en toucher un mot avec ma mère concernant notre visite, ce serait fantastique ! Tu peux dire à tout le monde de prendre un petit congé pour la journée, on se débrouillera. »

-« Si tel est votre désir, lady Davidoff. Nous resterons néanmoins à votre disposition si vous avez besoin de quoi que ce soit. Je vous souhaite tous mes vœux de bonheur à vous et à votre fiancé. »

Sur ces paroles, il s’éloigna. Eleonnora se retourna vers Lavi. Elle avait eu besoin d’une excuse pour justifier sa présence dans le manoir. Elle ne pouvait dire qu’il était son amant, c’était quelque chose de terriblement réprimandé à leur époque. C’est pour cela qu’elle préférait faire passer le rouquin pour son fiancé. Au moins, ainsi, ils auront la paix et pourront être intimes sans que quiconque ne se pose des questions. L’absence de sa mère lui faisait plaisir, puisqu’elle signifiait son absence du manoir pour les prochains jours. Elle comptait bien en profiter.

Attrapant Lavi par la main, elle le mena à l’étage, empruntant l’escalier de gauche. Ainsi, ils débouchèrent sur un large balcon qui donnait une belle vue du hall. S’engouffrant dans le seul couloir, la jeune femme comptait montrer à son amant l’une des pièces les plus importantes, celle où ils allaient passer beaucoup de temps : sa chambre. En entrant dans la pièce, Eleonnora retira ses bottes et les posa près de la porte. Elle n’avait pas envie de mettre de la neige partout. Retirant son manteau, elle le jeta au pied du lit. Sa chambre n’avait pas changée depuis qu’elle l’avait quittée. Au centre de la pièce, trônait un énorme lit à baldaquin. Chaque extrémité du tissu posé au-dessus du lit était ramenée à l’unes des longues colonnes de bois sculpté qui tenait le tout en place. Elle détacha soigneusement chacun des rideaux, puis attrapa la main de son amant pour l’entrainer sur le lit. Ainsi dissimulés, ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient. C’était comme s’ils entraient dans un nouveau monde. Leur monde.


-« C’est génial que ma mère soit absente. On va pouvoir s’amuser un peu. Par contre, si on te pose des questions, tu dis être mon fiancé. Les domestiques ne répèteront rien à personne, mais au moins, ils seront que tu n’es pas un intrus. Si tu veux, je te fais visiter tout de suite. »

Sans attendre davantage, la jeune femme quitta son lit et fit signe au rouquin de la suivre. Elle enfila une paire de talon qui n’avait pas quitté sa garde-robe depuis des lustres avant de quitter la pièce. Elle emprunta le couloir en sens inverse et descendit à l’étage inférieur par l’un des escaliers. Ils traversèrent l’un des salons, puis passèrent devant la salle à manger. Elle ne lui présentait pas les pièces, se contentant de marcher. Elle s’arrêta, cependant, devant une porte qu’elle ouvrit doucement. Elle désirait présenter cette pièce qui plaira probablement au rouquin.

-« Je crois que cette pièce va te plaire… » Fit-elle avant d’entrer.

Lorsque le rouquin fut dans la pièce, elle le laissa admirer les trois murs ornés de bibliothèques pleines à craquer. Elle n’avait jamais apprécié cet endroit, mais savait parfaitement bien que ce serait le contraire pour ce qui était de son amant. Il y avait des ouvrages en tous genre, ayant appartenus à son grand-père, ainsi que son arrière-grand-père. Personne ne touchait à ce qui se trouvait dans cette bibliothèque. Au centre de la pièce, il y avait un bureau derrière lequel un confortable fauteuil avait été installé. Depuis que son père avait hérité du manoir, peu de personnes mettaient les pieds dans cette pièce. Il n’aimait pas lire. Elle non plus. Personne dans la famille n’était intéressé par les vieux journaux et les petits carnets qui donnaient tant d’informations sur divers événements s’étant produit à Moscou il y a de ça des années et des années. La jeune femme attrapa une boite, posée sous le bureau, qu’elle déposa sur le meuble. Retirant le couvercle, elle fut dégoutée par l’odeur du vieux papier qui parvenait à ses narines. Elle grimaça.


-« Viens voir. Il s’agit de vieux journaux locaux. On y parle de tout et de rien, des événements marquants du pays. »

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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Lun 28 Jan - 18:56

Lavi avait décidé d'emmener Eleonnora en Russie avec lui pour simplement lui faire plaisir. L'utilisation de l'Arche facilitait grandement les choses et sans cette merveilleuse invention, ils n'auraient pu se lancer dans ce petit voyage. Oh, ils auraient pu partir s'ils l'avaient vraiment voulu, mais leur absence aurait duré de longues semaines et il aurait été difficile de camoufler cette disparition inexpliquée. Puisqu'ils avaient à disposition un moyen de transport rapide et efficace, pourquoi se priver ? Surtout si cela pouvait faire plaisir à la russe et qu'elle se sente un peu mieux à la Congrégation par la suite. Lavi savait que bientôt, elle repartirait et il voulait profiter du peu de temps qui lui restait auprès d'elle.

Pour le moment, ils étaient ensemble, marchant main dans la main vers les lieux de l'enfance d'Eleonnora. N'importe qui qui les aurait aperçu à ce moment là les aurait assurément pris pour un couple, rien qu'à cause du fait qu'ils se tenaient la main... ou qu'ils étaient tous les deux protégés par la même écharpe. Mais ils ne craignaient pas d'être démasqués puisque même s'ils croisaient quelqu'un, il ne s'agirait pas d'une personne connue. Leur secret était préservé et ce n'était pas plus mal.

Suivant docilement Eleonnora, Lavi découvrit bientôt l'immense manoir dans lequel elle avait vécu toute son enfance. C'était impressionnant. Curieux d'en découvrir l'intérieur, le rouquin s'interrogeait cependant. Il y avait sans aucun doute du monde pour continuer de s'occuper d'une telle bâtisse, elle ne pouvait être vide vu son état extérieur impeccable. Certainement que des serviteurs vivaient là. Femme de chambre, jardinier, cuisinier, maître d'hôtel... ce genre de chose. Que diraient-ils en les voyant ainsi débarquer ? Ils connaissaient forcément Eleonnora mais lui ? Serait-il qualifié comme un ami ? C'était le plus plausible. Et s'ils tombaient sur les parents d'Eleonnora... ? Il y avait peu de risques que le père de l'exorciste soit là. Son travail de maréchal lui prenait sans doute beaucoup de temps et il était probablement en mission. Mais sa mère ? Que faisait-elle ?

En tout cas, Lavi fit remarquer qu'une telle maison devait être un chouette terrain de jeu pour la pratique du cache-cache. Cela devait fourmiller de cachettes possibles. Eleonnora avoua qu'en effet, elle y avait beaucoup joué pendant son enfance, évoquant même sa mère. Elle la fuyait ? Visiblement, elles ne devaient pas être très proches. Mais Lavi n'était pas certain de vouloir rencontrer la mère de sa partenaire. Cela signifierait qu'il ne pourrait se comporter avec Eleonnora comme il le désirait et il trouvait ça dommage. Mais il ne voulait pas lui attirer d'ennuis et s'il devait se retenir, il le ferait. Il pourrait tout à fait se faire passer pour un russe, peu importe son statut, vu sa façon impeccable de s'exprimer dans cette langue. C'était toujours ça...


« Tu t'entends mal avec elle ? Et crois bien que l'on fera une partie avant de quitter les lieux ! J'arriv'rais à t'trouver ! »

Lavi récupéra son écharpe intégralement et suivit Eleonnora qui sonnait à la porte, patientant. Il s'arrêta à ses côtés sans non plus la coller, ne sachant pas encore quel rôle il aurait. Peut-être auraient-ils dû en parler avant ? C'était trop tard, la porte s'ouvrait, dévoilant un homme âgé. Lavi restait silencieux bien que toujours souriant, attendant de voir ce qui allait se passer. L'homme reconnu aussitôt Eleonnora, l'accueillant à bras ouverts sans toutefois faire des effusions de joie. Il savait se tenir, c'était certain. Mais la joie de la revoir se lisait sur ses traits. Sans doute se connaissaient-ils bien.
Ils étaient à présents entrés à l'intérieur et Lavi pu admirer le mobilier et la disposition des lieux tandis que la russe interrogeait le majordome. Il n'y avait pas à dire, c'était tout aussi immense à l'intérieur qu'à l'extérieur. Et luxueux. Ils n'étaient clairement pas dans le besoin. D'après ce que disait l'homme, la mère d'Eleonnora n'était pas là, absente pour plusieurs jours. Ainsi, le rouquin ne la rencontrerait pas et probablement jamais. Ce n'était pas plus mal.

L'exorciste semblait heureuse de ne pas avoir affaire à sa génitrice et présenta enfin plus ou moins Lavi. En tout cas, elle le présenta comme étant son... fiancé ?! Le rouquin dû se retenir pour ne pas la regarder avec un grand oeil étonné. S'il avait réagit ainsi, c'était comme s'il avouait que ce n'était pas le cas. Il fallait qu'il soit naturel et qu'il joue donc ce rôle qu'elle avait décidé pour lui. En quoi cela consistait au juste ? C'était comme être en couple avec elle. Prendre soin d'elle, passer des moments intimes, ne pas la quitter... Ce qu'il faisait déjà en somme. Au final, cela ne le changerait pas beaucoup. Mais il devait néanmoins l'affirmer à haute voix... et se présenter. Il laissa cependant Igor terminer sa phrase et les féliciter. Lavi lui tendit alors la main pour la lui serrer, s'exprimant dans un russe parfait.


« Enchanté Igor, je suis Lavi. Ravi de rencontrer une personne faisant parti de l'entourage d'Eleonnora, c'est un honneur. J'espère que notre arrivée ne bouleverse pas vos activités. Promis, nous ne vous dérangerons pas trop, nous ne sommes que de passage de toute façon. » fit-il avec un sourire franc, tout comme sa poignée de main

Il ne fallait pas qu'il se trompe. Jamais encore il n'avait joué un tel rôle. Et même s'il excellait dans le domaine, il n'était pas certain de réussir à jouer un rôle qu'il n'avait jamais fait jusqu'à présent. Il fallait dire qu'il ne serait jamais fiancé, ce n'était pas pour lui. Il devait donc simplement s'imaginer ce que cela pouvait donner. Pouvait-il continuer à se comporter comme il le faisait jusqu'à présent avec elle ? Il avait connaissance des us et coutumes des différents pays mais il préférait laisser Eleonnora lui affirmer ou non certaines choses. C'était plus prudent. Qu'allait penser Igor en voyant un homme comme Lavi, habillé d'un cache-oeil ? Il pourrait toujours dire qu'il était militaire et que la guerre ne lui avait pas fait de cadeaux. Ce n'était qu'un demi mensonge après tout. Mais il supposait que le vieil homme serait suffisamment poli pour ne rien demander à ce sujet.

Eleonnora donna congé à tous les serviteurs et Igor ne traina pas dans le coin plus longtemps. Main dans la main, Lavi suivit la jeune femme, observant ce qui l'entourait, se demandant comment l'on pouvait vivre dans quelque chose d'aussi grand. Puis il se rappela la Congrégation. C'était également un édifice gigantesque mais au moins cela s'expliquait par le nombre de personnes y résidant. Après avoir traversés un couloir, ils arrivèrent dans une chambre. Sans aucun doute la chambre d'Eleonnora. Tandis qu'elle s'occupait de redonner un peu vie à la pièce, Lavi prit soin de retirer ses bottes humides. Ce n'était pas parce qu'il y avait des serviteurs que c'était une raison pour salir partout. Il se débarrassa également de son poncho, conservant ce qu'il avait en dessous avant de rejoindre Eleonnora derrière les rideaux du lit à baldaquin. C'était un superbe lit, on aurait dit une pièce à part tant il était grand.


« Tu d'vais te perdre là dedans quand tu étais petite ! Et puis dis donc... mon amour, t'aurais pu m'prévenir avant qu'on entre. Mais j'avoue que c'est une bonne excuse, on pourra faire ce qu'on veut. » fit-il avec un sourire en coin avant de voler un baiser à Nora

Cette dernière ne semblait pas tenir en place. A peine s'étaient-ils posés qu'elle s'extirpa du lit pour lui faire visiter le reste de la maison. Elle avait raison, au moins ce serait fait et ils seraient tranquilles. C'était lui qui avait demandé à visiter après tout. Lavi suivit le mouvement et renfila juste ses bottes afin de pouvoir suivre la jeune femme dans la demeure. La visite était pour le moins rapide. Ils ne s'arrêtaient même pas dans les pièces, se contentant de passer dedans ou à côté. Il fallait dire que leur simple vision suffisait au rouquin pour deviner de quoi il s'agissait. Le décor parlait de lui-même. Finalement, ils s'arrêtèrent enfin devant une pièce qu'elle prit le temps d'ouvrir. Curieux, Lavi se demandait quelle était cette pièce qui méritait que l'on s'y arrête.

Il découvrit bientôt une immense bibliothèque dont les murs étaient recouverts de livres. L'oeil visible de Lavi s'agrandit alors, brillant d'un intérêt soudain, émerveillé. La bouche à demi entrouverte, il admirait le décor et n'attendit pas plus longtemps avant de s'avancer vers les rayonnages. La tête penchée sur le côté, il lisait les tranches des livres pour voir leur contenu. Il n'avait pas lu la plupart mais en connaissait certains. Voilà de nouvelles connaissances à engranger ! Mais il n'eut pas le temps de tout voir qu'Eleonnora l'appelait. A regret, il quitta les livres pour s'approcher d'elle, se demandant ce qu'elle voulait lui montrer de plus intéressant. Comme elle le disait, il y avait tout un tas de journaux et de notes dans une boite. Tout cela semblait dater vu leur état et leur odeur mais ce n'était pas ça qui intéressait le rouquin. Les informations que comportaient ces documents étaient inestimables pour lui. Cela lui permettrait de savoir ce qu'il avait pu se passer ici-même avant qu'il ne naisse. Jusqu'à présent, il n'avait pu enregistrer que des informations de son temps. C'était là l'opportunité d'en obtenir d'anciennes, tout comme son maître.


« C'est... c'est génial, absolument génial. C't'un vrai trésor que t'as là tu sais ? » fit-il en touchant les articles du bout des doigts, comme s'il s'agissait de quelque chose d'inestimable avant de relever la tête pour embrasser Nora avec un empressement non dissimulé « Merci d'm'avoir montré ça, tu pouvais pas m'faire plus plaisir ! Je peux les lire tu crois ? Ca ne va pas déranger tes parents ? Je n'les abimerais pas, promis. T'as d'autres merveilles dans le genre à me montrer ou t'es la seule autre chose inestimable des lieux ? » demanda t-il avec un sourire

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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Mar 29 Jan - 3:01

On ne pouvait pas dire qu’Eleonnora avait une bonne relation avec sa mère. En fait, c’était en partie de sa faute. Elle ne partageait pas les mêmes goûts, les mêmes idéaux que sa génitrice. Cela donnait souvent lieu à des disputes. La jeune femme avait toujours détesté se faire dicter sa conduite. La seule personne qui avait réussis à la faire marcher au pas était son père. Avec son air sévère et ses manies de tout contrôler, elle ne pouvait que lui obéir, au final. Maintenant qu’elle était plus vieille, peut-être qu’Eleonnora pourrait améliorer sa relation avec sa mère. Avec le temps, elles avaient peut-être développé certains points communs, qui sait ? Lavi, d’ailleurs, se demandait quelle était leur relation, puisque la jeune femme lui confiait qu’elle passait son enfance à jouer à cache-cache dans le but de la fuir. Elle lui répondit brièvement. Il n’y avait pas grand-chose à savoir, après tout.

