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 Amitié Charnelle [Lavi]

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Lavi
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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Mer 6 Fév - 9:36

A son arrivée à la Congrégation, Lavi ne se faisait aucune illusion. Il savait parfaitement que les gens qui peuplaient l'endroit finiraient quatre pieds sous terre ou bien qu'un jour ou l'autre, ils ne seraient plus qu'une petite partie de l'Histoire, rien d'autre. Parce que chaque chose avait une fin, bonne ou pas. Et dans un monde cerné par la guerre, cela arrivait bien plus fréquemment qu'on ne le pensait. Combien de veuves, d'orphelins, de familles entières décimées par une guerre à laquelle elles n'avaient même pas participées ? Alors ceux qui vivaient pour une guerre avaient peu de chance de survie même s'ils auraient une petite place dans l'immense Histoire du monde. Bien vite, ils seraient oubliés, même si Lavi n'oublierait pas. Si le clan Noé gagnait cependant, cela sonnerait peut-être la fin du monde. Une fin comme une autre, en somme. Tout finissait un jour.

Le rouquin n'avait jamais été très optimiste. Il le devait à son long apprentissage et à son dégoût de l'espèce humaine mais avec le temps et depuis qu'il faisait parti de l'Ordre, sa vision des choses avait évoluée. A présent, il voulait croire que tout n'était pas perdu, il voulait croire qu'ils avaient une chance de l'emporter, il voulait croire que ses amis survivraient à tout ça, il voulait croire à une fin heureuse même si quelque part, il en doutait. Pourquoi ? Parce que quelque soit l'issue, pour lui, elle ne changerait pas grand chose. Si elle était mauvaise, ce serait la fin de tout. Si elle était bonne... il perdrait tout, de toute façon.

C'est pour cela qu'il avait du mal à répondre à l'optimisme d'Eleonnora qui annonçait que d'autres bons moments viendraient. Oh oui, assurément, il y en aurait d'autres. Combien ? Difficile à dire. Mais tant qu'ils se côtoieraient, il y en aurait d'autres. Dès qu'ils avaient un moment, ils le passaient ensemble, comme deux aimants ne pouvant pas rester trop longtemps éloignés l'un de l'autre. On ne pouvait pas dire que cela ne leur plaisait pas, bien au contraire, sinon ils ne se fréquenteraient pas tant mais c'était justement ce qui faisait peur à Lavi. Un jour, tout cela allait cesser. Qu'ils le veuillent ou non, ils ne pourraient continuer à vivre indéfiniment de la sorte. Leur temps ici en Russie était compté et le rouquin le savait très bien en y emmenant la jeune femme. Ne valait-il mieux pas en profiter avant qu'ils ne doivent retourner à leurs obligations respectives ? Si, sans doute. Il ne devait pas penser au reste pour le moment, sinon il gâcherait ces quelques jours juste à eux.

Leur douche terminée, Lavi transporta Eleonnora jusqu'au lit où il la déposa avant de s'installer au dessus d'elle, la regardant tout simplement. Il aurait pu rester comme ça longtemps et visiblement elle aussi puisqu'elle ne bougeait pas et était tout autant silencieuse que lui. Lorsqu'il finit par ouvrir la bouche, ce fut pour la remercier, pour différentes raisons qu'il n'évoqua pas. Mais il réalisa trop tard que la russe s'interrogerait sans doute sur ces mots sans contexte. Cela ne manqua pas et le rouquin ne su pas quoi répondre sur le coup. Il se sentait un peu piégé. Il avait envie de lui dire mais en même temps, il savait que c'était une voie sans issue. S'il lui disait le fond de sa pensée, il aurait plus vite fait de lui dire qu'il l'aimait, cela aurait été plus simple et aurait donné à peu près le même résultat. Car oui, il l'aimait, il avait fini par le comprendre, à son plus grand désarroi. Il ne pouvait pas l'aimer, il ne devait pas l'aimer, il n'y avait aucun avenir à une quelconque relation plus poussée, c'était impossible pour lui. Et malgré ça, il était quand même tombé amoureux. Le jour où il devrait partir était peut-être plus proche qu'il ne le pensait ou peut-être ne serait-il pas avant des années mais le résultat final serait le même, ils seraient forcément séparés. Inutile donc de s'aventurer sur cette voie. Il n'avait pas le droit, il ne devait pas s'impliquer davantage. Pour ce qu'il devait faire, il n'avait pas besoin de coeur. Mais malgré tout, Eleonnora lui avait pris le sien. Que faire à présent ? Se taire ? C'était la meilleure option. Ainsi, il souffrirait seul et n'impliquerait pas la jeune femme dans cette situation.

Plutôt que de dire l'exacte vérité, il l'arrangea donc à sa façon, de sorte à ce que ses remerciements restent vrais et sincères mais qu'ils soient un peu déformés. Il sentait la main d'Eleonnora dans la sienne, ses doigts mêlés aux siens et instinctivement il la serra. Il n'avait pas envie de perdre ses amis, de perdre cette nouvelle vie, de la perdre elle. Une fois qu'il eut terminé de parler, il sentit une forte pression sur sa main. Sans doute ce qu'il venait de dire ne lui plaisait pas. D'un geste du pouce, il caressa le sien doucement, comme pour l'apaiser. Finalement, elle répondit à son tour. Et le rouquin ne pensait pas entendre ça de sa part. Il était important pour elle ? Plus important... qu'un simple attrait physique ? Après tout, elle pouvait avoir facilement qui elle voulait si elle le voulait... Mais visiblement, il sous-estimait son importance à ses yeux. Il fallait dire qu'ils étaient amis, cela comptait, non ? Rares étaient les gens qui désiraient perdre leurs amis. Mais et si il y avait plus que ça ? Lavi savait parfaitement lire entre les lignes mais dès qu'il s'agissait de sentiments, il était complétement largué, novice en la matière.

Eleonnora ajoutait qu'elle ne voulait pas qu'il quitte sa vie ainsi, qu'elle ne voulait pas le voir partir. N'était-ce pas la preuve qu'elle tenait plus à lui qu'il ne le pensait ? Que pouvait-il répondre ? Il n'avait pas le choix. Il avait choisis sa vie lorsqu'il était plus jeune et à présent il ne pouvait s'en défaire. Il voulait toujours devenir Bookman mais il était à présent empêtré dans des sentiments qu'il n'aurait dû avoir. Si seulement il avait été plus fort auparavant, tout cela ne serait pas arrivé. Mais le regrettait-il ? Non, la seule chose qu'il regrettait, c'était de faire du mal à celle qu'il aimait. Il devait la blesser, lui faire du mal, la repousser avant que les choses n'aillent plus loin. Ce ne serait que plus dur par la suite sinon. Mais était-ce encore seulement possible, n'était-ce pas trop tard ? Ne sachant pas quoi répondre, Eleonnora en profita pour l'embrasser. Ce n'était pas la première fois qu'ils le faisaient, loin de là, mais ce baiser avait quelque chose de différent, surtout après un tel discours. Lavi se laissa faire, répondant à ce baiser de la même manière, glissant sa main derrière la nuque de la jeune femme. Lorsqu'il fut rompu, le rouquin eut l'impression qu'elle avait honte de ce qu'elle venait de faire, baissant les yeux avant de quitter ses bras pour aller s'allonger. Elle disait vouloir dormir dans ses bras et il ne voyait pas ce qui aurait pu empêcher cela. Doucement, il s'approcha et s'allongea à côté d'elle, l'entourant d'un bras, la calant contre lui pour continuer de sentir la chaleur de son corps.


« Parce que tu comptais dormir ailleurs, à la base ? Ici, il n'y a personne pour nous déranger alors je compte bien faire ce que je veux. Et ce que je veux, c'est toi. »

Il se pencha vers elle pour déposer un léger baiser sur ses lèvres puis la regarda, appuyé sur son bras libre. Devait-il reprendre leur discussion ? Passer à autre chose ? Il ne pouvait pas ne rien répondre à ce qu'elle avait déclaré mais que pouvait-il dire ? La vérité ? Il ne ferait qu'ajouter de l'eau dans le gaz. Mais cela ne servait à rien de se voiler la face pour autant. Il souffrirait à un moment ou à un autre alors autant que ce soit le plus tard possible, non ? Il ne devait pas gâcher leur séjour ici.

« Au départ, je m'moquais bien de partir, parce que ça a toujours été comme ça. J'vais d'un endroit à l'autre, c'est la vie que je mène. Maintenant j'ai des amis et je n'ai pas envie de ne plus les revoir. Et puis, il y a toi. Je n'ai plus envie de partir parce que où que j'irais, tu n'y seras pas. Je dois m'y faire mais... ce moment n'est pas encore arrivé. Je n'veux pas te perdre, Nora. Mais au moins, j'ai eu la chance de te connaitre. Merci d'exister. »

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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Mar 12 Fév - 13:40

Pour certains, la vérité était dure à entendre. Pour d’autres, elle était dure à révéler. Ce n’était pas si facile que cela d’avouer à une autre personne ses sentiments les plus secrets. Jusqu’à présent, Eleonnora n’avait pas voulu croire qu’elle puisse tomber amoureuse de Lavi. Pourtant, c’était bel et bien le cas. Elle ne pouvait plus se le cacher. Un jour ou l’autre, il fallait bien que cette réalité vienne la rejoindre. C’était le cas, aujourd’hui. Cependant, elle refusait de dire quoi que ce soit à son amant sur le sujet. Elle ne pouvait lui révéler une telle chose, cela briserait la relation actuelle qu’ils entretenaient. Ce n’était que physique… bien qu’il y avait autre chose. Elle devait se contenter de ce qu’elle vivait présentement. Ainsi, cela lui évitera d’être blessée inutilement en s’amourachant d’un homme qui devra la quitter un jour ou l’autre.

Elle était dans les bras de Lavi, profitant de ce moment de calme et de tendresse. Elle espérait secrètement qu’il lui révèle qu’il ne voulait pas retourner à la Congrégation et qu’il désirait rester avec elle, loin de tous, à vivre leur vie où ils le voulaient, comme ils le voulaient. Cependant, ces paroles, elle ne pourrait les entendre que dans ses rêves. Lavi ne tenait probablement pas autant à elle. Malgré les compliments, malgré ses petites attentions, il la quittera car elle n’était qu’une femme comme une autre, une personne de passage dans sa vie. Elle n’était pas assez importante pour qu’il fasse tout pour elle, pour qu’il accepte d’être… quelque chose de plus qu’un ami.

Peu importe ce qu’elle allait dire, peu importe ce qu’elle comptait faire, rien n’allait changer. Elle devait se taire. Avec de la chance, tout cela n’était qu’une passe, tout ira mieux dans quelques mois. Elle devait se convaincre de cela. Quittant les bras de son amant, elle se coucha sur le matelas, la tête posée contre un confortable oreiller. Elle voulait, malgré tout, dormir dans ses bras. Puisqu’elle le pouvait encore, elle devait en profiter. Elle devait simplement mettre ses sentiments de côté. Lavi vint se coucher auprès d’elle, passant un bras autour de son corps. Elle était heureuse d’entendre qu’il la désirait. Cependant, il ne la désirait probablement pas comme elle.


-« Profitons de ce moment pendant qu’il dure. C’est dommage que l’on doit retourner à la Congrégation bientôt… »

Toute bonne chose avait une fin. Elle espérait pouvoir passer d’autres moments tendres avec Lavi, malgré le fait qu’ils seront à la Congrégation. Cela, elle ne pouvait le prévoir. Lorsque le jeune homme posa un baiser sur ses lèvres, elle se laissa tomber sur le dos afin de l’observer. Elle craquait à chaque fois qu’elle sentait ses lèvres contre sa peau, ses mains parcourant son corps, sa voix lui murmurant des mots doux. Elle fixait son magnifique visage, caressant doucement sa joue alors qu’il s’adressait à elle.
Il n’avait pas envie de partir sans elle ? Il ne désirait pas la quitter ? Il ne voulait la pas la perdre. Il la remerciait d’être là et d’exister. Elle redoutait ce fameux jour où les adieux seront plus que déchirants. La jeune femme était à la fois touchée par ses paroles et triste de devoir se faire à l’idée qu’il partira un jour. Elle passa une main sur son visage, comme si elle replaçait une mèche de cheveux. En fait, elle essuyait une larme perlant au coin de son œil. Silencieuse, elle attrapa le jeune homme et le serra dans ses bras.


-« Alors… ne part pas… Ne part pas Lavi. »

Tout avait un arrière-goût d’adieux. Elle n’avait pas envie qu’il la quitte. Elle n’avait pas envie de se dire qu’il pourrait disparaitre soudainement sans qu’elle puisse y changer quelque chose. Lorsqu’elle imaginait leurs derniers adieux, elle sentait son cœur se serrer. Elle ne devait pas penser à cela, c’était si dur pour elle. Elle allait finir par pleurer, si cela continuait. Elle n’arrivait pas à lâcher Lavi. Elle le tenait avec force dans ses bras. Elle désirait le garder contre lui. Elle avait besoin de le sentir dans ses bras. Qui sait s’il ne partira pas d’ici quelques jours, quelques semaines, quelques mois ?

Lorsqu’elle le lâcha finalement, Eleonnora se tourna sur le côté, refusant de regarder le rouquin. Elle essuya rapidement ses yeux, puis tenta de faire comme si rien n’était. Elle ne pouvait s’attacher à lui. Il n’avait droit à aucune attache sentimentale. Cela avait toujours été ainsi… enfin, c’était ce qu’elle croyait comprendre lorsque Lavi évoquait celui qu’il était avant. D’ailleurs, il ne parlait pas beaucoup de son passé, de sa famille. Lorsqu’une invention de Komui l’avait fait rajeunir, elle avait pu en découvrir davantage sur lui, mais n’avait jamais posé de questions. Maintenant qu’ils étaient ensemble, tous les deux, elle pouvait bien se permettre de la question, non ? Ainsi, elle pourra changer de sujet et ne pas penser à son départ.


-« Den… ? C’est comme cela que tu t’appelais avant, non ? Tu ne m’as jamais vraiment parlé de ton passé, en fait. Pourquoi ? »
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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Mar 12 Fév - 14:35

Eleonnora avait raison. Il était vraiment dommage que leur séjour en Russie ne puisse durer davantage. Ils étaient bien là, ensemble, libres d'agir comme ils le désiraient, sans personne pour les juger ou les surveiller. Mais était-ce réellement un bien ? Ils s'habituaient à être ainsi ensemble, à baisser leur garde, à agir comme ils ne le devraient pas. Ce n'était pas leur rendre service car cela leur donnait un sacré avant-goût de quelque chose qu'ils ne pouvaient pas avoir au final. Une fois de retour à la Congrégation, ils devraient à nouveau rester plus distants, se voir moins... jusqu'au départ d'Eleonnora. Car cette dernière ne vivait pas là, ce n'était que temporaire. Bientôt, elle rentrerait en Angleterre et les occasions de se voir se ferait plus rare. Lavi appréhendait ce moment. Rien que d'y penser, elle lui manquait déjà. C'était paradoxal. Personne n'était censé lui manquer. Le fait de s'attacher aux autres ne lui rendait pas service non plus, bien au contraire. Ce n'était pas pour rien que c'était contraire aux préceptes des bookmen.

« Je préférerais rester là avec toi, le plus longtemps possible. Sans personne pour nous surveiller, on peut faire ce qu'on veut... »

Il ne mentait pas, il préférait réellement rester ici avec elle. Sur le court terme en tout cas. Sur le long terme, il ne s'imaginait même pas ça possible. Combien de temps allait-il rester de toute façon ? Cela faisait déjà plusieurs années qu'il était là, il était susceptible de partir du jour au lendemain. Tout ce qui pouvait compromettre les bookmen était une excuse suffisante à leur départ. Si jamais Bookman apprenait la relation de Lavi avec Eleonnora, aucun doute qu'ils plieraient rapidement bagage. Mais d'un certain côté, il n'y avait rien d'officiel, non ? Ils pouvaient toujours nier, ce serait la vérité. Ils n'étaient pas un couple et ne le seraient jamais. Ils ne pouvaient se le permettre. De toute façon pour ça, il fallait que les deux ressentent la même chose non ? Le rouquin regrettait de s'être autant attaché à cette jeune femme mais il n'y pouvait rien. Il avait fait une erreur et à présent il était trop tard pour la réparer. La seule chose qu'il pouvait faire était de garder ses distances et de ne rien aggraver. Mais c'était plus facile à dire qu'à faire. Il ne voulait pas rejeter Eleonnora, il l'aimait, il voulait simplement rester à ses côtés... bien que cela lui soit impossible. Que faire alors ? Juste profiter de ces moments ? Sans doute.

C'était néanmoins risqué. Comme c'était risqué d'avouer une partie de ce qu'il pouvait ressentir. Auparavant lorsqu'il pouvait dire ce genre de chose, ce n'était que du pipeau, juste pour endormir la méfiance des autres. Là cependant, c'était sincère. A présent, il ne voulait plus perdre tout ce qu'il avait depuis qu'il vivait à la Congrégation. Ne plus rien avoir du jour au lendemain le ferait souffrir... contrairement à avant. Il avait toujours eu l'habitude de n'être personne, d'aller d'un endroit à un autre sans jamais avoir d'attaches et d'oublier tous ceux qu'il avait pu rencontrer. Mais pas cette fois. Cela pouvait être considéré comme une erreur... ou une opportunité. Mais il voulait devenir Bookman, il le fallait. Seulement, pour le moment, il était exorciste... mais ce ne serait que temporaire, tout comme cette relation idyllique avec Eleonnora.