-« On a toujours eu du mal à s’entendre. Disons qu’on n’a jamais eu la même vision des choses, dans la vie. On jouera à cache-cache, si tu veux. Je suis certaine que tu ne me retrouveras pas ! »

Ils ne tardèrent pas à se poster devant la porte de l’immense manoir. Eleonnora cogna, sachant que le majordome viendrait lui ouvrir, comme il le faisait toujours. Ce fut effectivement le cas. Elle le salua chaleureusement, bien heureuse de le retrouver. Igor faisait son boulot et restait toujours aussi poli et respectueux envers quiconque de la famille et leurs invités. Même lorsqu’il passait du temps avec elle, lorsqu’elle était gamine, il la traitait pratiquement comme une adulte, ce qu’elle avait toujours apprécié. Ça faisait longtemps qu’elle n’était pas venue au manoir. Visiblement, le vieil homme avait pris de l’âge. Il n’avait pas beaucoup changé malgré tout. Elle, elle était devenue plus mature et s’était embellie avec le temps.

Question de politesse, elle présenta Lavi. Pour ne pas que toute cette histoire soit louche aux yeux des domestiques, elle affirmait qu’il était son fiancé. Heureusement que le rouquin savait bien s’adapter à la situation et jouait parfaitement son rôle. Il serra la main à Igor, qui fit de même. Il se présenta rapidement comme le bon fiancé qu’il était censé être. La jeune femme donna congé aux domestiques pour la journée, puis fila à l’étage en compagnie de Lavi.

La première pièce qu’elle fit visiter à Lavi fut sa chambre. Elle était magnifique, décorée avec goût. Afin de ne pas salir le plancher, elle retira ses bottes, puis ne tarda pas à faire de même avec son manteau. La jeune femme arrangea les rideaux de son lit à baldaquin, puis s’y engouffra, profitant du confortable matelas. Son amant ne tarda pas à la rejoindre, s’installant auprès d’elle. Il fit référence à ce qui venait de se passer en bas, avec le majordome. Elle aurait pu le prévenir avant, mais cette idée lui était venue sur le coup, elle n’avait pas eu le temps de le prévenir.


-« C’est la première histoire crédible qui m’est venue. Et puis, je trouve que ça nous va bien cette relation… mon amour. »

Elle lui sourit sincèrement. Le pensait-elle vraiment ? Non. Elle ne l’avouera jamais. C’était tout simplement impensable. Leur relation n’était que physique, rien de plus. Elle ne pouvait avoir une relation amoureuse avec un homme qui ne pouvait en avoir. Elle ne ferait que se blesser inutilement. Elle devait se taire, se faire croire qu’elle n’avait pas de sentiments. Elle ne pouvait lui dire qu’elle pensait ressentir quelque chose pour lui. C’était impossible. Par contre, en se faisant passer pour sa fiancée, elle se faisait davantage souffrir. Elle s’inventait une vie qui lui plairait réellement. Elle n’allait pas jouer la comédie, ses sentiments parleront d’eux même aux yeux des autres. Lavi verra-t-il la vérité dans son regard ou ne croira qu’à une comédie ?

Elle profita du baiser qu’il lui vola, avant de lui proposer de lui faire visiter le manoir. Quittant son lit, elle se chaussa d’une paire de talon, puis sorti de la pièce. Elle passa à travers différentes pièces de la maison sans même s’embêter. Elle avait une idée derrière la tête. Il y avait un endroit qui plairait au jeune homme. Le seul endroit de la maison qui n’était jamais visitée, laissée à l’abandon, était celui qui allait faire rêver Lavi. Une fois devant la pièce en question, elle ouvrit la porte et la referma une fois que le rouquin y fut entré.

Il semblait émerveillé par l’endroit où il venait de mettre les pieds. Il observait les divers bouquins, visiblement intéressés. Elle le laissa faire, faisant également le tour de la pièce. Elle n’avait rien à faire dans un lieu comme celui-ci. Elle ne lisait pas, tout comme ses parents. Cette pièce ne servait à rien, mis à part ramasser la poussière. Se penchant afin de prendre une boite située sous le bureau, elle la déposa sur celui-ci avant de l’ouvrir. L’odeur de renfermé et de vieux papier ne lui plaisait pas du tout. Elle préféra laisser Lavi regarder le contenu du carton. Après tout, si elle lui demandait de venir voir cela, c’était bien parce qu’elle pensait que ça l’intéresserait.

En lui montrant ce vieux papier, la jeune femme ne se serait pas attendue à ce qu’il l’embrasse fougueusement. Ce n’était pas elle qui allait se plaindre. Elle en profita pour répondre à ce baiser, posant les fesses sur le bureau alors qu’elle attirait le jeune homme contre elle. Lorsqu’elle le libéra de ses lèvres, elle se redressa. Ainsi, elle le laissa regarder les journaux à sa guise. Ravie du compliment qu’elle venait de lui faire, la jeune femme ne s’opposa pas à ce qu’il touche les journaux. Après tout, ils finiront par rencontrer la poubelle. Sa mère avait longtemps désiré transformer cette pièce, mais ne l’avait jamais fait car elle affirmait manquer de temps pour s’y adonner.


-« Fais en ce que tu veux. Depuis la mort de mon grand-père, personne n’a mis les pieds ici. On n’aime pas la lecture, dans la famille. Un jour tout ça finira à la poubelle. Tu peux bien les garder si ça te fait plaisir, personne ne remarquera leur disparition. »

Elle était consciente que cela allait faire plaisir au rouquin. Passant une main sur le bureau légèrement sale, elle se mit à se balader dans la pièce, cherchant quelque chose à faire. Elle s’ennuyait, mais ne voulait pas le démontrer. S’approchant de son amant, la jeune femme l’enlaça tendrement, posant sa tête contre son dos.

-« J’ai faim. Pas toi ? On pourrait faire un tour à la cuisine, puis on reviendra chercher tout ça pour que tu puisses lire dans la chambre. T’en pense quoi ? »
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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Mar 29 Jan - 11:14

Lavi se demandait bien quel genre de relations Eleonnora entretenait avec sa mère. Il connaissait celle qu'elle avait avec son père puisqu'ils en avaient déjà plus ou moins parlé lors de leur rencontre mais il ignorait si sa mère était dans le même genre. Visiblement pas vu la façon dont elle en parlait, assez distante et froide. Elle n'entra pas dans les détails mais précisa qu'elles étaient trop différentes pour que ça colle. Quelle mère aurait souhaité que son enfant devienne exorciste après tout ? Etait-elle même juste au courant ? Heureusement qu'ils n'avaient pas revêtu leurs uniformes et que leurs Innocences étaient assez discrètes.

« Je comprends. Difficile de t'jours être sur la même longueur d'onde, mais je reste persuadé qu'elle t'aime tout de même, t'es sa fille. Et va pour le cache-cache mais tu pars avec un sacré avantage ! Tu connais déjà les lieux ! Je n'aurais que plus de mérite si je te trouve dans ce cas... » fit-il remarquer avec un sourire amusé

Lavi n'avait au final que peu connu ses propres parents, il ne voulait donc pas dire à Eleonnora de réagir de telle ou telle façon, donnant juste son avis. Pour lui, des parents devaient forcément aimer leurs enfants... A leur façon parfois mais tout de même. D'un certain côté, il regrettait de ne plus jamais revoir sa mère. Etait-elle encore en vie d'ailleurs ? Avec la guerre qui faisait rage un peu partout dans le monde, c'était difficile à dire. Mais il était condamné à ne jamais la revoir après tout. Et à ne jamais avoir de famille autre que celle des bookmen non plus. Il faisait avec. De toute façon, il n'était pas question de lui pour le moment.

Arrivés au manoir, ils furent accueillis par un vieil homme, Igor, le majordome de la maison. Lavi laissa Eleonnora gérer la situation, ne sachant pas trop quoi dire ou comment réagir. Il la laissa tellement faire qu'elle décréta toute seule qu'il n'était autre que son fiancé. Il ne s'y était pas attendu à celle là ! Cependant, il savait rapidement s'adapter de par son métier de Bookman et il ne laissa rien paraitre, parfaitement dans son rôle. Rôle qu'il n'avait encore jamais joué mais il espérait se montrer à la hauteur. Lorsqu'il se présenta à Igor, ce dernier ne fit aucune remarque, témoignant qu'il paraissait sincère et crédible dans ses propos. C'était déjà ça de pris. Finalement, ce petit jeu risquait de beaucoup l'amuser. Cela le changeait un peu de ce qu'il avait l'habitude de faire.

Les deux amants se retirèrent dans la chambre de Nora. Sur le chemin, Lavi ne manqua pas d'observer tout ce qui les entourait. S'il voulait avoir une chance de remporter la future partie de cache-cache, il devait tout analyser rapidement et retenir chaque détail. Heureusement qu'il avait hérité de la mémoire des bookmen pour lui faciliter la tâche. A l'intérieur de la chambre, le rouquin nota qu'elle était bien plus décorée et plus agréable que la chambre qu'avait la russe à la Congrégation. Sa véritable chambre devait lui manquer lorsqu'elle résidait là-bas... Une fois qu'elle fut installée sur son lit, elle y entraina Lavi qui vint se poser à côté d'elle. Il lui fit remarquer qu'ils auraient pu se mettre d'accord avant sur le rôle qu'il allait avoir, afin d'éviter de paraitre idiot. Il s'amusa également à la taquiner, la nommant comme s'ils étaient véritablement fiancés. Mais en prononçant ces mots, Lavi ne se sentait pas forcé, comme si c'était naturel pour eux d'être ainsi, de se parler de la sorte. Peut-être parce que c'était un jeu. Mais en était-ce vraiment un ?

Eleonnora répliqua qu'elle trouvait que cette relation leur allait bien. Lavi partageait le même avis, appréciant même ce petit nom qu'elle lui donnait, tout comme il l'avait fait pour elle. A bien y réfléchir, oui, elle leur correspondait même bien. Ils n'avaient pas tellement à changer de comportement l'un envers l'autre pour paraitre crédibles. Le rouquin réalisait que c'était ambigu, prouvant qu'ils étaient plus proches qu'il ne l'aurait cru... comme un véritable couple. Mais il ne pouvait en être ainsi. Ils ne pouvaient se le permettre.


« C'est pas plus mal, j'me sens à l'aise dans le rôle. Et puis, ce n'est pas comme si nous avions grand chose à modifier, du coup. De toute façon, je doute que les serviteurs nous espionnent, non ? » répliqua t-il avec un sourire taquin

Un baiser plus tard, ils étaient déjà repartis. Eleonnora désirait lui faire tout visiter avant qu'ils ne passent un peu de temps tranquilles. Ce n'était pas une mauvaise chose et Lavi la suivit docilement, la main dans la sienne. Au final, ils ne visitèrent pas vraiment, se contentant de passer de pièces en pièces sans s'y attarder. Mais une pièce semblait plus intéressante puisque la russe décida de s'y arrêter. Quelques secondes plus tard, Lavi découvrit qu'il s'agissait d'une immense bibliothèque laissée à l'abandon. Peu lui importait l'état, tout ce qui l'intéressait, c'était le contenu incroyable dont elle devait fourmiller. Il aurait pu passer des heures, des jours, des semaines ici juste pour pouvoir tout lire. Eleonnora attira cependant son attention pour lui montrer autre chose. Intrigué, il la rejoignit et découvrit quelque chose d'encore plus merveilleux.

Dans une vieille boite étaient rassemblés journaux, informations et autres vieilleries très intéressantes aux yeux de l'apprenti bookman. C'était inespéré d'être tombé sur des choses pareilles. Lavi était on ne peut plus content d'une telle trouvaille et il ne manqua pas d'embrasser Eleonnora pour le lui prouver. Puisqu'elle répondit à son baiser, il le prolongea, se calant contre elle lorsqu'elle l'attira à lui. Elle ne pouvait pas lui faire plus plaisir et il ne manqua pas de le lui faire comprendre. Lorsque la jeune femme ajouta qu'il pouvait prendre ces trésors, le sourire de Lavi s'agrandit soudainement. Elle était sérieuse ??


« J'aimerais vraiment les lire avant que vous n'vous en débarrassiez, oui. C'est vrai, je peux prendre tout ça ? Ce s'rait vraiment génial ! Je pourrais le ramener à la Congrégation tu crois ? Je pense que grand-père s'rait ravi de pouvoir y jeter un oeil aussi. Et puis ça me donnera une bonne excuse pour expliquer mon absence. »

Il eut ensuite tout le loisir de jeter un oeil aux différents éléments que comprenait la boite, laissant Eleonnora faire ce qu'elle voulait. Cependant, cette dernière s'ennuyait et il ne le voyait même pas, trop accaparé par cette découverte. Lorsqu'elle l'enlaça, sentant ses bras autour de lui, il tourna la tête, se demandant ce qu'il y avait. Il n'était pas rare qu'ils soient ainsi tendres l'un envers l'autre, bien au contraire, mais Lavi sentait que c'était parce qu'elle voulait quelque chose. Il ne s'était pas trompé puisqu'elle lui avoua avoir faim, lui retournant la question par la même occasion. Il n'avait rien avalé depuis son repas en compagnie de Stephen et devait avouer qu'il commençait à avoir un petit creux. Il hésita mais ne voulait pas non plus qu'elle s'ennuie alors qu'ils étaient venus là pour passer du bon temps ensemble à l'origine. Nora ajouta qu'ils reviendraient chercher la boite plus tard, afin qu'il puisse continuer d'en profiter.

« Ca m'va. J'avoue que j'ai faim moi aussi et il est jamais bon d'travailler le ventre vide. Allons y ! »

Cela lui faisait mal au coeur de laisser là tous ces journaux qui ne demandaient qu'à être lus mais il préférait s'occuper d'Eleonnora pour le moment. Laissant la boite de côté, il se retourna et l'enlaça à son tour, déposant un baiser sur ses lèvres avant de la lâcher pour lui prendre la main.

« Montre moi donc où est la cuisine, qu'on s'prépare ça nous-même ! »


Il la laissa mener la danse, ne connaissant pas encore l'emplacement de toutes les pièces, saluant au passage les quelques serviteurs qu'ils purent croiser. Une fois dans la cuisine, Lavi fut encore surpris de découvrir à quel point elle était immense. A croire qu'une famille de 20 personnes vivait là ! L'apprenti bookman lâcha la main de sa "fiancée" pour ouvrir les placards et voir ce qu'ils contenaient, cherchant divers récipients et autres aliments pour cuisiner. Il n'avait jamais eu de serviteurs pour lui préparer son repas, se débrouillant généralement seul. Hormis Jeryy mais on ne pouvait pas non plus le qualifier comme tel. Il comptait donc préparer sa nourriture lui-même.