Penché pour la regarder, il ne remarqua pas la larme qu'elle chassait pourtant, ayant fermé l'oeil pour profiter de sa caresse précédente. Lorsqu'elle le prit dans ses bras, il fut un peu surpris de la sentir le serrer de la sorte mais il lui rendit son étreinte. La façon dont elle lui disait de ne pas partir lui déchirait le coeur. C'était presque comme une supplique et il réalisait qu'elle ne voulait vraiment pas le voir partir. Cela se sentait à sa voix et à sa façon de le tenir. Il la serra doucement mais avec force, caressant doucement sa peau comme pour l'apaiser et la rassurer. Mais que dire ? Il devait partir. Quand ? Il l'ignorait mais c'était inéluctable. Il ne voulait pas lui mentir, il désirait également rester, afin d'être près d'elle. Mais ce n'était pas lui qui décidait. Pas pour le moment en tout cas.


« Je dépends de mon maître... c'est lui qui décide. Mais... lorsque je s'rais devenu Bookman à mon tour, je serais libre d'aller où je le désire. Enfin, plus ou moins libre mais, quand je le pourrais, je reviendrais. J'veux pas partir, j'veux pas perdre c'que j'ai ici et passer à autre chose. J'ai toujours tout oublié, tout laissé derrière moi, sans remords, sans r'grets. Mais là... j'peux pas t'oublier. J'veux pas t'oublier. Alors j'reviendrais. Même si ma présence est temporaire, j'veux continuer d'en profiter. J'ai b'soin de toi. »

Avoir besoin de quelqu'un. Il ne pensait pas dire ça un jour mais c'était pourtant le cas. Que faisait-il donc ? Il lui avouait ses sentiments ? Il valait mieux qu'il tienne sa langue avant de tout foutre en l'air, de la faire fuir ou même de lui faire du mal. C'était interdit et sa conscience le rattrapait, le projetant dans un avenir proche et lui montrant que ce n'était que destructeur d'avoir une telle relation. C'était la guerre. S'il la perdait, il serait brisé en partie. S'il devait s'en séparer, il passerait des années à le regretter. Il avait déjà mis un pieds dans cette situation, il ne fallait pas qu'il y mette les deux. Mais c'était plus fort que lui. Le fait d'avoir cette proximité sans personne autour pour le déranger lui donnait l'impression qu'il lui poussait des ailes. Ce n'était pas forcément une bonne chose. Pour le moment, il ne voulait plus réfléchir, se contentant juste de la serrer dans ses bras, collés l'un à l'autre comme si rien ne pouvait les défaire.

Puis, sans prévenir, sans rien dire, elle le lâcha et se tourna de côté comme si elle ne voulait plus le voir ni même lui parler. Pourquoi un tel geste ? Il n'avait pourtant rien dit ou rien fait de plus. Sans doute réalisait-elle qu'il allait trop loin et qu'il était temps de faire cesser tout ça. Lavi se pinça les lèvres, ne sachant ni trop quoi faire ni trop quoi dire, regardant juste son dos nu. Doucement, il tendit la main et passa les doigts dessus avant de se rapprocher d'elle. Il ne se pencha pas au dessus, ne désirant pas non plus la déranger si elle voulait un peu d'intimité ou qu'il la laisse en paix. Il caressait juste ses flancs, restant contre elle, silencieux. Ses mouvements de main laissaient présager qu'elle essuyait quelque chose de son visage. Pleurait-elle ? Il n'eut pas le temps de l'interroger car elle reprit enfin la parole pour lui poser une question... à laquelle il ne s'attendait vraiment pas.

Déjà, son prénom. Il ne l'avait pas entendu depuis des années. Treize ans précisément. Il l'avait presque oublié. Techniquement, il aurait dû l'oublier, ce prénom n'était plus le sien après tout. Il n'était plus personne, d'où ses nombreux changements de noms à chaque nouvel enregistrement. Le rouquin s'était instinctivement reculé, regardant Eleonnora comme si elle l'avait frappé. Pourtant, elle lui tournait toujours le dos et n'avait rien fait de spécial. Comment connaissait-elle ce nom ? Il ne l'avait jamais dit à personne, il avait même été effacé, tout comme son nom de famille. C'était tout simplement impossible ! Pourtant, elle semblait au courant. Bookman le lui aurait dit ? Aucune chance. Peut-être parlait-il pendant son sommeil... ? Il fallait qu'il sache.


« Qui... Qui t'a dit ça ? »

Autant il savait très bien faire semblant, autant là, il était pris au dépourvu. Il aurait pu nier, sourire comme à son habitude et sortir une excuse bidon mais il ne voulait pas lui mentir. Puisqu'elle avait l'air au courant, peut-être pourrait-il se confier ? C'était une chance quelque part et il pouvait en profiter. Lavi se tourna à son tour et se redressa, s'asseyant sur le bord du lit, les pieds au sol. Il passa une main sur son visage, tendu, puis posa ses coudes sur ses genoux et cala sa tête entre ses mains. Parler de son passé n'était jamais une chose aisée, surtout pour un Bookman. Là encore, il transgressait un interdit. Il n'était plus à ça près, non ?

« C'était mon prénom oui... avant. Je n'parle jamais de mon passé parce que j'suis un bookman, je n'en ai donc pas. Les bookmen ne sont personne, ils n'ont pas de nom, pas de vie, pas de liens, c'est comme ça. Quand j'ai rejoins Bookman, j'ai perdu mon nom et tout ce qui va avec... donc mon passé aussi. Lavi ce n'est même pas mon prénom... juste un nom d'emprunt comme ça. C'est la 49eme fois que j'en change. Un pour chaque guerre. Et à la prochaine guerre, j'en changerais encore. Je n'ai ni passé, ni présent, ni futur. Enfin, en théorie... Je n'devrais même pas t'en parler... »

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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Lun 18 Fév - 17:50

L’amour était probablement la chose la plus difficile à saisir, dans ce monde. C’était quelque chose d’indéfinissable qui prenait tant de formes différentes. Comment savoir que l’amour frappait alors qu’on refusait catégoriquement de le faire entrer dans notre cœur ? Il était un intrus, une ordure malvenue dans cette vie bien assez compliquée. Lorsque, malgré tout, l’amour crochetait les serrures afin de se blottir confortablement sur notre cœur froid et solitaire, impossible de l’en déloger. Il est possible de l’ignorer, de le confronter, mais ce sentiment nous attend toujours au détour afin de nous éblouir de sa présence indésirable. Ce n’est qu’au moment où l’on accepte de lui faire une place, comme il se doit, dans notre vie, que la cohabitation devient bien plus simple. Notre perception de certaines personnes change alors du tout au tout…

Lavi. De tous les hommes peuplant cette terre, il a fallu qu’elle tombe amoureuse de Lavi. Comment cela s’était produit ? Pourquoi ? Leur relation n’était pas restée à un stade purement physique. Les sentiments avaient fini par se mêler de tout cela et créer un grand désordre dans l’esprit d’Eleonnora. À force de se battre contre elle-même, à force de confronter l’amour dans le but de lui prouver qu’il avait tort, elle s’était épuisée. Elle s’est mise à réfléchir, encore et encore, avant de finalement donner raison à son cœur. Elle avait perdue face à ses véritables sentiments. Maintenant, elle ne savait que faire. Elle ne pouvait se permettre de se compromettre face à Lavi, elle qui avait tant insisté sur le fait que leur relation ne devait être que physique. Elle ne pouvait revenir sur ce qu’elle avait dit, à présent. Pourtant, lorsqu’elle écoutait Lavi, lorsqu’elle voyait toutes les attentions qu’il avait à son égard, elle se demandait s’il n’était pas tombé dans le même piège qu’elle. Non, probablement pas. Après tout, en tant que Bookman, il ne pouvait se permettre d’aimer. Mais pouvait-on vraiment aller à l’encontre des sentiments ?

Couchée sur le lit, la jeune femme aurait souhaité s’endormir soudainement afin de ne pas souffrir davantage. Pourquoi le sommeil ne pouvait-il pas venir à elle ? Mais qu’elle conspiration ! Un véritable scandale ! Son propre corps refusait de sombre dans les bras de Morphée, la gardant parfaitement éveillée. Elle n’avait pas le choix de faire semblant alors qu’il était si tentant de lui avouer ces sentiments lui pesant sur le cœur.
Elle avait serré son amant dans ses bras. Elle l’étreignait avec force. Elle ne voulait pas qu’il parte. Elle voulait le garder auprès d’elle. Elle redoutait le fameux jour où il devra la quitter. Pourquoi ? Pourquoi s’était-elle attachée à un homme qui n’était que de passage dans sa vie ? Maintenant, elle en souffrait. Elle souffrait à l’idée de le perdre, elle souffrait à l’idée de l’aimer. Elle voulait l’aimer, elle voulait d’une relation avec lui, mais savait très bien que cela était impossible. Arrivera-t-elle à tenir sa langue quant à ses sentiments ou finira-t-elle par tout lui dire, au risque de le perdre ?