« Une préférence pour le repas ? J'ai déjà une idée pour le dessert... » fit-il en esquissant un sourire en coin, fixant Eleonnora

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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Mar 29 Jan - 15:28

Eleonnora n’avait jamais été fiancée. Bien évidemment, elle n’était pas le genre de femme qui désirait avoir un mari, puis des enfants et fonder une famille tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Au contraire, elle préférait sa liberté, le choix de pouvoir faire ce qu’elle désirait avec qui elle le désirait sans être enchaînée par un quelconque lien dont elle ne pouvait se défaire. Cependant, elle devait avouer que de faire passer Lavi comme était son fiancé lui plaisait bien. Ici, peu importe qui oserait s’en approcher se verrait bien vite obligé de faire demi-tour. Était-elle un peu jalouse de savoir que d’autres femmes pourraient aborder Lavi ? Non, non, pas du tout. Enfin, c’était ce qu’elle se disait…

En présentait Lavi comme était son fiancé, elle pouvait ainsi l’embrasser, le caresser, l’enlacer, sans que tout cela ne soit louche. Puisque les domestiques comptaient garder le secret, elle n’aura aucun problème avec les membres de la famille qui n’en sauront rien. Le plus beau dans tout cela était l’absence de sa mère. Cela signifiait qu’elle pouvait profiter tranquillement de la maison familiale, puis se sauver comme une voleuse avant qu’elle ne soit de retour. C’était tout simplement parfait.

Une fois dans la chambre de la jeune femme, réfugiés sur son lit, protégé par de fins rideaux blancs qui les dissimulaient plus ou moins aux yeux de personnes extérieurs, les amants parlèrent de cette situation particulière. Ils devaient faire avaler à tous les gens du manoir qu’ils étaient fiancés. Cela n’allait pas être très difficile. Ils jouaient parfaitement bien leur rôle. Mais était-ce réellement un rôle ? Ils se comportaient naturellement, personne ne pourrait douter de leur supercherie. Ils se donnaient des petits noms, ils se tenaient par la main, ils s’embrassaient tendrement… Pas de toute que tout le monde pourra croire à un couple de jeunes amoureux.


-« Les serviteurs sont discrets, ils vont rester dans leur domaine pour la soirée, on va être tranquilles. Et puis, on a qu’à agir comme d’habitude, il n’y aura aucune différence. »

Ayant très envie de faire visiter la maison à son amant, Eleonnora quitta sa chambre et l’entraina à travers différentes pièces de la résidence sans toutefois si arrêter. Elle avait une idée en tête et lorsqu’elle ouvrit la porte de la bibliothèque familiale elle comprit qu’elle avait eu une excellente idée. Le jeune homme semblait heureux de découvrir cette pièce. Elle le laissa faire, en silence, se contentant simplement de lui montrer une boite de vieux journaux qui allaient finir dans le feu de la cheminée dès qu’ils seront découverts. Personne n’aimait la lecture dans sa famille. Si la bibliothèque était toujours là, c’était probablement pour paraitre éduqué et cultivé, rien de plus. À voir la poussière sur les étagères, on pouvait constater que la pièce faisait rarement l’objet de la visite des femmes de ménage.

Cette découverte faisait visiblement plaisir à Lavi, car il ne se gêna pas pour l’embrasser avec empressement. Puisque la jeune femme appréciait un tel traitement, elle ne se gêna pas pour répliquer par un passionné baiser. Des occasions comme celle-ci, elle devait en profiter un maximum.


-« Tu peux en faire ce que tu veux. Ils vont finir au feu, si ça se trouve. Ici, ce n’est que du papier. Alors si ça te plait de les ramener avec toi, je te les laisse. »

Cependant, tout bon moment avait une fin. Lorsque leur petit moment de passion tira à sa fin, la jeune femme s’éloigna afin de faire le tour de la pièce. Pendant ce temps, son amant pouvait se consacrer entièrement aux journaux. Par contre, elle s’ennuyait. Ce n’était pas le type d’endroit qu’elle aimait vraiment. Malgré tout, elle ne disait rien, jusqu’à ce que son ventre parle à sa place. Elle avait faim.

S’approchant de Lavi, elle l’enlaça tendrement afin d’attirer son attention. Cela fonctionna, à son plus grand bonheur. Elle lui annonça qu’elle avait faim, en espérant qu’il comprenne le message. Il n’était pas stupide, bien sûr. Bien vite, il délaissa sa lecture, qu’il pourra retrouver un peu plus tard, afin de s’occuper d’elle. Ils quittèrent la pièce, main dans la main, puis se dirigèrent vers la cuisine. Eleonnora le guidait, connaissant parfaitement la configuration du manoir. Après avoir traversé un couloir et quelques pièces, ils se retrouvèrent dans la grande cuisine où le chef préparait habituellement les repas. Elle avait appris beaucoup de choses ici. Elle savait faire des gâteaux, des pâtes, des potages, tout un tas de trucs que le cuisinier lui avait montré lorsqu’elle était gamine. Le réfrigérateur était toujours plein, ils pouvaient cuisiner ce qu’ils désiraient.

Lavi lui demanda ce qu’elle aimerait cuisiner. Elle n’en avait aucune idée, en fait. S’approcha du réfrigérateur, elle l’ouvrit afin de chercher quelque chose à préparer rapidement. Elle n’avait pas envie de se casser la tête avec des recettes pas possible. Par contre, son idée de dessert l’intriguait et lui plaisait bien. Elle sourit à son amant.


-« J’ai déjà hâte d’être au dessert, dans ce cas. Et si on se faisait un petit repas simple ? » Elle s’approcha du garde-manger, puis s’y engouffra. Elle revint avec un paquet de pâtes qu’elle lança à Lavi. « On a qu’à faire des légumes sautés avec ça. Ce sera délicieux.»

Aussitôt, elle se mis au travail. Laissant Lavi s’occuper des pâtes, elle sortit une planche à découper, puis s’arma d’un couteau afin de couper divers légumes qu’elle trouvait dans le réfrigérateur. Il y a un bon moment qu’elle n’avait pas pu cuisiner. En fait, depuis qu’elle était de retour à la Congrégation, c’était Jerry qui s’occupait de tout. Donc, elle se contentait de passer commande, puis d’attendre quelques minutes afin d’obtenir ce qu’elle désirait.
Une fois les légumes coupés, elle les jeta dans une poêle, avec un peu d’huile, afin de faire sauter le tout. Elle s’installa à proximité de Lavi et en profita pour étirer son bras dans le but de lui agripper une fesse. Puis, elle fit comme si rien n’était en s’occupant de ses légumes, l’air de rien.


-« Lorsque l’on aura terminé, on prendra place dans la salle à manger, juste à côté. Tu vas voir, la table est terriblement longue. »
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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Mar 29 Jan - 16:50

Lavi ne connaissait pas les serviteurs de la famille Davidoff mais il espérait vraiment que ceux-ci sauraient tenir leur langue quant à leur passage en ces lieux. Et aussi qu'ils ne s'empresseraient pas de dire aux parents d'Eleonnora que celle-ci s'était fiancée à un rouquin portait un cache-oeil. On ne pouvait pas dire qu'il passait inaperçu avec une telle apparence... Et si le maréchal Davidoff avait vent de cette description, c'était sûr qu'il ferait rapidement le lien avec l'apprenti bookman. Il fallait que leur secret soit préservé le plus longtemps possible. Eleonnora avait l'air de faire confiance à Igor et Lavi décida de faire de même. Après tout, elle le connaissait bien mieux que lui, il n'avait pas son mot à dire.

Jouer les fiancés lui plaisait. Ainsi, il n'avait pas à se cacher ou à faire semblant d'être un autre. Il n'était pas son fiancé en réalité, mais c'était tout comme. A part l'appellation, le reste ne changeait pas. Ils pouvaient se comporter comme d'habitude, personne n'y verrait que du feu... pas même eux. Lavi avait conscience de la nature de leur relation, à l'origine purement physique, et cela lui allait très bien. Il se considérait chanceux qu'une si belle fille continue de vouloir de lui. Mais à force de la fréquenter et de mieux la connaitre, il avait développé une réelle affection pour elle. Bien loin de ce que son rôle de bookman lui ordonnait de faire... Il le savait bien mais il ne voulait pas s'éloigner d'elle et de tout ce qu'elle lui apportait. Là, chez elle, loin de ceux qui pourraient leur faire du tort, ils n'avaient de compte à rendre à personne.

Eleonnora notait d'ailleurs qu'il n'y aurait aucune différence entre leur relation habituelle et celle de fiancés. Ainsi donc, elle voyait les choses de la même façon que lui. Cela ne dénotait-il pas d'une certaine proximité particulière entre eux ? A moins qu'il ne s'agisse simplement d'affection. Lavi ne voulait pas tergiverser là dessus, trouvant simplement agréable de pour une fois pouvoir faire ce qu'ils voulaient sans craindre d'être vus.


« Si, y a une différence. Cette fois, on a pas à s'cacher, on est libres d'agir comme on veut. Heureusement qu'on est simplement chez toi, sinon je ferais des jaloux, d'être fiancé à une fille comme toi. »

Et puisqu'ils n'avaient pas besoin de rester cachés derrière les rideaux du grand lit à baldaquin de Nora, ils en profitèrent pour continuer de faire le tour de la maison, s'arrêtant uniquement dans une pièce qui attirait la curiosité du rouquin. Une si belle bibliothèque laissée à l'abandon... mais plus pour longtemps car Lavi comptait bien en découvrir les trésors qu'elle dissimulait. Comme si elle lisait ses pensées, Eleonnora lui montra le contenu d'une boite qui était exactement ce que recherchait l'apprenti bookman. Ravi, il était ravi. Si la famille Davidoff n'aimait pas lire, c'était l'exact opposé pour le rouquin qui avait déjà hâte de plonger le nez dans tout ça. Mais avant toute chose, il voulait remercier sa fiancée à sa façon, l'embrassant passionnément pour lui montrer à quel point il était content. En plus, elle ajoutait qu'il pouvait les emmener... que demander de plus ?


« Merci Nora, c'est pile ce qu'il me fallait ! T'es la femme parfaite ! » assura t-il en souriant avant d'explorer le contenu de la boite

Bien sûr, pendant ce temps Eleonnora s'ennuyait. Elle n'avait sans doute aucun intérêt à prendre connaissance du contenu de la boite et elle avait avoué elle-même ne pas aimer la lecture. Mais sur le coup, Lavi n'y pensait pas, trop absorbé par les journaux qu'il regardait. Il ne les lisait pas, se contentant de regarder pour le moment comment ils avaient été classés. S'il commençait à les lire, plus rien ne pourrait le tirer de là...
Heureusement, Eleonnora vint l'enlacer, le faisant redescendre sur terre, lui rappelant qu'elle avait faim et surtout qu'elle était là. La boite attendrait... Elle n'allait pas s'envoler et puis il avait la permission de l'emporter de toute façon ! Lavi s'en désintéressa donc pour le moment afin de se concentrer uniquement sur la jeune femme, acceptant sa proposition d'aller préparer à manger.

Quittant la bibliothèque, ils se dirigèrent vers les cuisines, lieu où ils pouvaient faire les plats qu'ils désiraient tant tout était à disposition. Au moins, ils avaient le choix... Mais Eleonnora préféra faire quelque chose de simple et rapide, histoire de ne pas y passer trois heures. Lavi était bien d'accord. Tant qu'ils se remplissaient l'estomac, peu importait le contenu. Cependant, pour le dessert, il avait déjà des vues sur quelque chose de particulier. Mais ça, il ne comptait pas lui en parler tout de suite, il voulait conserver la surprise.


« Parfait, ce sera rapidement prêt en plus, de quoi satisfaire ton estomac qui crie famine ! Je m'occupe des pâtes... et après j'm'occupe de toi. » annonça t-il en s'emparant du paquet de pâtes qu'elle venait de rapporter

Attrapant une grande casserole, Lavi commença la préparation des pâtes, pas bien compliquée. Il mit le tout sur le feu puis regarda l'heure qu'il était pour aviser du temps de cuisson. Plutôt que de ne rien faire et de regarder Nora préparer tout le reste, il s'avança jusqu'à elle, se positionnant derrière pour l'entourer de ses bras. Il ne la serrait pas pour ne pas la gêner mais il conservait ses bras autour d'elle, dégageant cependant ses cheveux pour l'embrasser dans le cou. Il descendit ensuite ses mains jusqu'à les poser sur celles de la jeune femme, en train de découper les légumes. Attrapant l'un d'eux, il le glissa sous le couteau, l'aidant à tout découper. Tournant la tête, il l'embrassa sur la joue. Trop occupé à regarder ailleurs, il ne voyait pas ce qu'il faisait... et s'entailla le doigt. Pas profondément mais suffisamment pour qu'il lâche le tout.


« Aïe... Dur de cuisiner quand une à une telle source de distraction à côté de soi... » fit-il remarquer en souriant avant de libérer Nora de son étreinte

Il s'éloigna pour voir où en étaient les pâtes, laissant une place à Eleonnora pour qu'elle puisse faire cuire les légumes. Sentant quelque chose sur ses fesses, il tourna la tête pour regarder la russe qui semblait concentrée sur ce qu'elle faisait. Comme si de rien n'était... mais le rouquin n'était pas dupe. La jeune femme expliqua plutôt que la table où ils allaient manger était très grande. Lavi n'avait jamais bien compris l'intérêt d'avoir un lieu de repas si étendu. Cela ne forçait pas la bonne ambiance...


« Rassure moi... on n'va pas manger chacun à un bout de la table hein ? » demanda t-il avant de s'éloigner, ouvrant un placard à vaisselle « J'te confie la cuisson, j'vais mettre la table. »

Prenant ce qu'il fallait dans le placard, il sortit de la cuisine et pu constater une fois dans la salle à manger qu'effectivement, la table était de taille. Il positionna les couverts face à face, comme s'ils pouvaient être au restaurant. Puis, il se dirigea vers la porte de la cuisine mais ne la passa pas. Au contraire, il se cala dans un coin, discret, attendant qu'Eleonnora sorte à son tour. Elle ne tarda pas et quelques minutes plus tard, elle fit son apparition, lui tournant le dos, le plat dans les mains. Le rouquin s'approcha lentement puis il vint se coller contre elle, veillant à lui attraper les mains pour qu'elle ne fasse pas tomber le plat, de surprise. Cela aurait été bien dommage de gâcher la nourriture.