Si Eleonnora avait besoin de Lavi, de sa présence dans sa vie, il semblerait que ce soit également son cas. Il avait besoin d’elle ? Il ne disait pas cela pour la réconforter, il était véritablement sincère. Malgré tout, il la ramenait toujours à la raison, lui rappelant qu’il devra la quitter un jour ou l’autre et qu’il n’avait pas le choix. Le jour où son maitre décidera de partir, il devra le suivre sans discuter. Cela pouvait se produire n’importe quand. Il ne pouvait la laisser derrière lui et elle, elle ne pouvait se résoudre à le laisser s’éloigner. S’il partait, reviendra-t-il vers elle, comme ce qu’il affirmait ? Elle voulait le croire, elle lui faisait confiance. Malgré tout, elle craignait de le perdre à jamais.

Se détachant de son amant, elle se tourna sur le côté de façon à ce qu’il ne la voit pas essuyer les larmes aux coins de ses yeux. Elle aimerait tant lui dire qu’elle était amoureuse de lui, mais n’y arrivait pas. Elle ne le pouvait pas. Et si cela risquait de briser quelque chose dans leur relation ? Elle avait peur de prendre ce risque, surtout en sachant qu’il la quittera un jour ou l’autre. La jeune femme resta silencieuse, fermant les yeux alors qu’il caressait doucement son corps.

Ce silence était lourd, pesant, il ne pouvait durer. La jeune femme décida de changer de sujet de conversation. Ainsi, elle pourra peut-être penser à autre chose. Elle questionna Lavi au sujet de celui qu’il avait été, auparavant. Lorsqu’il avait été victime de l’une des inventions de Komui, il était redevenu un enfant. Il affirmait s’appeler Den, et non Lavi. Depuis qu’il était redevenu adulte, elle ne lui avait jamais posé de questions à ce sujet. Maintenant, elle avait l’occasion de le faire et s’en saisissait. Elle avait besoin de savoir. Elle en connaissait si peu à son sujet. Il restait toujours discret lorsque cela le concernait.
Aussitôt, le rouquin lui demanda qui lui avait parlé de celui qu’il était avant, de son ancien prénom. Il ne pouvait deviner qu’il s’agissait en fait de lui-même. Pour cela, Eleonnora devait lui expliquer.


-« C’est toi. Tu ne t’en souviens pas, mais tu as subit les conséquences d’une nouvelle invention de Komui qui t’a fait redevenir un enfant. Tu insistais sur le fait que tu t’appelais Den, et non Lavi. »

Elle se redressa légèrement afin de venir s’assoir à côté de son amant. La tête entre les mains, il semblait se demander que faire dans la situation actuelle. La jeune femme caressait doucement son dos. Elle lui laissait le temps de mettre ses idées en place. Elle restait silencieuse, attendant patiemment qu’il lui raconte tout. C’est ce qu’il fit.

Elle se contenta d’écouter. Elle ne dit rien, même lorsqu’il eut terminé. Il semblait se confier, retirer un poids qui lui pesait. Il lui raconta qu’il ne devait pas avoir d’attache, qu’il ne devait pas exister. Il n’était personne. Les Bookman se détachaient du reste du monde, ils étaient morts aux yeux de tous, ils n’étaient que des fantômes errants à travers les guerres. Den n’était plus son prénom, il l’avait abandonné. Il s’appelait Lavi, mais ce n’était que temporaire. Il n’avait pas de passé. S’en souvenait-il, malgré tout ? Oubliera-t-il tout ce qu’il avait vécu après cette guerre ? Elle souhaitait que ce ne soit pas le cas. Elle ne voulait pas qu’il l’oubli.

Eleonnora se cala contre lui. Elle prit doucement ses mains dans les siennes, posant sa tête sur son épaule. Il ne devait pas exister pour quiconque, mais il était bel et bien vivant à ses yeux. Elle ne pouvait le laisser disparaitre tel un fantôme de sa vie. Serrant doucement ses doigts autour des mains de son amant, elle souhaitait secrètement qu’il n’ait jamais à partir, que quelque chose lui permette de rester… ou du moins, de ne pas la quitter.


-« Tu n’as jamais songé au fait que tu avais un futur… mais que tu ne l’avais jamais perçu jusque-là. Tu as un présent, avec moi, en ce moment. Tu as eu un passé, tes souvenirs en témoignent. Tu n’es pas un fantôme à mes yeux, tu es bien plus que ça. »

Elle approcha son visage du sien, posant un tendre baiser sur ses lèvres. Puis, elle lâcha ses mains. Un bâillement la prenait d’assaut, elle détourna la tête afin de pouvoir bailler tranquillement, la main devant les lèvres. Pourquoi était-ce à ce moment que le sommeil venait tranquillement la gagner ? Elle ne saurait le dire. La jeune femme attrapa la main de Lavi et l’entraina lentement avec elle, se couchant sur le lit. Elle se blotti dans ses bras.

-« Lavi… Je… »

C’était bien plus difficile à dire qu’à faire. Elle n’arrivait pas à laisser les mots franchir ses lèvres. Elle ouvrait la bouche, mais aucun son n’en sortait. Elle tentait tant bien que mal de lui dire ce qu’elle pensait, mais n’y arrivait pas, comme si on lui avait retiré les cordes vocales. Elle leva les yeux vers lui, l’observant silencieusement. Puis, prenant une grande inspiration, elle pris son courage à deux mains pour enfin s’adresser à lui.

-« … J’ai soif. Tu peux aller me chercher un verre d’eau ? Dans la salle de bain, il y en a un. »

Peu de temps après avoir bu de bonnes gorgées d’eau afin de soulager sa gorge, la jeune femme se coucha sous les couvertures. Quelques secondes plus tard, elle sombrait dans un profond sommeil.
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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Mar 19 Fév - 17:31

Sans trop savoir pourquoi, Lavi repensait à son passé. Sa vie telle qu'elle était avant était bien différente. Pourquoi ? Jusqu'à présent, cela avait toujours été pareil, où qu'il aille, quelques soient les évènements. C'était toujours des guerres, des morts, des faits historiques que personne ne connaissait.... Cette fois avait été différente puisque les deux bookmen s'étaient impliqués en tant qu'alliés de la Congrégation. Ils n'avaient d'alliés que le nom puisqu'au final, ils n'avaient aucune réelle implication dans cette guerre. Peu importait qui remportait cette guerre, peu importait le nombre de morts ou si leurs alliés y restaient. Seule l'Histoire avait de l'importance. Enfin ça, c'était dans la théorie. Le résultat était au final tout autre, au plus grand désespoir de Lavi.

Ce dernier regrettait ce temps où rien d'autre ne lui importait, où seuls ses objectifs en tant que Bookman lui semblaient avoir de l'importance. Il n'avait aucune attache, aucun lien avec quiconque et pouvait donc passer d'une vie à une autre sans le moindre regret. Rien ne le retenait. Pas comme maintenant. Se faire des amis lui plaisait, il se sentait ainsi plus vivant, plus important. Savoir que sa vie importait à d'autres lui faisait du bien et il découvrait une autre façon de vivre qui, au final, lui correspondait bien plus. Il savait malgré tout qu'un jour, tout ceci aurait une fin. Abandonner ses amis ou les voir mourir lui ferait du mal, mais il fallait qu'il en passe par là... Tout cela n'aurait jamais dû arriver. Pas plus que le fait qu'il tombe amoureux.

C'était malheureusement le genre de choses que l'on ne décidait pas. Qu'il le voulait ou non, il aimait Eleonnora et c'était justement ce qui le pesait tant. Lorsqu'il était avec elle, il se sentait mieux que jamais, il oubliait le reste, il ne pensait plus qu'à elle. Etait-ce une bonne chose ? Sans doute pas, pas pour un Bookman en tout cas. C'était contraire à tous ses préceptes et il le savait bien. Mais au fond, être avec elle était ce qu'il désirait. Malheureusement, c'était incompatible avec ses objectifs. Se voiler la face ne l'aiderait en rien et il ne ferait que faire souffrir celle qu'il aimait s'il dévoilait quoique ce soit. De toute façon, cela ne risquait pas d'être réciproque. Aimer une femme comme la russe était la pire chose à faire. Elle aimait sa liberté, passait d'un homme à l'autre facilement et ne voulait aucune attache. Lavi lui avait promis que ce ne serait pas le cas mais à présent, il le regrettait.

Malgré tout, il préférait être clair avec elle sur certains points dont celui de son départ qui pouvait se produire n'importe quand. C'était une façon pour lui de se convaincre lui-même qu'il faisait le bon choix en ne lui avouant rien et en conservant une certaine distance. Mais n'était-ce pas déjà trop tard ? Il était attaché à elle, il le lui avait dit et c'était apparemment réciproque. Mais que faire face à un avenir déjà fixé ? Lavi n'avait aucune réponse mais il était certain d'une chose : il ne voulait pas faire souffrir Eleonnora. A vrai dire, il ne voulait plus parler et rester allongé contre elle même si elle lui tournait le dos lui convenait parfaitement. Seulement, elle lui posa une question à laquelle il ne s'attendait vraiment pas et il fut pris au dépourvu, ne sachant pas quoi répondre. Se détachant d'elle, il l'interrogea sur la source qui lui avait fait une telle révélation. Il ne s'agissait d'autre que lui-même... un peu aidé par Komui. Ainsi, il s'était trahi tout seul. Que dire à présent ? Il ne pouvait nier la vérité.


« Ah oui, c'est vrai... Ce type est une calamité ambulante. Il y a des choses que vous n'auriez jamais dû savoir. »

Au point où il en était, il décida de balancer une bonne partie de la vérité. A quoi bon continuer de se cacher puisqu'il s'était dénoncé tout seul ? Et puis, il avait confiance en Eleonnora. De plus, se confier pour la première fois lui ferait sans doute du bien. Il expliqua donc brièvement le pourquoi du comment à la jeune femme et espérait qu'elle ne le rejette pas en apprenant qu'il mentait sur son identité et d'autres choses encore. Ce ne fut pas le cas, au contraire. Elle le lui prouva d'abord par ses gestes doux, s'étant rapproché de lui pour prendre ses mains dans les siennes, sa tête sur son épaule. Instinctivement, il tourna la tête pour la regarder, toujours un peu honteux. Plutôt que de le rabrouer, elle tenta de lui faire voir les choses autrement, de lui montrer qu'il se trompait. Et elle n'avait pas tort, loin de là. Il avait effectivement un passé puisqu'il s'en souvenait malgré tout et il avait bien un présent puisqu'il en profitait en compagnie de la jeune femme qui était assise à ses côtés. Et ce présent, il ne voulait justement pas le perdre. Mais un avenir ? Il en avait forcément un puisque tant qu'il serait en vie, il aurait un futur. Mais il ne pouvait le décider. S'il pouvait choisir, il le voudrait avec Eleonnora.

« T'as sans doute raison... A vrai dire, je n'veux pas d'avenir si t'en fais pas parti. Alors j'aimerais que ce présent ne finisse jamais. Je... »

Il marqua une courte pause d'à peine une seconde mais dans sa tête, cela dura bien plus longtemps. Il voulait lui dire qu'il l'aimait, à quel point il tenait à elle, mais il ne pouvait se le permettre. Il avait trop peur des conséquences pour ça. Il ne fallait pas qu'il se dévoile, quitte à ne jamais avoir ce qu'il voulait. Ne rien dire était une façon comme une autre de protéger leur amitié et leurs avenirs. C'était en tout cas ce qu'il croyait et espérait. A peine une seconde s'était écoulée.

« ... t'adore. »

Mais le baiser qu'elle lui donna par la suite lui fit réaliser à quel point il mentait. Non, il ne l'adorait pas, il était fou amoureux. Il avait d'ailleurs du mal à ne pas y répondre avec toute la tendresse qu'il éprouvait à son égard. Par chance, elle semblait fatiguée. Voilà qui allait clore leur petite discussion. Demain, ils n'y penseraient sans doute plus. Lavi se laissa prendre par la main et s'installa contre elle, la laissant se blottir comme elle le souhaitait. Lorsqu'elle ouvrit à nouveau la bouche, le rouquin ne pu s'empêcher de compléter la suite de sa phrase. « ... t'aime. » C'était ce qu'il aurait voulu lui dire et ce qu'il aurait voulu entendre. Pourquoi une telle pensée ? Même si c'était réciproque, ils n'avaient aucun avenir... Heureusement -ou malheureusement-, elle demanda juste un verre d'eau.

Lavi hocha légèrement la tête, déposa un baiser sur ses lèvres puis se leva et se rendit à la salle de bain. Il attrapa le verre d'eau, le remplit d'eau fraiche et le rapporta à Eleonnora qui s'empressa de le vider. Le rouquin s'installa à son tour dans le lit et constata quelques secondes après que la russe s'était déjà endormie. Elle devait réellement être épuisée pour sombrer ainsi. Lavi évita de trop bouger, se cala correctement et ferma les yeux. Seulement, il n'arrivait pas à s'endormir, il ressassait les derniers évènements et cherchait une solution qu'il ne trouvait pas. A quoi bon de toute façon ? Il ne pouvait la forcer à l'aimer. Finalement, il rouvrit les yeux. Impossible de dormir pour le moment. Lui qui d'habitude trouvait facilement le sommeil dans les bras d'Eleonnora, cette fois c'était l'inverse.

Lâchant un bref soupir, il se redressa un peu en évitant de bouger la jeune femme puis tendit le bras pour rallumer la lumière. Il fallait qu'il s'occupe l'esprit, mais comment ? Son oeil se posa sur la caisse pleine de documents au pied du lit. Cela ferait parfaitement l'affaire. Retirant le couvercle, il attrapa les premiers qui venaient et les déposa à côté de lui. Il n'en conserva qu'un seul qu'il commença à lire. Au moins, plus rien ne pouvait le distraire de sa lecture à présent. C'était l'un des bons côtés de ses facultés de bookman. Au moins, il ne pensait plus à celle qui dormait paisiblement contre lui.

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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Dim 24 Fév - 15:06

Il y a certaines choses qui sont impossibles à dissimuler, parfois, malgré tout notre bon vouloir. Un jour ou l’autre, toute vérité finira par éclater. Il y a certains moments où on ne peut empêcher ce moment fatal. Lavi avait tout fait pour garder pour lui ce qui concernait son ancienne vie. Il n’en parlait jamais, ce qui donnait parfois l’impression à son amante qu’elle ne le connaissait pas du tout. Pourtant, un jour, il dévoila une simple parcelle de celui qu’il avait auparavant été. Il aurait voulu éviter cela, après tout, il n’avait jamais décidé de subir les effets de l’invention de Komui qui l’avait transformé en enfant. Ce qui était fait, était fait. Heureusement, peu de personnes l’avait ainsi vu dans cet état. Mis à part Eleonnora, il n’y avait qu’une autre exorciste, du nom de Reiko, qui avait appris son véritablement prénom. Den. C’était ainsi qu’il s’appelait à la naissance. Malgré tout, son amante n’avait cessé de l’appeler Lavi. Il était impossible pour elle de le considérer autrement. À ses yeux, il était celui qu’elle avait rencontré pour la toute première fois dans le bar où elle travaillait. D’ailleurs, qu’en était-il de ce travail ? Elle s’en fichait bien, à présent. Depuis qu’elle était auprès de Lavi, passant une partie de son temps avec lui lorsqu’elle n’était pas en mission, elle ne pensait plus à aucun homme. Il n’y avait que lui. Elle en était amoureuse.

Pourquoi, avec les plaisirs de l’amour et de la passion venait toujours un lot de problème ? Pourquoi n’était-ce pas possible de simplement aimer, de laisser de côté toutes les inquiétudes et de seulement profiter du moment présent ? Elle aimerait tant que leur relation soit possible. Elle réalisait qu’elle serait prête à faire tant de choses pour lui, pour le simple fait de pouvoir l’aimer librement. En était-il de même pour lui ? Éprouvait-il les mêmes sentiments qu’elle ? Elle y rêvait. Elle espérait. Plus elle espérait, plus elle souffrait.

Si elle pensait encore que les chances que Lavi soit amoureux d’elle étaient faibles, elle pouvait toujours se rabattre sur le fait qu’il lui faisait confiance, plus qu’à n’importe qui. Elle lui avait posé une simple question sur celui qu’il avait été auparavant. Si cela l’avait surpris, affirmant que personne n’aurait du savoir, il se confia tout de même à Eleonnora. Elle était ravie qu’il lui fasse suffisamment confiance pour cela. Elle avait l’impression de le connaitre bien mieux, s’imaginant le type de vie qu’il avait pu vivre il y a quelques années. Malgré tout, il restait son amant. Il restait celui qu’elle avait connu et dont elle était tombée amoureuse.

Il n’avait peut-être eu qu’un passé où la guerre faisait rage et les morts se multipliaient, mais cela était terminé. Enfin, pour l’instant. Certes, il était engagé dans une guerre terrible, mais il avait la chance d’avoir des gens autour de lui pour lui remonter le moral, lui donner le sourire. Elle était là. Ils avaient un présent ensemble. Elle souhaiterait tant avoir un futur à ses côtés, même si cela semblait impossible. Il le savait aussi bien qu’elle. Il lui avouait qu’il ne voulait d’un futur sans elle. Pouvait-elle espérer que ses sentiments soit aussi fort que les siens ?

Alors qu’il marqua une courte pause dans sa phrase, Eleonnora souhaitait secrètement qu’il lui dise « Je t’aime ». Elle n’attendait que ça. Cependant, à sa grande déception, le rouquin lui dit simplement qu’il l’adorait. Pourquoi ne pas lui dire qu’il l’aimait ? Se faisait-elle trop d’illusions ? Avait-elle trop d’attentes ? Peut-être rêvassait-elle à quelque chose qui ne se réalisera jamais ? La jeune femme leva la tête vers son amant.