« On passe à table alors ? T'as du vin pour accompagner l'tout ? »
demanda t-il, l'air de rien

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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Dim 3 Fév - 15:11

Eleonnora adorait Lavi. Elle n’aurait jamais cru s’attacher à ce point à une personne. C’était quelque chose de naturel, une symbiose qu’ils ne pouvaient expliquer, qui les emportait. Ils se connaissaient très bien sur le plan physique, mais également sur le plan mental. Tout collait entre eux. Cependant, cela ne signifiait pas pour autant qu’ils étaient un couple. Ils agissaient comme tel, mais ne se considéraient pas ainsi. Ils étaient, l’un pour l’autre, ce que l’on pouvait nommer « une fréquentation exclusive non officielle ». Jamais ils n’avoueront avoir des sentiments l’un envers l’autre, autre que l’amitié. Ils ne pouvaient se permettre d’avoir une relation amoureuse, même s’ils le désiraient intérieurement. C’était tout simplement impossible. Et puis, leur relation actuelle leur convenait parfaitement bien. À présent, ils se faisaient passer pour de jeunes fiancés, tout ce qu’il y avait de plus ordinaire.

Après avoir montré à Lavi où se situait sa chambre, une pièce très importante à ses yeux, elle l’amena dans la bibliothèque du manoir, se situant au premier étage (oui oui, au rez-de-chaussée). Elle laissa le jeune homme admirer les nombreux bouquins poussiéreux qui ne sentaient pas très bons, posés dans les divers meubles qui ornaient les murs. Elle savait que cela lui ferait plaisir, mais pas à ce point. Elle était ravie que tout cela lui plaise. Il la remercia par un baiser passionné qu’elle ne se gêna pas pour prolonger aussi longtemps que possible. Le rouquin fut bien plus heureux d’apprendre qu’il pouvait conserver les vieux journaux inutiles qui trainaient dans une boite, sous le bureau. La jeune femme fut touchée qu’il lui affirme qu’elle était la femme parfait. Cela la fit sourire et, par la même occasion, grossir sur égo surdimensionné.
Bien qu’elle désirait faire plaisir à Lavi, se trouver dans cet endroit l’ennuyait au plus haut point. C’est pourquoi elle décida de faire savoir à son tendre amant qu’elle avait faim. Ainsi, ils quittèrent la bibliothèque dans le but d’y revenir plus tard pour y récupérer les journaux. Guidant Lavi jusqu’à la cuisine, Eleonnora se demandait ce qu’ils pourraient bien cuisiner. Ce fut une fois sur place qu’ils décidèrent de faire des pâtes avec des légumes.

Le jeune homme s’occupa des pâtes, mais fit savoir à sa partenaire qu’il comptait bien s’occuper d’elle par la suite. Cela lui arracha un petit sourire coquin alors qu’elle s’installait au comptoir avec une planche à découper. Elle avait plusieurs légumes devant elle et s’affaira à les couper en morceaux, perdue dans ses pensées. De temps à autre, elle jetait un petit coup d’œil à son amant. Elle l’aim…. Quoi ? Que pensait-elle ? « Elle l’aimait tellement… » ? Non, elle ne l’aimait pas. Enfin si, mais pas de cette façon. Ils étaient des amis. Rien de plus. Des amis. Elle devait se le rentrer dans la tête. Posant son regard sur sa planche à découper, elle se concentra sur sa tâche en oubliant totalement son amant.

Lavi se positionna derrière elle, ce qui la fit légèrement sursauter. Il l’enlaça tendrement, prenant soin à ne pas l’entraver alors qu’elle coupait les légumes. Doucement, il vint poser ses lèvres contre son cou, ce qui la fit frissonner de plus belle. Elle avait du mal à se concentrer alors que les mains de son amant glissaient lentement sur les siennes afin de l’aider à la tâche. Le silence régnait dans la pièce. Seuls les battements effrénés de son cœur venaient casser cela. Elle l’entendait battre à la perfection, comme si elle y avait collé son oreille. Pourquoi une telle réaction pour un geste si banal ? Alors qu’il l’embrassait sur la joue, les mains légèrement tremblantes d’Eleonnora eurent du mal à maitriser le couteau qui entailla le doigt de son amant. Elle lâcha aussitôt l’ustensile fautif et se retourna vers lui afin d’observer la blessure du rouquin. Ce n’était pas quelque chose de très grave. Elle posa doucement ses lèvres dessus, comme si son bisou magique pourrait tout guérir en un rien de temps. Puis, elle laissa son amant retourner à ses pâtes, le temps qu’elle termine sa tâche.

Puisque c’était difficile de travailler auprès d’elle, sa beauté et son charme distrayant le pauvre Lavi, la jeune femme le laissa s’occuper des pâtes. Pendant ce temps, elle termina de couper les légumes qu’elle déposa dans une grande poêle. Elle les fit sauter jusqu’à ce qu’ils soient légèrement grillés. Puisque son amant était à ses côtés, elle avait bien du mal à résister à la tentation de lui agripper une fesse, ce qu’elle fit finalement avant de feindre l’innocence. Elle lui annonça qu’ils allaient manger dans la salle à manger, mais que la table était tout simplement immense. Les seules fois où cela servait réellement était lorsque sa mère recevait bon nombre d’invités et ça n’arrivait pas à tous les jours.


-« Ne t’en fais pas. On a qu’à prendre deux places à l’une des extrémités. Je n’ai pas envie de m’éloigner de toi, mon mignon. »

Pendant que Lavi allait mettre la table, Eleonnora termina la cuisson des pâtes et des légumes. Tout était prêt. Elle retira l’eau du chaudron de pâtes avant de mettre celles-ci dans un grand plat, suivit des légumes. Elle remua le tout afin que ce soit bien mélangé, puis quitta la cuisine en s’assurant que le four était bel et bien éteint. Alors qu’elle pénétrait dans la salle à manger, Lavi surgit derrière elle, posant ses mains sur les siennes pour qu’elle n’échappe pas le plat sous le coup de la surprise. Elle se pencha et le déposa sur la table avant de se retourner vers le rouquin.

-« Il y a du vin, au fond de la cuisine. Prend celui que tu préfères. Je ne m’y connais pas vraiment. »

Pendant ce temps, elle s’installa à la table et se servit une portion du repas. Cependant, elle attendit que Lavi soit de retour avec le vin et qu’il soit également servit pour commencer à manger. Elle lui souhaita bon appétit brièvement, trop occupée à se jeter sur son assiette. Elle avait bien plus faim qu’elle ne l’avait imaginé. Elle était contente de manger quelque chose. On ne pouvait pas dire que ce qu’ils avaient fait était immangeable. Au contraire, c’était très bon. Le vin accompagnait le tout à la perfection. C’était un excellent repas, tout ce qu’il y avait de plus simple.

-« C’est très bon, tu ne trouves pas ? »

Lorsque le repas se termina, la jeune femme pris les assiettes et les ramena à la cuisine. Elle se contenta de les déposer dans l’évier après les avoir rincées. Puis, comme il ne restait plus rien dans le plat de nourriture, elle le déposa avec le reste de la vaisselle. Par la suite, elle alla retrouver Lavi dans la salle à manger afin de pouvoir terminer la bouteille de vin en sa compagnie. Peut-être pourraient-ils la monter avec eux dans leur chambre ? Ce serait bien plus intéressant que de rester dans cette pièce. Et puis, à l’étage, ils avaient un lit et avaient toute l’intimité qui leur fallait pour faire ce qu’ils désiraient. Elle s’approcha du rouquin et posa un baiser sur ses lèvres. Mais qu’en était-il du dessert ?

-« Tu as encore faim ? Je crois que tu avais parlé d’un dessert… »
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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Dim 3 Fév - 19:19

Lavi était un acteur né. Endosser n'importe quel rôle n'était pour lui pas bien difficile. En tout cas jusqu'à présent... Il avait de plus en plus de mal à ne pas s'impliquer dans un combat qui n'était pas le sien mais n'était-ce pas normal ? Pour une fois, il y participait, il ne pouvait pas être neutre, c'était à présent impossible pour lui. A quoi bon combattre un ennemi si l'on a pour lui aucune rancoeur, aucune réelle raison de l'affronter ? Mais ça, Bookman semblait ne pas le comprendre. Lui-même ne pouvait nier qu'il s'inquiétait de leur sort. En tout cas de celui du rouquin, il l'avait bien prouvé une fois qu'ils étaient sortis de l'Arche. Malgré tout, ils devaient continuer de jouer une certaine comédie. Rien de bien difficile pour Lavi puisqu'à présent il n'avait plus tellement besoin de jouer justement. Tout cela était devenu naturel pour lui et d'un certain côté, il ne voulait pas que cela change. Il ne voulait pas perdre tout ce qu'il avait acquis depuis qu'il avait mis les pieds à la Congrégation. Il ne voulait pas perdre ses amis et encore moins Eleonnora. Pourquoi Eleonnora plus que les autres ? Peut-être parce qu'il partageait avec elle quelque chose de particulier. Tout le monde ne pouvait pas se vanter d'entretenir ce genre de relation. Mais quelle était-elle au juste... ? Il n'aurait su le dire, incapable de mettre un mot précis dessus. C'était une sorte d'amitié... et plus si affinités.

Cette proximité ne les gênait donc absolument pas pour jouer un jeune couple. A vrai dire, il n'y avait même pas besoin de jouer tant cela leur paraissait naturel, agissant déjà de la sorte en temps normal. Mais ça, aucun d'eux ne le releva, se contentant de camper son rôle. De toute façon, Eleonnora avait renvoyé les domestiques dans leurs quartiers et personne n'était là pour les déranger. Inutile donc de jouer... bien que quelque part, cela les amusait. Etait-ce parce que justement, ils ne pouvaient se le permettre pour de vrai ? C'était bien possible. Mais le retour à la réalité serait plus dur à avaler par la suite.

Pour le moment, ils se baladaient à travers les pièces de la maison, s'arrêtant tout d'abord à une bibliothèque ou Lavi aurait pu être enfermé pendant plusieurs jours sans que cela le dérange le moins du monde, bien au contraire. Mettre les pieds dans une bibliothèque qui avait encore tous ses secrets à dévoiler ne pouvait que lui faire plaisir. Celle de la Congrégation, il commençait à en avoir fait le tour, à force. Là, c'était un véritable trésor que venait de lui montrer la russe et il était on ne peut plus ravi. Il le fit d'ailleurs bien comprendre à la jeune femme, à sa façon. Cependant, bien qu'il mourait d'envie de se plonger dans cette passionnante lecture, cela allait devoir attendre. Eleonnora avait faim et qui plus est, elle n'aimait pas la lecture. Puisqu'elle lui avait promis qu'il pouvait emporter cette boite à trésor, il n'avait plus aucune raison de vouloir tout lire tout de suite. Ils étaient là à l'origine pour faire plaisir à Eleonnora, non ? Alors c'était ce qu'il allait continuer de faire.

Se rendant à la cuisine, ils décidèrent ensemble du repas et chacun se mit à la tâche de son côté. Celle de Lavi étant bien plus rapide que celle de la russe, il vint l'aider mais surtout s'accorder un moment tendre avec elle. Il ne la gênait pas et ils appréciaient ça tous les deux, non ? Alors pourquoi se priver ? Cependant, Eleonnora ne sembla pas aussi réceptive que d'habitude bien qu'elle se laissait faire. Elle semblait un peu mal à l'aise mais le rouquin n'y prêta pas beaucoup attention, trop occupé à l'embrasser. Ce n'est que lorsque le couteau entailla sa peau qu'il réalisa que ce n'était sans doute pas le moment de la déranger. Le bisou qu'elle lui donna sur le doigt le fit sourire et il en profita pour lui caresser la joue avant de s'éloigner un peu d'elle.

Il surveilla la cuisson des pâtes tandis qu'Eleonnora lui détaillait la configuration de la salle à manger. Apparemment la table était immense. Comme à l'image du manoir sans doute. Cela n'était d'aucune utilité pour eux deux puisqu'ils ne voyaient pas l'intérêt de manger si loin l'un de l'autre. Un seul coin du meuble ferait l'affaire et ce n'était pas la russe qui disait le contraire. Lavi voulu en rajouter une couche à propos de leur petit jeu.


« J'espère bien car il aurait de toute façon fallu que tu me supportes. Comme si j'allais laisser ma future femme être si loin de moi même pour manger... »

Puisqu'il ne lui restait plus qu'à attendre que la jeune femme ait terminé, il décida de mettre la table pour s'occuper et gagner du temps. Ainsi, ils n'auraient plus qu'à se mettre à table pour manger une fois la cuisine terminée. Attrapant ce dont il avait besoin, il se rendit dans la salle voisine et arrangea la table. Plutôt que de retourner à la cuisine, il patienta tranquillement dans un coin, désirant surprendre l'exorciste. Ce fut mission réussie et heureusement, le plat ne termina pas sa course par terre. Il aurait été dommage de gâcher un si bon repas. D'ailleurs, quoi de mieux pour l'accompagner qu'un bon vin ? Lavi aimait bien l'alcool et n'était jamais contre un verre de vin, chose inaccessible à la Congrégation malheureusement. A croire qu'ils prônaient la sobriété... Eleonnora le renseigna sur l'endroit où trouver une bouteille et il s'y rendit aussitôt, optant pour un vin doux qui ne gâcherait pas le goût des légumes sautés. Cela se marierait très bien avec, il en était certain.

De retour à table, ils purent s'installer et manger à leur faim. Maintenant qu'il mangeait, il n'était pas mécontent d'avoir écouté la russe et cédé à ses envies : lui aussi mourait de faim. A présent il était comblé. Le ventre plein, un bon verre de vin à la main et une superbe femme pour accompagner le tout. Dire qu'il était heureux aurait été un doux euphémisme. Le plat terminé, il ne restait plus qu'à tout nettoyer. Lavi aida la jeune femme à débarrasser, laissant cependant les verres de vin. La bouteille n'était pas encore terminée ! Comme le faisait si bien remarquer Eleonnora, il avait été question d'un dessert...


« Effectivement. Mon appétit est comblé mais je ne crache jamais sur un dessert. J'vais aller le préparer, attends ici, ça ne devrait pas être très long. Oh et quand on aura terminé, j'te propose une partie de cache-cache... ça nous fera digérer ! »

Il répondit à son baiser, lui offrit un sourire, termina son verre de vin d'une traite puis se leva avant de disparaitre dans la cuisine. Là, il ouvrit le frigo et inspecta son contenu. Il trouva un plat de crème fouettée qu'il sortit aussitôt avant de le déposer sur le plan de travail. Retirant son haut, il le déposa sur le dossier de la chaise la plus proche puis attrapa le plat de crème. Dommage, il n'avait pas de miroir pour faciliter les choses mais il allait faire de son mieux. Prenant une cuillère pour s'aider, il étala légèrement la crème de sorte à dessiner quelque chose avec sur son propre torse. Lentement, le nom NORA apparaissait, fait entièrement de crème. Il jeta un oeil au rendu final et semblait satisfait de lui. Cependant, il manquait un petit quelque chose. Balayant la pièce du regard, il repéra une corbeille de fruits. Il observa ce qu'il y avait et attrapa une fraise qu'il conserva pour le moment entre ses doigts. Le dessert était prêt, il ne restait plus qu'à le servir.