-« Moi aussi je t’adore. »

Elle l’embrassa tendrement. Elle mentait. Elle ne l’adorait pas. Elle l’aimait. C’était un sentiment si fort, si sincère, qu’elle était encore étonnée de le ressentir. Elle était amoureuse de lui et souhaitait lui dire, mais n’y arrivait pas. Elle pouvait s’imaginer tout un tas de scénarios romantiques, mais savait que cela ne resterait que des chimères de son esprit. Impossible de lui révéler ses sentiments. Elle n’y arrivait pas, quelque chose en elle l’en empêchait. Une fois qu’elle lui aura tout dit, il sera impossible de revenir en arrière.

Épuisée, la jeune femme se coucha sur le lit, dans les bras de son amant. Elle vint pour lui dire quelque chose, lui avouer qu’elle l’aimait, mais en fut incapable. Elle se contenta de lui dire qu’elle souhaitait avoir un verre d’eau. La jeune femme le regarda s’éloigner silencieusement. Lorsqu’il lui rapporta ce qu’elle désirait, elle but, rapidement, calant rapidement son verre. Puis, elle se recoucha. Quelques instants plus tard, elle s’endormi. Elle ne sait pas combien d’heure elle passa ainsi, mais elle fit le plein d’énergie. Une nuit sans rêve où elle ne fit que reprendre des forces. Lorsqu’elle se réveilla, elle réalisa que Lavi était déjà debout. Il était bien installé, au pied du lit, en train de lire.


-« Bon matin, mon mignon ! »

Elle attendit une réponse, quelque chose, mais rien ne vint. La jeune femme soupira. Elle s’approcha de Lavi, l’embrassa sur la joue, mais n’eut aucune réponse, aucun geste en retour. Il était bien trop concentré dans sa lecture pour réaliser sa présence. Embêtée, Eleonnora s’éloigna et s’enferma dans la salle de bain le temps de faire sa toilette. Lorsqu’elle en ressortie, elle fouilla son ancienne garde-robe afin d’en sortir un peignoir qu’elle enfila rapidement. Lavi n’était toujours pas sorti de sa lecture. Elle venait pourtant de passer devant lui, complètement nue. Il n’avait même pas haussé un sourcil.

Puisque c’était comme ça, Eleonnora attrapa une brosse à cheveux et s’assit sur le bord du lit. Elle commença à brosser doucement sa chevelure dorée. Elle n’avait rien d’autre à faire tant que son amant ne sortira pas de ses papiers. Combien de temps cela allait-il prendre ? Quelques minutes, quelques heures ? Elle n’en avait aucune idée. Regardant par la porte-fenêtre, un peu plus loin, elle laissa son regard se perdre dans le vague. Puis, soudainement, elle se mit à chanter, comme inspirée par les nombreuses pensées hantant son esprit. D’une voix douce et puissance, elle exprimait son amour pour Lavi, ses sentiments camouflés par les paroles de sa chanson.


“I found a man I can trust
And boy, I believe in us
I am terrified to love for the first time
Can you see that I'm bound in chains
I finally found my way
I am bound to you
I am bound to you “

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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Lun 25 Fév - 10:17

Lavi se maudissait intérieurement d'avoir menti à la femme qu'il aimait. Mais qu'aurait-il pu dire d'autre ? La vérité ? Se taire ? Il se rendait compte à quel point les sentiments pouvaient être handicapant, Bookman avait bien raison sur ce point là. Malgré tout, le rouquin était heureux de les ressentir, se sentant vivant pour la première fois. Mais qu'allait-il en faire ? Les conserver dans un coin de son coeur en espérant qu'ils disparaissent ? Il se doutait bien que cette option n'arriverait sans doute pas. Quoique. Il avait bien réussi à en faire fi jusqu'à présent, pourquoi n'y arriverait-il plus ? Parce qu'il avait changé ? Peut-être...

Mais le risque de tout lui révéler était trop grand. Déjà parce qu'il ne voulait pas la perdre. S'il lui avouait tout et que ce n'était pas réciproque, il était certain qu'elle s'éloignerait de lui, voire qu'elle ne le fréquenterait plus du tout. Et aussi parce qu'il n'était pas censé l'aimer non plus. Son enseignement l'en empêchait mais... malgré tout, il l'aimait. Il était dans une situation où il ne voyait aucune issue. Chaque "solution" était accompagnée de problèmes et de contraintes. Lui qui avait l'habitude de résoudre facilement les soucis, qui avait les pieds sur terre et qui réfléchissait rapidement, cette fois il était perdu. Il était dans un domaine encore trop inconnu à ses yeux et le fait que cela dépendait d'autres personnes changeait la donne. Dans le doute, mieux valait se taire. Oui, c'était la meilleure solution.

Cependant, il ne pouvait pas nier qu'il adorait cette femme. Ce n'était qu'un demi mensonge après tout puisque c'était la vérité quelque part... il l'aimait juste plus que ça. Ne rien dire de plus était le meilleur choix possible. De toute façon, leur relation serait impossible alors autant éviter de se faire souffrir l'un l'autre. Et quoi de mieux pour clôturer tout ça rapidement que d'aller dormir ? C'est Eleonnora qui amorça la chose en bâillant et Lavi était bien content de ne plus avoir à parler de tout ça. Il ne voulait plus y penser, il voulait continuer de vivre sa vie sans se poser davantage de questions. Mais était-ce seulement possible à présent ? Au moins, la jeune femme lui affirma qu'elle l'adorait aussi, ce qui lui faisait plaisir. Conserver cette relation particulière suffisait au rouquin. En tout cas, il tentait de s'en persuader.

Eleonnora s'était rapidement endormie, sans doute parce que pour une fois depuis longtemps, elle était de retour chez elle, dans son lit. Elle devait s'y sentir bien mieux que dans celui de la Congrégation. Lavi quant à lui ne parvenait pas à fermer l'oeil, trop tourmenté par tous ses questionnements intérieurs. Pourquoi n'arrivait-il pas à penser à autre chose ?! Tourner le problème dans tous les sens n'allait rien changer, il devait s'occuper l'esprit. Et quoi de mieux que de s'occuper du contenu de la boite pour penser à autre chose ? Sans perdre un instant, évitant de réveiller la jeune femme qui dormait à poings fermés, il s'empara d'un document et commença à le lire, le tenant d'une main puisque l'autre était posée sur Eleonnora qui dormait. La lecture le fit aussitôt se concentrer sur le sujet et il ne pensa plus à rien d'autre. Quel soulagement...

Ainsi plongé dans sa lecture, il enchaina plusieurs documents avant de tomber sur un petit carnet bien rempli. Mais le sommeil commençait à se faire sentir... Si bien qu'il laissa tomber sa lecture et se cala contre Eleonnora pour dormir un peu. Il s'endormit rapidement mais se réveilla rapidement également. Visiblement, le sommeil ne voulait pas de lui, préférant qu'il trouve une solution à son problème sous peine de ne plus jamais réussir à dormir. Fatigué, Lavi ne voyait pas d'autre solution que de lire à nouveau. Il ne voulait pas réveiller la russe, préférant la laisser se reposer. Elle dormait bien, elle. Afin de ne pas déranger la jeune femme parce qu'il bougeait un peu, il se détacha complétement d'elle et se posa au pied du lit, assis. Il attrapa le fameux carnet qu'il avait trouvé avant de se coucher et s'installa confortablement pour se mettre à lire. Le contenu était vraiment intéressant...

Tellement intéressant qu'il ne remarqua ni le temps qui passait rapidement, ni Eleonnora qui s'était réveillée, le saluant avant de l'embrasser sur la joue. Si Lavi appréciait ce geste en temps normal, là il n'eut aucune réaction. A vrai dire, il ne s'en était même pas rendu compte. Concentré sur sa lecture, rien ne pouvait l'en tirer. C'était une faculté qu'il avait de pouvoir rester concentré sur un livre jusqu'à ce qu'il l'ait terminé. Il fallait qu'il le finisse, c'était comme ça. Même lorsque la jeune femme passa devant lui dans sa tenue d'Eve, il ne leva même pas la tête. Il ne l'avait pas remarquée. Ce n'est que lorsqu'il l'entendit chanter qu'il leva enfin le nez du carnet. Pourquoi ? Peut-être parce que le fait d'entendre un chant le déconcentrait plus facilement. Parler, c'était une chose, chanter, s'en était une autre.