Retournant à la salle à manger, il prit son temps pour s'avancer jusque devant Eleonnora. Elle ne devait pas s'attendre à un tel résultat. Il s'arrêta juste devant elle et s'assit sur la table tout en la regardant. Ce n'était pas vraiment un véritable dessert mais était-ce pire ? Lavi aimait s'amuser et actuellement, il s'amusait comme un petit fou. Il n'y avait de toute façon personne pour les déranger alors pourquoi ne pas se laisser aller ? Pour une fois qu'ils n'étaient pas à la Congrégation et devaient constamment rester sur leurs gardes, ils pouvaient bien en profiter...


« Bon appétit... » fit-il avec un large sourire avant de caler la fraise entre ses lèvres

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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Dim 3 Fév - 21:58

Eleonnora n’avait jamais été proche de ses parents, même en termes de distance. Lorsqu’ils mangeaient à la table du manoir familial, ils s’installaient souvent l’un à l’opposé de l’autre afin de ne pas se parler. En fait, les relations entre les parents de la jeune femme n’avaient jamais été très bonnes. Au fil des années, cela se dégradait. Elle avait donc l’habitude de manger seule, s’installant auprès de la personne avec qui elle désirait partager son repas selon son humeur de la journée. Cependant, aujourd’hui, avec Lavi, c’était différent. Ils allaient s’installer l’un en face de l’autre afin de pouvoir se parler, se regarder, se toucher. Ils allaient être près l’un de l’autre car ils adoraient cette proximité et ils ne pouvaient le nier.
Le rouquin affirmait qu’il ne pouvait s’éloigner de sa future femme, même pour le repas. Il jouait à merveille son rôle de fiancé, comme s’il l’avait toujours fait. En fait, il n’avait rien changé à sa façon de s’adresser à elle, de l’embrasser, la câliner. Elle réalisait peu à peu que ce petit jeu était de plus en plus vrai à ses yeux. Certains sentiments ne pourront rester dissimulés définitivement. Un jour ou l’autre, elle craquera et lui dira à quel point elle l’a… l’adorait. Pour l’instant, elle devait réussir à s’avouer la véritable nature de ses sentiments et cesser de se convaincre que leur relation n’était que physique.


-« Comme si j’allais m’éloigner de mon tendre fiancé alors que je peux être si près de lui, le toucher, l’embrasser, le caresser… » Elle se tue avant de se laisser aller dans un discours de romantisme qui représenterait trop bien le fond de sa pensée qu'elle tenait tant à lui cacher. Puis, elle repris bien rapidement pour ne pas qu’il se pose de questions. « Et si tu es trop loin de moi, je ne pourrais pas te tripoter sous la table. »

Elle laissa Lavi s’occuper de la vaisselle, le laissant mettre la table. Pendant ce temps, elle termina la préparation du repas qu’elle versa dans un plat. Elle mena le tout à la salle à manger, sans s’attendre à ce que le rouquin surgisse derrière elle afin de la surprendre. Il faisait preuve de tendresse et d’affection avec elle, ce à quoi elle n’avait jamais réellement eu droit dans son enfance. Soit elle servait de poupée, d’objet d’exposition et de beauté totalement inutile et superficiel, soit elle servait de futur soldat dans une guerre sans fin. Elle n’était là que pour offrir une descendance à cette riche famille et le savait bien, malheureusement. Elle avait enchainé conquêtes sur conquêtes à l’aube de l’âge adulte, recherchant tant bien que mal de l’affection chez les différents hommes qu’elle charmait. À présent, elle avait trouvé l’homme parfait, mais savait que leur relation était impossible. Était-elle vouée à souffrir de l’absence d’amour ? Mourir seule et mal-aimée ? Lorsqu’elle repensait à cette relation impossible entre Lavi et elle, elle réalisait que si. Ils pouvaient passer du bon temps ensemble, mais elle savait que le rouquin devra quitter la Congrégation, un jour. Et elle, que fera-t-elle ? Elle n’en savait rien. Si elle aurait pu tout quitter pour vivre une vie d’amour tendre et passionné avec un homme qui savait la traiter à sa juste valeur, elle le ferait. Cependant, dans le cas actuel, le problème restait le même : impossible de s’impliquer sentimentalement avec Lavi.

Une fois installés à la table, ils mangèrent sans se priver. Lavi avait rapporté une bonne bouteille de vin qu’ils dégustaient tout au long du repas. Ils ne parlaient pas vraiment, occupés à remplir leurs estomacs. Une fois le plat de pâtes et de légumes terminé, Eleonnora alla porter la vaisselle à la cuisine, aidée de son fiancé. Comme ils n’avaient pas terminé la bouteille de vin, elle pénétra dans la salle à manger, bien décidée à ne pas laisser une seule goutte d’alcool dans son verre. Au passage, elle embrassa Lavi, puis lui parla du fameux dessert dont il avait fait illusion, un peu plus tôt. Intriguée, elle le regarda filer à la cuisine.

Pendant les longues minutes où il était absent, Eleonnora buvait tranquillement sa coupe de vin, profitant du calme et du silence régnant dans le manoir. Elle était terriblement heureuse de ne pas avoir à côtoyer sa mère pendant les quelques jours où elle squattait la maison familiale. Ainsi, elle pouvait enfin avoir une vie qui lui plaisait. Une vie où elle ne manquait de rien et pouvoir passer du temps avec celui qu’elle affectionnait.

Quelques minutes plus tard, Lavi vint s’installer sur la table, tout près d’elle. En levant les yeux de sa coupe de vin, elle constata qu’il ne portait pas de chandail. Encore plus drôle, il avait inscrit son surnom sur son torse avec de la crème fouettée. Sa première réaction fut de rire, visiblement amusée. Elle posa sa coupe sur la table, puis se leva. Finalement, elle avait encore faim.

Elle lécha l’une des lettres inscrites avec la crème fraîche. C’était tout simplement délicieux, mais elle ne comptait pas s’arrêter là. Elle monta à son tour sur la table, s’installant à califourchon sur lui afin de croquer la fraise qu’il avait entre les lèvres d’un geste tendre et sensuel. Après avoir avalé son morceau de fruit, elle embrassa langoureusement son amant. Lorsqu’elle eut le courage de séparer ses lèvres des siennes, elle retira le pull qu’elle portait afin de ne pas le salir. Et puis, elle avait une petite idée derrière la tête. Elle passa son index sur le torse du rouquin, récoltant de la crème qu’elle étendit juste au-dessus de ses seins, comme une invitation à gouter. Cependant, désireuse de le laisser languir un peu, de le faire patienter, elle ne le laissa pas la toucher. Elle le coucha sur la table afin de lécher la crème qu’il avait sur le torse.

Au bout d’un moment, elle avait bien mangé. Elle se redressa et essuya ses lèvres. Elle avait retiré la majorité de la crème avec appétit. Elle fixait son amant, un petit sourire coquin sur les lèvres. Elle avait une idée en tête et ne tardera pas à l’exécuter. Déboutonnant lentement le pantalon de Lavi, elle ne tarda pas à lui retirer et le jeter en bas de la table. De toute façon, il n’y avait aucun domestique dans le manoir. Personne ne pourrait les observer et encore moins les déranger. Un petit sourire coquin sur les lèvres, elle se pencha sur le rouquin.


-« C’était un délicieux dessert, mais j’ai encore faim. Et je sais exactement qu’elle friandise je veux. »

Elle lui fit un petit clin d’œil coquin avant de l’embrasser passionnément. Elle avait oublié sa coupe de vin à moitié vide, elle ne pensait pas à la chaise qu’elle venait de renverser d’un coup de pied. Elle ne pensait qu’à Lavi. Certes, elle avait des tendances nymphomanes, mais ce n’était pas seulement pour cette raison qu’elle avait tant envie de lui alors qu’ils avaient laissé libre cours à leur pulsion, bien plus tôt dans la journée. Dans ses bras elle se sentait importante. Elle se sentait aimée. Elle se sentait désirée. Elle se sentait bien plus vivante. Il ne réalisait pas à quel point il lui faisait du bien, à quel point il la rendait heureuse. Si elle ne pouvait l’aimer, si elle ne pouvait être avec lui, il ne lui restait plus qu’à lui offrir son corps, encore et encore, tant qu’elle le pourra.
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Lavi
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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Lun 4 Fév - 10:12

Pendant un moment, Lavi avait cru être amoureux. Ce n'était que récemment qu'il s'était ouvert aux sentiments et qu'il les découvrait vraiment. Même avec toute la culture du monde, il ne pouvait comprendre certaines choses sans les avoir déjà ressentie. Pour lui, c'était très nouveau. Rien que l'amitié était un sacré pas en avant mais celui lui plaisait énormément. Mais il n'y avait pas que ça. A force de fréquenter ces gens pendant des années, il s'était attaché à eux. Et à certains plus qu'à d'autres. Ainsi, il s'était rapproché d'Allen facilement. Si au départ c'était parce qu'il était une cible intéressante pour les bookmen, à présent, c'était essentiellement parce qu'il était son ami. Il y avait Lenalee aussi mais là, c'était différent. Il éprouvait pour elle quelque chose de plus difficilement identifiable. Il désirait la protéger, veiller sur elle, que jamais rien ne lui arrive de mal. En fait, il avait tout simplement penser l'aimer. Ce devait bien être de ça dont il s'agissait, non ? Mais à présent, il voyait les choses autrement sans trop savoir pourquoi. Non, ce n'était pas de l'amour. Il en prenait juste soin comme l'on tenait à une soeur. Elle était précieuse à ses yeux mais il ne nourrissait aucune autre sorte de sentiments à son égard. De plus, il savait qu'Allen avait un petit faible pour elle. Pas question donc d'interférer entre eux.

Mais pourquoi s'était-il rendu compte de ce changement ? Parce qu'il n'arrivait pas à expliquer ce qu'il ressentait pour Eleonnora ? Sans doute. Elle était son amie, il ne pouvait le nier. Dotée d'un caractère très particulier, elle n'était clairement pas là pour se faire des amis ni pour s'amuser. Elle voulait rester professionnelle et sérieuse afin d'être respectée dans son rôle d'exorciste. Pourquoi les choses avaient-elles été différentes entre eux ? Parce qu'il était allé la chercher sur le lieu de son autre travail ? Possible, difficile à dire. En tout cas, il y avait entre eux une attirance physique indéniable. A force de se côtoyer, ils étaient devenus amis, tout simplement. Pourtant, elle restait une amie à part puisqu'ils entretenaient une relation particulière. Cette relation, ils n'avaient même plus besoin de la cacher aux yeux des autres puisqu'Eleonnora s'était arrangée pour le faire passer pour son fiancé. C'était une riche idée car ils pouvaient ainsi se comporter comme ils le désiraient. Et au final, ça ne changeait pas grand chose. La seule différence était qu'ils n'avaient plus besoin de mentir. Pour le reste, ils agissaient naturellement l'un envers l'autre, personne ne se forçait.

Et justement, pour une fois que Lavi ne jouait pas un rôle qu'il était censé jouer, il n'était plus certain de ce qu'il ressentait vraiment. C'était plus simple de s'accrocher à un rôle et de s'y tenir. Là, il était en roue libre et cela lui plaisait tout autant que cela lui faisait un peu peur. Nourrissait-il pour Eleonnora des sentiments qu'il ne devrait pas avoir ? Il avait envie d'être près d'elle, de la toucher, de l'embrasser... Hé mais n'était-ce pas exactement ce que venait de dire la russe ? Elle lisait dans ses pensées ? Ah, non... Elle désignait juste son rôle de fiancé... C'est ça... Son rôle. Il n'avait de toute façon pas le droit de ressentir autre chose que de l'amitié pour elle. Il n'avait pas le droit d'aimer qui que ce soit. C'était mieux comme ça. De toute façon, une belle fille comme elle n'aurait aucun mal à trouver un homme si elle le désirait. Lavi essaya de penser à autre chose, se concentrant sur ce que disait Eleonnora. Sa dernière réplique le fit rire. Décidément, il était doué pour passer d'un état d'esprit à un autre.


« Au pire, tu le fais dans ma tête. Mais j'avoue qu'c'est tout de même beaucoup moins agréable ! Et puis, de ce que je sais, les couples mariés ont tendance à manger chacun à un bout de la table. J'ai jamais trop compris l'intérêt mais puisqu'on est pas encore mariés techniquement... autant en profiter pour éviter certaines règles idiotes. Et puis, ce n'est pas comme si quelqu'un allait nous déranger ! »

Le repas se dégusta rapidement et il fut temps de passer au dessert. Lavi avait une petite idée en tête et il était certain que cela plairait à Eleonnora. Ils adoraient s'amuser et passer du bon temps ensemble alors s'il cumulait les deux, c'était parfait, non ? Un petit tour à la cuisine lui suffit à dessiner le surnom de la jeune femme à l'aide de crème fouetté sur son torse découvert. Une belle invitation non ? Fier de lui, il se rendit dans la salle où patientait la russe puis s'installa devant elle. Le résultat fut immédiat, elle se mit à rire. Aucun doute, cela lui plaisait. L'entendre rire faisait chaud au coeur du rouquin qui souriait largement. Eleonnora se lança finalement à l'assaut des lettres dessinées, en dévorant une. Lavi la regardait faire avec amusement puis l'attrapa dans ses bras lorsqu'elle vint s'asseoir sur lui. Il veilla cependant à ne pas la serrer contre lui pour ne pas étaler de crème fouettée partout. Il aurait été dommage de gâcher ainsi un si beau dessert fait maison !

Puisqu'elle avait croqué une partie de la fraise qu'il avait entre les dents, Lavi avala l'autre morceau afin de pouvoir répondre à son baiser . C'était vraiment un excellent dessert... Eleonnora retira finalement son haut avant d'étaler un peu de crème au dessus de sa poitrine, lui donnant un nouvel attrait. Le rouquin pencha la tête pour s'en rapprocher mais ne pu malheureusement en profiter puisque la jeune femme en avait décidé autrement, le forçant à s'allonger. Ce n'était pas pour lui déplaire et il se laissa faire, même s'il languissait un peu de pouvoir récolter cette crème. Puisqu'Eleonnora dégustait le reste de crème, il fit part de ce qu'il ressentait.


« Tu sais qu'on peut comparer ça à de la torture... ? » fit-il remarquer à propos de cette crème qu'il n'avait pas eu le loisir de récolter

La crème avait presque totalement disparue mais la russe ne comptait pas en rester là, il le voyait bien à son regard. Il la laissa donc se débarrasser de son pantalon lentement, en profitant pour se redresser afin de venir lécher ce surplus de crème qu'elle avait sur elle. Une fois son vêtement ôté, il s'attaqua à celui de la jeune femme, lui réservant le même sort. Elle jouait à merveille à ce petit jeu et il lui rendit son baiser passionné sans se retenir, se moquant bien de renverser le verre ou la bouteille de vin. Plus rien d'autre ne lui importait à part elle. Heureusement qu'ils avaient débarrassé la table en grande partie...