Le rouquin réalisa alors que sa partenaire était levée, vêtue d'un peignoir et assise non loin de lui, se coiffant tandis qu'elle chantait. Depuis combien de temps était-elle levée au juste ? Lavi s'en voulait un peu de ne rien avoir remarqué. Elle devait croire qu'il faisait la gueule ou quelque chose comme ça. Ce n'était jamais très agréable de se faire ainsi ignorer. Il ouvrit la bouche pour s'excuser mais en entendant les paroles de ce qu'elle chantait, il n'osa rien dire, écoutant. Et les paroles étaient... pour le moins surprenantes. C'était comme une déclaration d'amour. Mais ce n'était qu'une chanson, n'est-ce pas ? Ce que l'on chantait ne reflétait pas toujours ce que l'on ressentait. Mais Eleonnora était une chanteuse... Etait-ce différent pour elle ? Sans doute, oui. Et à bien y réfléchir, ces paroles étaient censées. Mais alors, cela voudrait dire... qu'elle était amoureuse de quelqu'un ? L'apprenti bookman la regarda, stupéfait, ne sachant pas trop quoi penser sur le coup. Si c'était la vérité, à qui ces paroles étaient destinées ? Sur le coup, il ressentit de la jalousie à l'égard de la cible de cette chanson. Mais en y réfléchissant mieux, il ne voyait pas de qui elle pourrait parler. Il ne l'avait jamais vue fréquenter un autre homme que lui depuis qu'ils se connaissaient. Ils passaient leur temps ensemble et partageaient déjà une relation vraiment particulière. Mais et si c'était justement une façon de brouiller les pistes envers celui qu'elle aimait vraiment ? Non, c'était stupide comme raisonnement. Mais si elle était amoureuse, pourquoi ne le disait-elle pas clairement ?!

Et la réponse apparue d'elle-même. Parce qu'elle ne pouvait pas. Déjà parce qu'ils s'étaient promis que leur relation ne serait que physique et aussi parce qu'elle savait que le rouquin devrait partir un jour ou l'autre. S'attacher à un courant d'air, ce n'était pas vraiment le plus recommandé. Lavi réalisa enfin que ces mots lui étaient destinés. Et maintenant qu'il le comprenait, il ne savait pas comment réagir. Mon Dieu... Eleonnora l'aimait ? Vraiment ? Devait-il faire comme s'il n'avait pas compris ? Devait-il la rejeter avant qu'elle ne se fasse des idées ? Des idées de quoi de toute façon ? Il l'aimait... Mais il ne pouvait pas se permettre de le lui dire. Sinon quoi ? Ils deviendraient un couple et après ? Ils seraient séparés et devraient de toute façon se cacher. En fait, ce n'était pas tellement différent de maintenant. Leur relation n'allait pas énormément changer. A bien les regarder, ils se comportaient déjà tout à fait comme un couple. Alors pourquoi ne pas tenter le coup ? Parce que cela les ferait souffrir ? Lavi s'était pris la tête entre les mains tandis qu'il réfléchissait, pesant le pour et le contre. Mais ces réflexions intérieures commençaient à le fatiguer.

Finalement, il se redressa et vint s'asseoir à côté d'Eleonnora, prenant ses mains dans les siennes. Il ne la regardait pas, il fixait le sol. Il en avait assez de toujours trop réfléchir, il voulait se laisser aller pour une fois. C'était peut-être stupide et sans fondement, risqué même, mais il s'en fichait. Ses sentiments avaient pris le pas sur sa raison, la rangeant à double tour dans un placard au fond de lui-même. Elle n'était plus autorisée à s'exprimer. Cette fois, il allait dire la vérité. Levant la tête vers la russe, il osa enfin la regarder, pressant doucement ses mains dans les siennes. Il n'hésitait pas, il savait quoi dire : ce qu'il avait sur le coeur. D'ailleurs, ce dernier battait si vite qu'il croyait qu'il allait sortir de son torse.


« Tu sais, j'ai longtemps fait semblant. Parce que j'avais pas le choix, je jouais juste des rôles, je faisais semblant d'être un autre, plus gentil, plus sociable, pour que les autres m'acceptent facilement et ne se méfient pas de moi. Tout ça, c'était du flan, des mensonges. J'ai toujours menti, j'ai toujours caché la vérité pour ne servir que mes propres intérêts. Parce qu'être un Bookman, c'est ne pas avoir de sentiments, ne s'attacher à personne. Mais j'ai changé, j'me suis rendu compte de mes erreurs et à présent, j'suis content d'avoir des amis, des proches... de t'avoir toi. Dire que je suis toujours insensible, ce serait mentir. Pourtant, je continue de mentir... pour me protéger. Pour vous protéger. Tout à l'heure, je t'ai menti. Je ne t'adore pas, c'est le mensonge le plus stupide que je n'ai jamais dit. Peut-être que j'vais te perdre, mais j'aurais aucun regret. Je t'aime Nora. »

Comme il n'était pas sûr de lui en ce qui concernait la jeune femme, il n'osait rien faire, attendant juste une réaction. Il se sentait soulagé, plus léger, d'avoir dit la vérité mais à présent, il redoutait ce qui allait suivre. Ne venait-il pas de tout gâcher ?

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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Mar 26 Fév - 14:37

La chanson était un véritable remède contre n’importe quel maux. C’était une toute autre façon d’expliquer ce que l’on ressentait, d’exprimer les émotions qui nous traversaient. Parfois, on arrivait à laisser passer certains messages auprès des certaines personnes. C’était ce que faisait actuellement Eleonnora. Ignorée par Lavi, plongé dans une lecture dont nul ne semblait pouvoir l’en sortir, elle s’était assise sur son lit afin de brosser sa chevelure dorée. Le regard dans le vague, elle laissa son esprit dériver. Peu importe ce à quoi elle pensait, l’image de son amant lui revenait sans cesse en mémoire. Elle ne pouvait pas l’oublier, elle n’arrivait pas à faire taire ses sentiments qui ne cessaient de croitre dans son cœur.

Afin de s’exprimer, afin de laisser libre cours à ces pensées qui la tourmentaient tant, elle se mit à chanter. De toute façon, Lavi était bien trop concentré pour l’entendre. Et puis, même s’il venait à l’écouter, il ne comprendrait probablement pas ce qu’elle voulait dire. Sûrement croira-t-il qu’elle ne faisait que chanter une chanson parmi tant d’autres. Malgré tout, elle souhaitait secrètement qu’il puisse comprendre à quel point elle l’aimait. Posant sa brosse sur la table de chevet tout près d’elle, elle ne cessa de chanter, remarquant à peine Lavi. Elle ne le regardait pas, fixant inlassablement la fenêtre. Elle chantait avec son cœur, avec ses tripes. Elle chantait pour celui qu’elle aimait, pour ces sentiments qu’elle ressentait malgré elle. Elle chantait son amour.

Lorsque sa chanson se termina, elle ferma les yeux. Lorsqu’elle les rouvrit, Lavi était assis à ses côtés. Il prit délicatement ses mains dans les siennes et elle leva instantanément les yeux vers lui afin de voir son visage. Il ne la regardait pas, préférant fixer le sol. Avait-il compris son message ? Savait-il, à présent, qu’elle était amoureuse de lui ? L’acceptait-il ? Allait-il, au contraire, la rejeter ? Elle ne pouvait prévoir sa réaction. Maintenant que tout était fait, elle craignait ses prochaines paroles. Comment allait-il réagir ? Nerveuse, elle serra ses mains dans les siennes. Elle n’en pouvait plus de ce silence, il fallait qu’il des quelque chose, sinon ce sera elle qui parlera. Elle lui dira la vérité, elle lui révélera tout, quitte à être repoussée. Elle n’avait plus rien à perdre après cette déclaration déguisée. Elle espérait seulement que ses craintes étaient infondées.

Son amant leva la tête en sa direction, osant finalement la regarder. Elle tenta de lui offrir un sourire, mais tout ce qu’elle réussit à faire fut un petit et timide rictus. Elle ne savait pas à quoi s’attendre. Pourquoi ne pouvait-il pas lui prouver, maintenant, qu’elle avait bien fait. Pourquoi ne pouvait-il pas la prendre dans ses bras et l’embrasser passionnément ? Elle avait besoin de sentir qu’elle ne s’était pas trompée, que ses sentiments étaient réciproques.

Lorsque Lavi s’adressa à elle, la jeune femme retint son souffle. Elle prit une grande inspiration afin de se donner le courage nécessaire d’affronter ses paroles. Elle se préparait au pire. Légèrement tremblante, elle ordonnait mentalement à son corps de se calmer sur le champ. Elle savait qu’elle aurait du mal à essuyer un tel rejet et appréhendait sa réaction lorsqu’il lui dira qu’il ne l’aimait pas, que leur relation n’était que physique et qu’il ne pouvait se permettre d’être avec elle.

À son plus grand bonheur, Eleonnora réalisait qu’elle se trompait royalement sur les sentiments de Lavi. Il le lui disait. Il lui expliquait ce qu’il ressentait réellement à son égard. Il lui disait… qu’il l’aimait. Il était amoureux d’elle. Ses sentiments n’étaient pas à sens unique. Elle l’aimait, elle voulait lui dire, elle voulait lui faire comprendre qu’elle était folle de lui, qu’elle ne voulait pas le perdre. Jamais elle n’avait ressenti quelque chose d’aussi fort auparavant. Serrant davantage ses mains dans les siennes, Eleonnora vint poser son front contre celui de son amant. Elle lui sourit sincèrement. Elle était si heureuse, elle ne pouvait s’empêcher de le lui montrer. Lentement, ses mains lâchèrent les siennes afin de se poser sur ses joues.