Dans les bras l'un de l'autre, ils étaient bien. Ils se comprenaient, savaient ce qu'ils aimaient, se complétaient parfaitement. Même lorsque leurs ébats furent terminés, ils restèrent l'un contre l'autre, s'offrant un petit moment de tendresse. Lavi embrassa Eleonnora sur la tempe puis se laissa finalement tomber en arrière, se retrouvant à nouveau dos à la table, fermant les yeux. Il était bien mais un peu épuisé. Il ignorait combien de temps il était resté ainsi mais lorsqu'il ouvrit les yeux, il n'y avait plus personne. Même les yeux fermés, il avait senti la jeune femme se décoller de lui mais il avait supposé qu'elle se rhabillerait simplement, pas qu'elle partirait. Etonné, il se redressa et regarda autour de lui. Une porte venait de se fermer à l'autre bout de la pièce. Pourquoi partir de la sorte... ? Ne sachant pas trop à quoi s'en tenir, le rouquin descendit de la table pour se rhabiller afin d'aller la chercher. Seul problème : ses vêtements avaient disparus.

Il comprenait à présent pourquoi elle était partie si vite. La partie de cache-cache... Il l'avait presque oublié. Taquine comme elle l'était, elle s'était sans aucun doute emparé des vêtements pour aller les cacher quelque part, le forçant ainsi à lui courir après dans son plus simple appareil. Heureusement que les serviteurs ne risquaient pas de les voir. Lavi se dirigea donc d'un pas rapide vers la porte qu'il avait vu se fermer puis arpenta les couloirs, regardant tout autour de lui pour voir s'il ne distinguait pas un indice quelconque. Même pas une chaussette qui trainait pour lui donner un indice !

Au détour d'un couloir, il tomba finalement sur quelqu'un. Mais ce n'était pas Eleonnora... Igor s'était stoppé et observait Lavi d'un oeil intrigué même s'il ne disait rien. Il ne devait pas s'attendre à croiser le fiancé de sa maitresse complétement nu... ou presque. La seule chose qu'il portait encore, c'était son bandana qui maintenait ses cheveux hors de son champ de vision. Aussitôt, le rouquin essaya plus ou moins de se dissimuler derrière ses mains, gêné par la situation. Mais que fichait-il ici lui ?! Vu la pile de serviettes qu'il portait, sans doute venait-il rapporter du linge propre... Lavi se racla la gorge et fit un sourire naturel à l'homme, comme si tout était normal.


« Oh vous êtes là Igor ! Vous tombez bien, vous allez sans doute pouvoir m'aider. Eleonnora m'a joué un tour et a profité d'un moment d'inattention pour me voler mes vêtements ! Enfin ça vous l'avez sans doute constaté... Elle m'a bien eu ! Vous ne l'auriez pas vu passer à tout hasard... ? »

Le majordome, bien que perplexe, fit honneur à son rôle et tendit une serviette à l'apprenti bookman pour qu'il puisse avoir au moins un petit quelque chose sur le dos. Ce dernier l'enroula autour de sa taille et l'écouta énumérer les différentes cachettes qu'utilisait la jeune femme lorsqu'elle était petite. Il nota bien chaque endroit puis remercia l'homme, s'excusant une nouvelle fois avant de repartir en trottinant. Les placards de la cuisine... Non. Il raya cette option car c'était trop proche de leur endroit de départ. Sous son lit ? Lavi choisit cette option puis se dirigea à l'étage vers la chambre. Une fois là, il avança doucement et se pencha pour regarder sous le meuble. Pas de trace de qui que ce soit. Il sortit de la chambre et se dirigea ensuite vers la bibliothèque. Une fois à l'intérieur, il avança doucement, regardant autour de lui. Il n'y avait pas cinquante endroits où se dissimuler. Contournant le bureau, il s'arrêta derrière et poussa la chaise lentement. Finalement, il s'accroupit devant, l'oeil plissé. Eleonnora était là, accompagné du tas de vêtements. Elle-même n'était pas très couverte, juste vêtue de... du tshirt de Lavi et de ses sous vêtements.

« Dis donc, voleuse... t'as quelque chose qui m'appartient je crois ! Mon pantalon... mon tshirt... mes vêtements quoi... et surtout, ma femme ! Rend les moi ou je s'rais dans l'obligation de te torturer ! » lança t-il en essayant d'avoir l'air menaçant bien qu'il avait du mal à dissimuler son sourire amusé

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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Lun 4 Fév - 19:53

Eleonnora ne s’était jamais vue mariée, coincée avec un homme qu’elle finira peut-être par détester au fil des années. Elle aimait sa liberté d’entretenir une relation avec qui elle le désirait, quelle qu’elle soit. Cependant, elle avait commencé à changer d’idées. Être aussi libertine qu’elle était très mal vue dans son pays, à cette époque. Elle n’avait pas le choix d’être discrète, surtout pour ne pas que tout cela se rende aux oreilles de sa célèbre et riche famille. Le nom des Davidoff n’était pas inconnu à une bonne partie de la population.
Jamais la jeune femme n’aurait cru se calmer un jour. Elle n’aurait jamais pensé qu’elle aurait envie de vivre une histoire avec un seul et unique homme. C’était Lavi qui lui avait fait réaliser qu’elle ne voulait plus butiner d’homme en homme. Le seul qu’elle désirait, c’était lui.

Bien évidemment, avec sa chance légendaire en amour, Eleonnora était tombée amoureuse du seul homme avec qui elle ne pouvait avoir une relation. C’était tout simplement impossible. Ils avaient décidé dès le début que leur relation ne serait que purement physique. Chacun de leur côté, ils pouvaient se permettre de faire ce qu’ils désiraient avec qui ils le désiraient. Ainsi, ils s’évitaient de se compliquer la vie avec les sentiments. Malheureusement, ceux-ci avaient tout de même décidé d’entrer en jeu. Que faire, à présent ? Ne rien dire. C’était tout ce qu’elle pouvait faire.

Heureusement qu’ils avaient commencé à manger. Ainsi, Eleonnora pouvait constamment avoir la bouche pleine, ce qui lui évitait de dire d’autres conneries à l’eau de rose. Elle s’était un peu laisser aller dans ses paroles, avec Lavi, quelques instants plus tôt. Elle avait corrigé cela à sa façon afin que ça ne paraisse pas trop suspect. Cela semblait avoir fonctionné. Ils mangèrent sans trop discuter, trop absorbés par le repas qu’ils avaient devant eux. Une fois que les assiettes furent vides, ils débarrassèrent la table. Il était maintenant temps de passer au dessert tant attendu, comme le suggérait Eleonnora. Elle avait bien hâte de savoir ce que Lavi allait lui préparer. Sans plus attendre, ce dernier fila à la cuisine, pour en revenir quelques minutes plus tard avec toute une surprise…

Il s’était tartiné de crème fraiche, puis avait glissé une fraise entre ses lèvres, attendant patiemment que la jeune femme, assise près de lui, vienne goûter son succulent dessert. C’est ce qu’elle fit sans plus attendre, léchant une partie de la crème avant de croquer dans le fruit. Elle ne comptait pas manger tout cela toute seule. Lorsque Lavi eut avalé son morceau de fraise, la jeune femme l’embrassa passionnément, s’installant à califourchon sur lui avant de le coucher sur la table. Elle se pencha sur lui pour manger le reste de la crème, non sans avoir retiré son propre chandail pour s’en étendre sur la poitrine. Elle aimait s’amuser, se laisser désirait. Elle voulait que Lavi ait envie d’elle. Justement, c’était bel et bien le cas.
Le jeune homme comparait son traitement à de la véritable torture. Il se laissait faire puisqu’elle l’obligeait à rester couché le temps qu’elle se régale de la crème présente sur son torse. Lui, il ne pouvait accéder à sa poitrine qui était couverte du même ingrédient. Comme pour l’embêter davantage, elle prenait encore plus de temps pour manger son dessert.


-« J’adore te torturer. C’est mal ? »

Bien évidemment, avec ces deux amants, on ne pouvait s’attendre à ce que les choses s’arrêtent là. Le pantalon de Lavi ne tarda pas à voler, suivit du reste de ses vêtements, ainsi que ceux d’Eleonnora. Ils n’avaient pas besoin de parler, leurs corps le faisant très bien pour eux. Bien que la table de la cuisine ne soit pas l’endroit le plus confortable, cela ne les empêchait pas de se sentir bien. Ils étaient ensemble, c’était tout ce qui comptait.
Lorsque leurs ébats furent terminés, Eleonnora resta étendue contre son amant. Elle n’avait pas envie de se séparer de lui, même s’il était un peu collant à cause de la sueur et de la crème. Elle se fichait de cela. Elle voulait seulement rester contre lui. Combien de temps était-elle restée à ses côtés, se prenant la tête avec ces sentiments qu’elle tentait vivement d’oublier. Le meilleur moyen de ne plus y penser était de se trouver une activité qui allait lui changer les idées.

Quittant très lentement la table, la jeune femme décida qu’il était temps de faire cette fameuse partie de cache-cache. Elle enfila rapidement ses sous-vêtements, puis attrapa le chandail de Lavi. Elle n’avait pas envie de remettre le sien. Et puis ainsi, elle pourra s’imprégner de son odeur, comme s’il était auprès d’elle. Ramassant tous les vêtements au sol, elle fila en vitesse hors de la pièce, avant que son amant ne se réveil. Elle devait trouver une cachette au plus vite. Fouillant dans sa mémoire, elle rechercha les endroits où elle avait l’habitude de se cacher lorsqu’elle était gamine. Il y en avait tellement ! Elle opta pour un endroit du manoir que Lavi avait déjà vu. Ainsi, elle ne restera pas cachée indéfiniment. Le but était qu’il la trouve à un moment où à un autre.

Elle pénétra dans la bibliothèque, puis se cacha sous le bureau, posa le tas de vêtement à ses côtés. Elle s’adossa contre l’une des parois du meuble et posa ses pieds contre l’autre. Maintenant, elle attendait impatiemment l’arrivée de son amant. Elle ne savait combien de temps elle était restée cachée. Au bout d’un moment, la porte de la pièce s’ouvrit. Elle entendait des pas. Elle vit la chaise posée devant le bureau être lentement déplacée. Puis, Lavi s’accroupit, apparaissant soudainement dans son champ de vision. La jeune femme ne pouvait s’empêcher de rire alors qu’il la traitait de voleuse. Il désirait ravoir ses vêtements, mais également l’avoir elle
.Amusée, Eleonnora sorti de sa cachette, poussant son amant au sol avant de s’installer au-dessus de lui. Elle l’aurait bien embrassé si elle ne riait pas autant. Elle tenta de se calmer un peu, de reprendre son calme. Elle se demandait où Lavi avait bien pu la chercher avant de la trouver ici. Il avait probablement fait un tour dans l’une des salles de bain afin de se trouver une serviette pour se cacher.

-« D’où tu sors cette serviette ? Tu avais froid ? »

Elle ne pouvait s’empêcher de rire davantage. Elle se redressa afin de s’assoir sur son amant. Les manches de son chandail étaient un peu longues pour elle et elle ne cessait de les remonter. Une fois à sa chambre, elle changera de tenue. Elle désirait avant tout prendre une douche bien méritée. Se levant, la jeune femme attrapa la boite de journaux. Elle s’était calmée et avait cessé de rire.

-« Tu viens ? On va monter prendre une douche ! »

Sans même lui laisser le temps de s’habiller, elle quitta la pièce. Elle comptait sur lui pour prendre les vêtements. Une fois à l’étage, elle posa la boite sur le sol, au pied du lit, puis marcha vers la salle de bain reliée à sa chambre, retirant le peu de vêtement qu’elle portait comme si rien n’était. Elle fit couler l’eau de la douche et se glissa en dessous en attendant que son amant vienne la rejoindre. S’il venait la rejoindre.
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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Mar 5 Fév - 11:50

Lorsque l'on était seul, il était simple de prendre ses propres décisions et d'envisager les conséquences. Mais qu'en était-il lorsque les décisions devaient être prises à deux ? Si au départ, cela avait été simple pour Eleonnora et Lavi, à présent le rouquin le regrettait un peu. La jeune femme tenait à sa liberté et aimait profiter de sa vie comme elle l'entendait et ça, il le comprenait très bien. Il faisait la même chose après tout, bien qu'un peu plus limité de part son statut particulier. Mais cela ne l'empêchait pas d'en profiter tout de même. Malgré tout, au fil du temps, ils ne se fréquentaient plus que l'un l'autre. Les autres avaient perdu leur intérêt et une certaine symbiose s'était formée entre Lavi et Eleonnora. Ils ne s'étaient sans doute pas attendus à s'entendre aussi bien mais ils avaient été clairs dès le début afin qu'il n'y ait aucun problème : ce n'était que physique. Impossible donc de rajouter quoique ce soit de plus. Pourtant, ils ne pouvaient nier qu'il y avait une certaine tendresse entre eux, doublée d'une proximité plus que certaine. Il aurait été stupide de dire qu'ils ne se comprenaient pas et qu'ils se fichaient l'un de l'autre. Leur relation était certes étrange mais elle était plus que sincère. Pour preuve : eux qui avaient l'habitude de changer de partenaire comme de chemise ne se fréquentaient plus qu'entre eux. Ils s'étaient trouvés et ne comptaient plus se lâcher. Seulement, leur relation ne pouvait aller plus loin que celle qu'ils entretenaient à l'heure actuelle et ils le savaient. Mais quelque part, Lavi doutait de ses réels désirs. Que voulait-il au final ?

Il ne voulait plus y penser, il ne voulait plus se tourmenter avec des suppositions idiotes et sans fin. Il préférait profiter du moment présent en compagnie d'Eleonnora. Ici, chez elle, ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient sans avoir peur des retombées. C'était une véritable bénédiction, un soulagement certain. Ne plus avoir peur de commettre d'erreurs, ne plus avoir peur de tout perdre juste parce qu'ils se feraient prendre, tout cela était loin d'eux. Lavi se sentait plus vivant que jamais. Il avait le sentiment de vraiment exister aux yeux de quelqu'un d'autre. Mais s'il n'était plus là, il supposait que la jeune femme n'aurait aucun mal à passer à autre chose. Il était une passade, rien de plus, il n'y avait rien de sérieux entre eux. C'était en tout cas ce dont il voulait se persuader. C'était mieux ainsi, penser de la sorte permettait de ne pas souffrir à force de trop espérer.

Le repas qu'ils avaient fait et partagé s'était parfaitement bien déroulé. Et à l'heure du dessert, le rouquin s'était un peu amusé, certain de faire plaisir à Eleonnora. Et il n'avait pas eu tort. Cela l'avait fait rire et elle n'avait pas perdu une minute avant de savourer le fameux dessert. Une autre personne aurait peut-être été choquée ou déstabilisée mais pas elle. Elle était comme lui. Ou plutôt l'inverse, il était comme elle. A travers ce mode de vie, il s'était trouvé un équilibre, quelque chose qu'il avait envie de faire, de vivre. Ce n'était pas forcément un cadeau pour lui qui serait forcé d'abandonner tout ça à un moment ou à un autre mais il préférait juste en profiter pour le moment. Et ils en profitaient tous les deux, assis sur la table à déguster la crème fouettée. Enfin pour le moment, seule la russe en profitait puisque Lavi était dans l'incapacité de faire quoique ce soit. Il l'accusa même de le torturer, l'empêchant d'atteindre ce qu'il désirait. Et cela semblait l'amuser d'autant plus.


« C'est très très mal... Faut pas frustrer un homme. » signala t-il avec malgré tout un sourire amusé

Au fond, il savait très bien qu'il aurait ce qu'il voulait, ce n'était qu'un jeu, il n'était pas sérieux. Peu après, il n'y avait plus que la crème qui les habillait, le reste avait disparu. Peu importait l'endroit et le moment, il n'y avait que leur envie respective, mêlée à une bonne dose de tendresse, qui comptait. Lavi se sentait bien, il se sentait toujours bien avec elle. Si bien qu'après leurs ébats, il pouvait rester simplement allongé contre elle pendant des heures. En temps normal, il était rare qu'il s'éternise mais avec elle, c'était différent. Un peu fatigué, il somnola même sans vraiment s'en rendre compte, ce qui laissa tout le loisir à Eleonnora de lui jouer un tour. Elle était partie avec les vêtements. Tous leurs vêtements.

Lorsque le rouquin se redressa, il constata qu'il était seul. Seul et nu comme un ver. Il ne lui restait plus qu'une solution et il se mit à trottiner dans le manoir à la recherche de la voleuse de textile. Il ne s'attendait certainement pas à tomber sur Igor... Sans doute aussi gênés l'un que l'autre, ils discutèrent brièvement, Lavi récoltant au passage informations et serviette pour être un minimum présentable. Au moins le vieil homme ne s'était pas offusqué... ou alors il le cachait plutôt bien. Après avoir fouillé diverses cachettes sans succès, l'apprenti bookman se dirigea vers la bibliothèque. Tirant la chaise qui la dissimulait sous le bureau, Lavi retrouva la fuyarde, s'accroupissant à sa hauteur pour la gronder. Cette dernière le poussa et, sans équilibre dans cette position, il tomba à la renverse. Sans avoir le temps de se redresser, Eleonnora vint s'installer sur lui, l'empêchant pour de bon de bouger. Elle riait, visiblement très amusée par la situation. Lavi ne pouvait s'empêcher de sourire et de rire à son tour en la voyant ainsi. Elle était tellement loin de cette personnalité qu'elle s'évertuait à montrer aux autres lorsqu'elle était à la Congrégation... Il se sentait chanceux de pouvoir la connaitre sous son vrai jour, car c'était comme ça qu'elle était le mieux. Il était le seul, avec son coéquipier, à pouvoir en profiter.


« Tu es encore plus belle quand tu ris. » murmura t-il comme pour lui-même

Feignant d'être fâché, Lavi croisa les bras sur son torse en la toisant, sourcils froncés. Cependant, il avait du mal à ne pas sourire et cela faussait tout ce qu'il essayait de faire. Son rire se fit de nouveau entendre lorsqu'Eleonnora aborda le sujet de la serviette. Si elle savait ! Mais il comptait bien le lui dire... Il n'avait pas spécialement froid, ne cherchant pas ses vêtements pour ça, mais il n'avait eu d'autre choix que d'accepter la fameuse serviette tendue par le vieil homme.


« En fait, c'est Igor qui me l'a donné... Oui oui, Igor. Je l'ai croisé dans le couloir... J'te raconte pas sa tête, ça valait le coup d'oeil ! Je m'attendais pas à le voir là et... lui non plus. Enfin en tout cas, pas tout nu. Tu vois c'que tu me forces à faire hmm ? Maintenant j'ai perdu toute crédibilité aux yeux de ce pauvre homme ! J'vais avoir une réputation d'exhibitionniste auprès de tes serviteurs ! D'ailleurs c'est lui qui m'a dit où j'avais le plus de chances de t'trouver. Il te connait bien ! »

A présent que la jeune femme s'était redressée, il pouvait mieux constater que son haut était bien trop grand pour elle. Il n'y avait qu'à voir les manches qu'elle remontait pour avoir les mains libres, c'était presque touchant. Quelle idée aussi d'avoir enfilé ça à la place de son propre haut. Mais quelque part, c'était comme si elle s'appropriait le vêtement et cela faisait plaisir à Lavi même s'il ne fit aucune remarque sur le sujet. Puisqu'elle s'était levée, il en profita pour faire de même. Eleonnora s'était saisie de la boite à trésors et se dirigeait vers la sortie de la pièce, faisant remarquer qu'ils méritaient bien une bonne douche. Elle s'était éclipsée si vite qu'il n'avait rien eu le temps de dire. Au moins, il avait récupérer en partie ses vêtements et hérité des siens. Inutile de se rhabiller de toute façon à présent. Il se pencha pour ramasser le tout, un peu en boule, et prit à son tour la porte de sortie. Il monta l'étage et déposa les vêtements sur le lit. La boite de documents qu'Eleonnora transportait était déjà là, preuve qu'elle était passée par ici. Il supposait à présent qu'elle était à la salle de bain.

S'y dirigeant à son tour, il entendit l'eau couler avant de la voir elle. Il referma la porte, abandonna sa serviette sur le sol puis vint la rejoindre sous l'eau, la prenant aussitôt dans ses bras. Ne pouvait-il pas se contenter de prendre une douche ? De se laver et d'aller dormir, tout simplement ? Non, il avait besoin de la tenir contre lui, de dormir près d'elle. C'était complétement stupide et il le savait. Il n'était pas censé avoir besoin d'elle ou de sa présence mais c'était comme ça, il la voulait. Ce sentiment allait lui jouer des tours, de douloureux tours mais il n'arrivait pas à en faire fi pour le moment. Surtout pas lorsque personne n'était là pour les juger. Doucement, il passa ses mains le long de son corps, attrapant le savon avant de continuer.


« Dommage qu'on ne puisse s'attarder là. Mais il parait que toutes les bonnes choses ont une fin. »


Après avoir profité d'une bonne douche chaude, ils s'essuyèrent tranquillement avant que Lavi ne décide de transporter Eleonnora dans ses bras jusqu'à la chambre où il la déposa sur le lit, dégageant leurs vêtements d'un geste de la main lorsqu'il l'y rejoignit. Penché au dessus d'elle, appuyé sur les avant-bras, il la regardait simplement, comme s'il ne l'avait jamais vu avant.


« Merci. » fit-il simplement sans plus d'explications

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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Mar 5 Fév - 14:56

Le rire était le meilleur moyen de combattre les mauvais sentiments qui entourait la pauvre Eleonnora. Elle n’était pas triste, ni même en colère, loin de là. Elle était tourmentée. Tourmentée par les profonds sentiments que son cœur faisait naitre en elle. Elle tentait de renverser le processus, de faire cesser tout cela. Elle ne pouvait aimer. Elle ne pouvait l’aimer, lui. C’était un amour impossible qui la blessera… mais qui lui apportera également un grand bonheur. Pourquoi cela devait lui arriver ? Ne pouvait-elle pas être aimée ? Pas par Lavi.

Le jeune homme et elle avaient mis les choses au clair dès le début : pas de sentiments. Cependant, en passant leur temps ensemble, autant à batifoler qu’à discuter et s’amuser, ils avaient appris à se connaitre, s’attachant l’un à l’autre. Là avait été leur première erreur. Ce n’était pas pour rien que la jeune femme ne revoyait jamais les hommes avec qui elle couchait. Elle s’empêchait ainsi de s’attacher à eux et vice-versa.

Malgré tout cela, Eleonnora ne regrettait pas d’être ici avec Lavi. Elle ne regrettait pas le temps passé avec lui. Elle ne regrettait rien de sa relation actuelle avec lui. Elle regrettait seulement de souffrir de tout cela. Elle ne pouvait rien dire à son amant. Et s’il préférait mettre un terme à leur relation actuelle afin de prendre du recul, de s’éloigner d’elle afin d’éviter que tout cela évolue en quelque chose de bien plus sérieux ? Elle préférait se taire, même si cela était difficile. Elle avait tellement envie de lui dire. Mais lui dire quoi ? Qu’elle ressentait quelque chose d’étrange envers lui ? Qu’elle pensait être amoureuse ? Elle ne le savait pas elle-même. Elle voulait se mentir, se convaincre qu’elle ne l’aimait pas d’amour, mais tout cela était faux. Elle pouvait bien se mentir à elle-même, mais elle connaissait la vérité. Les choses seraient-elle plus simples si elle l’acceptait ? Elle avait peur de prendre ce risque.

Après leurs ébats sur la table de la salle à manger, Eleonnora enfila ses sous-vêtements afin d’être un minimum couverte. Elle enfila le chandail de Lavi, sentit son odeur. Elle jeta un coup d’œil à son amant, un sourire attendri sur les lèvres. Avant qu’il ne se réveille, elle remonta les manches trop longues du chandail puis ramassa chaque morceau de vêtement reposant sur le sol. Elle fila avec son butin, prête pour une petite partie de cache-cache.

Cette partie se déroula pendant un bon moment à partir du moment où Lavi fut réveillé. Il la chercha dans le manoir alors qu’elle était cachée dans un endroit qu’il avait visité, un peu plus tôt dans la journée. C’était pour cette raison qu’elle avait décidée de se cacher sous le bureau de la bibliothèque : elle souhaitait qu’il la trouve. Le temps s’écoula et, au bout d’un moment, elle entendit la porte s’ouvrir. Lavi était dans la pièce. Il déplaça la chaise qu’elle avait laissée devant le bureau afin de la dissimulé davantage, puis s’accroupit devant elle. Amusée, elle ne tarda pas à le pousser afin qu’il tombe sur le sol. Elle se plaça au-dessus de lui, hilare. Elle n’arrivait pas à s’arrêter. Lorsqu’elle le questionna au sujet de la serviette, il lui répondit qu’il avait fait la rencontre d’Igor alors qu’il était complètement nu. Les rires de la jeune femme reprirent de plus belle. Elle aurait tant voulu assister à la scène ! Elle imaginait la tête de son majordome lorsqu’il était tombé sur son fiancé, ce qui la faisait rire encore plus fort. Elle posa une main sur ses côtés, ayant mal à force de rire. Elle ne pouvait s’arrêter pour autant. Plus Lavi parlait, plus elle riait. Elle commençait à avoir du mal à respirer. Lorsqu’il se tu, elle en profita pour reprendre lentement son souffle. En se redressant, elle remonta les manches de son chandail, très lentement, prenant le temps de retrouver son calme.


-« Igor connait toute mes cachettes. Je n’ai jamais su comment, mais il arrivait toujours à me trouver lorsque j’étais petite. Il a dû être surpris de te tomber dessus complétement nu ! Le pauvre, j’espère qu’il n’est pas trop troublé. »

Elle laissa échapper un nouveau rire alors qu’elle se levait et attrapait la boite de journaux afin de la porter à l’étage. Lavi pourra ainsi les regarder lorsqu’il en aura envie. Quittant la pièce, elle croisa Igor, tenant un panier à linge dans les mains. Eleonnora lui demanda ce qu’il faisait et il lui expliqua qu’il rendait service à la femme de ménage en allant ranger les serviettes dans la salle de bain, à sa place. Il comptait retourner dans l’aile des serviteurs une fois sa tâche terminée.

-« Vous semblez bien vous amusés avec votre fiancé, Lady Davidoff. Vous n’avez pas changé, depuis tout ce temps. Ça fait chaud au cœur de vous voir sir heureuse. »

-« Merci, Igor. Je ne suis pas la seule qui n’a pas changé, depuis tout ce temps. Je suis heureuse de vous revoir. C’est rare de côtoyer quelqu’un de confiance, de nos jours.»

Sur ces paroles, elle trottina jusqu’à sa chambre, comme si rien n’était. Elle posa la boite au pied de son lit puis fila à la douche. Elle ne tarda pas à s’immerger d’eau brûlante, en profitant un maximum avant que Lavi ne vienne la rejoindre. Lorsqu’il fut à ses côtés, elle leva la tête vers lui et l’embrassa tendrement. Elle se blotti dans ses bras alors qu’il passait doucement le savon sur son corps. Lorsqu’il eut terminé, elle fit de même avec lui, le nettoyant avec soin. Elle sentait l’eau lui couler sur la tête. Quelques mèches lui barraient le visage et elle les rejetait aussitôt vers l’arrière.
Lavi affirmait que toute bonne chose avait une fin. C’était vrai. Ils ne pouvaient rester éternellement dans le manoir. C’était bien dommage. Elle aurait aimé y vivre, seule avec lui. Elle pourrait passer sa vie avec lui sans songer à quoi que ce soit. Elle ne s’était jamais vue en femme au foyer, mais si être au foyer signifiait être avec Lavi, elle pourrait l’accepter.

-« Si une bonne chose se termine, c’est pour laisser sa place à un nouveau moment tout aussi heureux. »

Une fois la douche terminée, elle s’enroula dans une serviette. Elle essuya rapidement son corps. Alors qu’elle tentait d’essuyer un maximum sa chevelure dorée, Lavi l’attrapa, comme un homme le ferait avec une jeune mariée, puis la déposa sur le lit. Penché au-dessus d’elle, il la regardait dans les yeux. Elle faisait de même, sans remuer, comme si elle était devenue une statue de glace. Lorsqu’elle fit un mouvement, ce fut pour caresser tendremetn sa joue. Un merveilleux sourire illuminait ses lèvres rosées.

Il la remerciait. Pourquoi ? Avait-elle fait ou dit quelque chose ? Elle tenta de fouiller dans son esprit, de trouver un moment qui justifierait ses paroles. Il y avait tant de possibilité. Autant il pouvait la remercier pour cette boite de vieux journaux passés date que pour l’avoir savonné alors qu’ils étaient dans la douche. Il ne disait rien d’autre. Il restait silencieux. Il la regardait. Elle n’avait qu’une seule envie en ce moment. Lui dire « Je t’aime. »


Non. Non, elle ne pouvait pas. Elle devait se taire. Dire une telle chose gâcherait tout. Elle ne pouvait le faire. Elle ne pouvait le penser. Elle devait oublier ces mots. Elle ne l’aimait pas. Il était un ami. Elle devait se rentrer cela dans l’esprit. Pas question de lui dire quoi que ce soit en lien avec ses sentiments, bien que cela soit terriblement tentant. Elle se mis une baffe mentale afin de se taire. Elle devait trouver autre chose à dire, changer de sujet. Elle ne devait plus penser à cela.

-« Pourquoi tu me remerci ? Qu’est-ce que j’ai fais ? »

Elle se redressa, posant ses fesses sur le matelas. Elle força Lavi à faire de même afin de pouvoir s’assoir sur lui. Elle l’enlaça, passant ses bras autour de sa taille, puis posant sa tête contre son épaule. De la façon qu’elle était positionnée, elle pouvait facilement lever la tête vers lui afin de contempler son visage. Elle se sentait tellement bien dans ses bras. Fermant les yeux, elle profita de ce tendre moment en compagnie de celui qu’ella aime.

-« Je suis si bien dans tes bras. » Laissa-t-elle échapper, ses lèvres murmurant ces mots qu’elle aurait voulu conserver dans ses pensées.
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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Mar 5 Fév - 19:12

Paradoxalement, Lavi adorait rire. Lui qui ne riait au départ que pour coller à son rôle, faisant l'idiot et agissant avec nonchalance juste pour que les autres l'acceptent plus facilement et ne se méfient pas de lui, à présent il riait vraiment de bon coeur. C'était bien plus plaisant de ne pas avoir à faire semblant et de se laisser aller pour de bon, même si c'était à ses frais. Eleonnora était un peu comme lui quelque part, toujours à devoir faire semblant devant les membres de la Congrégation afin que son père ne soit jamais déçu d'elle et qu'elle puisse conserver le respect qui lui était dû. Mener une double vie n'était pas des plus simples mais c'était ce qu'ils avaient pourtant choisis chacun de leur côté. A présent, ils partageaient une autre vie qu'ils devaient cacher aux autres et pour le moment, ils s'en accommodaient bien. Mais combien de temps cela allait-il durer ? Ils s'étaient déjà fait remarquer par Stephen, ce n'était plus qu'une question de temps avant qu'une autre personne soit au courant.

Ici, en Russie, loin de la Congrégation, ils étaient tranquilles. Même les serviteurs en diraient rien, comme le leur avait demandé Eleonnora. Ils ne se gênaient donc pas pour faire ce qu'ils voulaient où ils le voulaient comme pouvait en témoigner la table de la salle à manger. A vrai dire, ils n'avaient pas besoin de ça pour se sentir bien ensemble mais c'était plus fort qu'eux. Malgré le nombre de fois où ils avaient pu coucher ensemble, ils continuaient de se désirer l'un l'autre, comme au premier jour. Mais c'était même devenu plus que ça depuis qu'une certaine tendresse était venue s’immiscer dans l'équation. Ce n'était plus seulement pour le côté physique de la chose mais aussi simplement pour qu'ils soient tous les deux, partageant un moment intime.

Et même épuisés, cela n'empêchait pas la russe de vouloir jouer des tours à son amant, le privant de ses vêtements alors qu'il reprenait son souffle. Il s'était rendu compte trop tard de ce qu'elle avait fait et ne pu que courir après elle nu comme un ver. Derrière quoi aurait-il pu se cacher ? Une assiette ? Il n'avait pas envie d'aller jusqu'à la cuisine et puis vu l'état de la salle à manger, ce n'était pas vraiment le moment d'aller chercher de la vaisselle. Qui cela allait-il choquer de toute façon ? Eleonnora ? Certainement pas. Igor ? Sans doute mais il n'était pas l... Ah si. Il était là.

Contre toute attente, cette petite rencontre porta ses fruits, fournissant plus ou moins de quoi se vêtir ainsi que des informations sur les cachettes de la jeune femme. Serviable cet homme, décidément ! Néanmoins maintenant Lavi avait une raison supplémentaire de râler sur Eleonnora. Mais avant de le faire, encore fallait-il qu'il la trouve. C'est dans la bibliothèque qu'il la débusqua, la pointant du doigt comme la voleuse qu'elle était. Elle ne se laissa cependant pas faire et repoussa le rouquin avant de se caler sur lui, retournant la situation à son avantage. Elle riait tellement que Lavi aurait pu échanger leurs positions facilement mais il préférait la laisser faire. Il ne voulait pas casser ce moment et briser ce doux rire. Elle se moquait de sa serviette et il lui expliqua donc d'où elle sortait... ce qui la fit rire davantage. L'apprenti bookman riait à son tour, entrainé par le rire contagieux de la jeune femme. Il fallait dire qu'il y avait de quoi rire avec une telle situation...


« Il m'a été d'un grand secours. Et moi aussi j'ai été troublé figure toi ! Je m'attendais pas à me faire surprendre comme ça ! »

Eleonnora se calma enfin et libéra le rouquin de son étreinte avant de se lever et d'attraper la boite de documents. Elle disait vouloir prendre une douche et laissa à Lavi le soin de prendre les vêtements. C'est donc en serviette qu'il se balada jusqu'à l'étage. Au pire, s'il recroisait Igor, il ne serait pas surpris cette fois... A l'étage, la chambre était vide, seulement peuplée de la boite qu'avait transporté la jeune femme. Lavi ne s'y attarda donc que pour déposer les vêtements puis rejoignit Eleonnora sous la douche qui coulait déjà. Une fois à côté d'elle, elle lui offrit un baiser qu'il lui rendit avant de s'occuper de la savonner, en profitant pour caresser sa peau au passage. Chacun prenait soin de l'autre et Lavi réalisait que cette vie idéale allait bientôt cesser. Leur retour à la Congrégation n'était qu'une question de temps et les choses ne pouvaient ainsi durer. C'est avec un certain pessimisme qu'il nota cette inéluctabilité. Mais contrairement à lui, Eleonnora y voyait là quelque chose de positif, un moment heureux qui succéderait à celui-ci. Le rouquin avait un peu de mal à voir comment mais il devait admettre qu'il souhaitait qu'elle ait raison. Mais il savait quelque part que c'était juste un faux espoir. Ce n'était que de la poudre aux yeux, ce n'était rien de concret.

« J'aimerais tellement que tu aies raison... »

Leur nettoyage terminé, ils sortirent de la salle de bain, Lavi ayant transporté Eleonnora dans ses bras jusqu'à son lit. Là, il la déposa et resta étendu au dessus d'elle, se contentant de la regarder, songeur. Il avait envie de lui dire différentes choses mais il ne devait pourtant en dire aucune. Que dire alors ? Rien ? La situation serait alors étrange. La seule chose qui lui vint à l'esprit fut un "merci" qu'il prononça presque sans le vouloir. Cependant, il était sincère. Sans aucune explications, sans raisons, juste un simple mot qui voulait à la fois tout dire et rien dire. Fatalement, Eleonnora demanda pourquoi il la remerciait. Mais là, il ne savait plus quoi répondre. Il ne pouvait lui dire l'exacte vérité mais il pouvait toujours la déformer un peu non ? Il voulait la remercier d'être là et de le comprendre, de partager tous ces moments avec lui et simplement d'exister. Mais c'était presque comme une déclaration, non ? C'était trop intime comme façon de répondre, il devait dire autre chose. Mais quoi ? Restant silencieux, il ouvrait la bouche sans qu'aucun son n'en sorte.

Finalement, Eleonnora le poussa et il ne résista pas. En avait-elle assez qu'il la fixe de la sorte ? Sans doute. Pourtant, une fois tous deux assis, elle vint se mettre sur lui, l'entourant de ses bras, la tête sur son épaule. Ce geste tendre lui fendit presque le coeur mais il l'enlaça à son tour, caressant doucement la peau de son dos. Et comme si elle avait lu dans ses pensées, elle fit une drôle de déclaration. A vrai dire, il lui avait déjà dit quelque chose de similaire une fois, déclarant qu'il était simplement bien avec elle et qu'il n'avait besoin de rien d'autre. Mais là, avec ses pensées qui fusaient dans tous les sens, leur position et ces mots, il ne savait plus quoi penser.


« Peut-être parce qu'ils n'attendaient que toi. » murmura t-il à son tour avant de réaliser qu'il aurait mieux fait de se taire « Enfin, depuis l'temps, ils se sont bien adaptés, j'imagine. » essaya t-il de se rattraper un peu maladroitement avec un sourire

Qu'est-ce qu'il racontait là ? Il ne pouvait pas s'attacher à elle même si d'une certaine façon c'était trop tard. Il y avait entre eux une tendresse qui ne devrait pas exister mais qui était pourtant là. Il lui devait une réponse et il savait qu'elle le lui redemanderait s'il s'évertuait à rester silencieux à ce sujet. Alors que devait-il dire ? Une part de vérité ? Il devait lui rappeler certaines choses avant qu'il ne dérape. S'il allait trop loin, il supposait qu'elle l'arrêterait à temps. Il l'espérait en tout cas. Glissant une main dans les longs cheveux blonds encore humides de l'exorciste, il baissa le regard vers elle.


« Et je te remerciais parce que grâce à toi, je sens que j'existe pour quelqu'un. Même temporairement. J'ai toujours eu pour habitude de n'être juste qu'un fantôme mais cette fois c'est différent. C'est une sensation étrange. Alors même si c'est juste comme ça, même si ça ne pourra pas durer indéfiniment, je suis content qu'on ne soit pas juste restés collègues. Je ne l'oublierais pas. Je ne t'oublierais pas. »

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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Mer 6 Fév - 2:14

Toute bonne chose avait une fin. On ne pouvait rien y changer. La vie devait suivre son cours à travers les bons comme les mauvais moments. Actuellement, Eleonnora était plus qu’heureuse. Elle n’avait pas envie que tout cela se termine alors qu’elle se sentait si bien, libérée d’un poids qui pesait lourd sur ses épaules. Elle pouvait afin être elle-même, dans les bras de l’homme dont elle était tombée amoureuse au fil du temps. Les choses avaient été si rapides. Elle n’aurait jamais cru cela. Pourtant, ce lien qu’elle partageait avec Lavi était fort et indestructible. Ils étaient liés l’un à l’autre dans une symbiose parfaite. Ils se connaissaient par cœur, ils se comprenaient. Que demander de mieux ? Il la complimentait, la cajolait, la caressait, s’occupant d’elle comme une reine. Jamais aucun homme n’avait fait preuve d’autant de tendresse à son égard. Elle ne désirait pas perdre cela.

Toute bonne chose avait une fin. Pas leur relation. Elle ne voyait pas de fin à cela. Ils avaient décidé que leur relation charnelle ne durerait que le temps d’une nuit. Maintenant, cela faisait des semaines qu’ils étaient toujours aussi proches. C’était un signe. Il y avait quelque chose entre eux. Elle ne pouvait croire que tout cela n’était que physique. Ils partageaient beaucoup plus que cela. Des secrets, des confidences, des moments de tendresse… ils avaient tant pour eux.

Toute bonne chose avait une fin, disait Lavi. Leur voyage en Russie se terminera dans quelques jours. Ils n’auront pas d’autres choix que de retourner à la Congrégation et jouer leur rôle respectif. Dans l’intimité de la nuit, ils pourront toujours se retrouver dans les bras l’un de l’autre sans que qui que ce soit ne les empêche. Ils s’adoraient. N’importe qui aurait pu les prendre pour un couple unis et soudé. Il n’y avait qu’à les observer, l’espace de quelques minutes, pour voir à quel point ils se dévoraient du regard, à la fois avec tendresse et passion. Ils pouvaient bien nier leurs sentiments, mais la vérité était là, bien visible.

Lorsque cette bonne chose prendra fin, il y en aura une autre. Puis une autre. Et encore une autre. Ce bon moment allait se terminer, mais cela ne faisait qu’annoncer le début d’une nouvelle belle aventure. Ils passeront d’autres moments agréables ensemble, partageant ce désir qui les animait. Il ne fallait pas croire que tout cela cessera pour de bon. Certes, ils seront à la Congrégation, ils ne pourront se comporter comme ils le désiraient, mais rien ne les empêchait de s’évader le temps d’une journée dans un quelconque pays. Ainsi, ils pourront passer un peu de temps ensemble, être véritablement eux-mêmes.

Pour l’instant, ils devaient en profiter. Après avoir pris une bonne douche chaude, les exorcistes s’enroulèrent chacun dans une serviette. Eleonnora se séchait un maximum afin de ne pas mettre de l’eau partout lorsque, soudainement, Lavi la souleva de terre et la mena jusqu’à son lit, tel un prince charmant délivrant sa princesse. La jeune femme se laissa faire. Lorsqu’elle fut couchée sur le dos, fixant le rouquin qui s’était positionné au-dessus d’elle. Il la remercia, sans qu’elle ne sache pour quelle raison. Lorsqu’elle lui demanda, elle se buta à son silence. Pourquoi prenait-il tant de temps à répondre ? Peut-être ne trouvait-il pas ses mots ? La jeune femme le repoussa lentement, l’obligeant à s’assoir sur le matelas avant qu’elle ne vienne s’assoir sur lui, se blottissant dans ses bras. Elle était bien ainsi. S’il ne répondait pas, alors elle prolongerait ce silence. Il l’enlaça. Elle n’avait besoin de rien d’autre pour être heureuse. Lui confiant qu’elle était tout simplement bien dans ses bras, elle ne s’était pas attendue à ce que son amant lui réponde que ses bras n’attendaient qu’elle. Elle ferma les yeux, heureuse. Il était adorable. Il ajouta une phrase qui n’était pas très nécessaire. Elle l’oublia bien vite, se concentrant sur ce qu’il venait de dire. Et si elle avançait sur cette pente glissante qu’était ses sentiments ? Et si elle tentait de l’approcher, de lui faire comprendre quelque chose ? Elle était de nature franche et directe et ne savait pas trop comment s’y prendre pour paraitre subtile, mais cela ne coutait rien d’essayer.

Elle ouvrit la bouche pour parler, mais il fit plus rapide qu’elle. Elle resta alors silencieuse, l’écoutant attentivement. Distraitement, elle avait attrapé sa main, entrelaçant ses doigts des siens. Elle sentait l’autre main du rouquin s’amuser dans sa chevelure blonde, ses doigts glissant entre ses mèches humides. Alors qu’il parlait, elle réalisait qu’un jour, il devra partir. Il quittera la Congrégation, puis le pays. Il poursuivra son apprentissage de Bookman sans qu’elle puisse y changer quoi que ce soit. Et si ce jour n’arrivait pas avant longtemps ? Elle ne pouvait s’empêcher d’être triste en imaginait ce fameux jour. Elle ne voulait pas que cela arrive. Serrant avec force la main du rouquin, elle tenta de mettre ses pensées de côté. Il ne l’oubliera peut-être pas, mais ils seront tout de même séparer l’un de l’autre, ce qui fera d’autant plus mal. À moins qu’elle ne représente pas tant pour lui, au final ? Dans un tel cas, elle sera la seule à souffrir.
Il la remerciait d’être là, de lui donner l’impression d’exister aux yeux de quelqu’un. Même si cela n’était que de courte durée. Un jour ou l’autre, ce sera peut-être une autre femme qui lui donnera cette impression. Cela, elle ne pouvait le concevoir. Elle ne voulait y penser. Elle se forçait à chasser tout cela de sa tête.


-« Tu es important pour moi, Lavi. Tu comptes plus à mes yeux que ce que tu crois. Je n’ai pas envie que tu quittes ma vie du jour au lendemain. Je sais qu’il n’y a pas vraiment de solution, de moyen pour que tu restes ici… mais je n’ai pas envie de te voir partir. »

Elle leva la tête, puis attrapa la sienne. Elle posa tendrement ses lèvres sur les siennes pour un doux baiser amoureux. Lorsqu’elle rompit le contact, elle baissa instantanément le regard, fixant l’un des oreillers posé à la tête du lit. Elle devait oublier son départ. Elle devait simplement vivre le présent, jour après jour. C’était ainsi qu’elle pouvait s’empêcher de souffrir.
Quittant avec regret les bras de son amant, elle se coucha sur le lit, posant la tête sur l’un des oreillers. Il valait peut-être mieux feindre la fatigue. Elle avait parlé avec son cœur, ce qui avait pu la trahir. Elle ne devait pu refaire cela. Elle devait cacher ses sentiments même si c’était difficile. Elle n’avait pas le choix, sinon elle en souffrirait davantage.


-« Je veux dormir dans tes bras, ce soir. »
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