-« Je… Je n’ai jamais ressentis quelque chose d’aussi fort… J’avais peur que tu me rejettes, que mes sentiments creusent un faussé entre nous… J’ai tenté de le cacher, j’ai tout fait pour ne pas être jalouse lorsque je te voyais avec d’autres femmes, mais c’était impossible. Je suis amoureuse de toi, je veux être avoir toi peu importe le futur qui nous attend. Je veux simplement vivre le présent et profiter du fait d’être avec toi. Je t’aime Lavi. Je t’aime tellement… »


Elle l’embrassa tendrement. Elle voulait le sentir contre elle, dans ses bras. Elle était tellement heureuse de pouvoir l’embrasser sans tenter de se convaincre que leur relation n’était que physique. Maintenant, ils passaient à un stade supérieur. De simples amants, ils étaient devenus un couple amoureux. Basculant lentement sur le matelas, elle entrainait Lavi avec elle. Ses lèvres ne quittait jamais les siennes plus de quelques secondes. Ses mains glissèrent sur son dos, caressant doucement sa peau si douce et si chaude.
Lorsque ses lèvres se séparèrent finalement des siennes, elle observa le visage de son amant. Elle caressa doucement sa joue du revers de la main, fixant son œil unique. Ses doigts passèrent légèrement sur son cache-œil. Pourquoi ne le retirait-il jamais ? Elle laissa son index parcourir doucement le fil qui venait s’attacher derrière sa tête et le retira au moment où elle sentit le nœud. Elle ne voulait pas parler de cela maintenant. Il ne fallait pas gâcher ce moment en lui posant des questions sur un autre de ses secrets.


-« Promet moi qu’on restera toujours ensemble, aussi longtemps que nous le pourrons. Promet moi de ne pas ne laisser tomber… » Fit-elle d’une voix douce, dans un murmure, avant de poser de nouveau ses lèvres sur les siennes.
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Lavi
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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Mer 27 Fév - 17:23

Il ne voulait plus y penser, il voulait avoir l'esprit tranquille et ne plus se tourmenter pour rien en retournant la question dans tous les sens. Cela lui semblait réellement impossible sur le moment, pas tant qu'il aurait un doute. Mais la lecture lui permit de passer à autre chose. C'était un soulagement que de ne plus être torturé par ses propres interrogations intérieures. Il ignorait à quel point l'amour pouvait faire mal, lui qui s'était imaginé que c'était quelque chose de juste apaisant. Mais à bien y regarder, beaucoup d'histoires d'amour connues se sont terminées en drame. C'était peut-être un signe... Le signe qu'il valait mieux qu'il fasse un trait sur tout ça avant de faire une action stupide qui briserait le peu qu'il avait. Mais c'était difficile à admettre quand tout son être criait qu'il avait besoin de la russe...

Assis sur le lit, plongé en pleine lecture, il aurait pu l'ignorer longtemps si elle ne s'était pas mise à chanter. Tiré de son bouquin, Lavi leva enfin la tête vers Eleonnora. A la base, il était juste surpris de la voir réveillée alors qu'il n'avait rien vu et se contentait d'écouter. Elle avait une belle voix, après tout elle était chanteuse et il aimait bien l'entendre. Mais il ne s'attendait pas à de telles paroles. Elles auraient pu s'adresser à n'importe qui, elles auraient même pu ne pas avoir de destinataire, comme une simple chanson chantée comme ça parce qu'on la trouve juste belle. Mais le rouquin cru comprendre que c'était pour lui. Peut-être parce qu'au fond, il désirait ardemment qu'elle lui soit destinée, que c'était la réponse qu'il attendait pour pouvoir agir. Mais s'il se trompait, il tomberait de haut et briserait tout lien avec celle qu'il aimait. Cruel dilemme mais hésiter ne lui rendait pas service. Troublé par la chanson, il laissa ses émotions prendre le pas sur sa raison et il lui avoua ses sentiments.

C'était étrange de lui avoir dit la vérité. C'était comme s'il venait de se l'avouer à lui-même par la même occasion. Oui, il l'aimait, sincèrement, profondément, il s'en étonnait lui-même, lui qui pensait ne jamais s'ouvrir à ce point là. Mais y pouvait-il grand chose ? C'était le genre de sentiment puissant qui vous prenait et ne vous lâchait plus. Avait-il bien fait de le laisser à ce point s'emparer de lui ? Certainement pas. C'était la pire chose qu'il aurait pu faire en tant que Bookman. Il aurait mieux fait de se taire et de souffrir en silence plutôt que de souffrir parce qu'une situation plus évoluée lui était impossible avec Eleonnora. C'est donc un peu fébrile qu'il attendait une réaction de sa part. Quelque part, il espérait qu'elle le rejette pour lui prouver qu'il avait tort, que c'était stupide. Ainsi blessé, il ne retenterait jamais quelque chose du genre et son futur de Bookman ne serait ainsi plus menacée. Mais ce n'était pas ce qu'il voulait, au contraire.

Mais elle ne cria pas. Elle ne le repoussa pas. En fait, elle ne disait rien du tout. Serrant ses mains dans les siennes, elle vint poser son front contre le sien, souriante. Ce simple geste faillit faire éclater le coeur du rouquin. Ce dernier battait tellement vite qu'il croyait qu'il n'allait pas tarder à se stopper le temps de reprendre son souffle - si tant est qu'un coeur puisse respirer. Si la russe réagissait de la sorte, c'est qu'elle ne comptait pas le rejeter non ? Ils avaient toujours eu de la tendresse l'un pour l'autre et cette démonstration lui prouvait bien qu'elle en avait toujours à son égard. Eleonnora était le genre de femme qui aimait qu'on la complimente, qu'on lui dise à quel point on pouvait l'admirer... Etait-ce simplement parce qu'elle était contente de voir ce qu'elle représentait pour lui ? Ou ressentait-elle la même chose ? Cette courte attente était en train de rendre Lavi fou, même si d'apparence, il avait juste l'air un peu nerveux. Pourtant, quelque chose dans le sourire d'Eleonnora lui laissait présager qu'il se trompait et que leurs sentiments étaient partagés.

Lorsque la jeune femme lâcha ses mains pour les poser sur ses joues, il retint son souffle, comme un condamné à mort qui attendait que la guillotine lui glisse sur la nuque. Malgré ça, il avait le pressentiment que tout irait bien. Les gestes d'Eleonnora parlaient à sa place et Lavi se sentait un minimum apaisé, en confiance. Si elle voulait le rejeter, jamais elle n'aurait agit de la sorte. Mais finalement, elle le lui confirma, prenant enfin la parole. Elle l'aimait elle aussi, elle ressentait la même chose, elle avait eu les mêmes craintes. Quels idiots de s'être comportés de la sorte mais comment auraient-ils pu savoir ? Leur attitude respective l'un envers l'autre avait toujours été tendre, difficile donc de lire au travers. Maintenant qu'il entendait les mots de la jeune femme, le rouquin se sentait juste bien, comme sur un nuage, libéré de tout problème, de toute crainte, de tout malaise. Il croyait d'autant plus à l'amour d'Eleonnora qu'elle lui avait affirmé ne pas vouloir se lier à qui que ce soit afin de préserver sa liberté. C'était donc un amour d'autant plus fort et sincère qu'elle devait éprouver pour lui. Mais pour l'heure, il ne voulait plus se poser de questions, juste profiter d'elle.


« J'me sens idiot de m'être tût jusqu'à maintenant mais... j'avais tellement peur de te perdre que j'osais pas te l'avouer. Je t'aime depuis un moment mais je crois que j'me voilais la face... J'avais peur de te perdre, peur que dire la vérité te ferait fuir... On s'était fait une promesse et j'ai pas été capable de la tenir alors j'voulais pas revenir dessus mais.... j'avais beau ne pas vouloir voir la vérité en face, je t'aime Nora, du fond du coeur. C'est... assez étrange pour moi, c'est la première fois que j'tombe amoureux. J'étais pas sûr de moi, de c'que je ressentais... mais je me suis rendu compte en jouant ce rôle de fiancé qu'au final je n'avais pas besoin de faire semblant. Tout ce que je veux, c'est toi. T'es ce que j'ai de plus précieux. »

Elle l'embrassa et il se fit un plaisir de répondre à ce baiser. Ce n'était de loin pas la première fois qu'ils le faisaient, mais celui-ci avait une saveur particulière. Peut-être parce que cette fois, il n'y avait plus de mensonges et que l'un comme l'autre savait ce que cela signifiait. Cette fois, ils pouvaient exprimer librement tout l'amour qu'ils avaient l'un pour l'autre, sans retenue. Il se laissa entrainer sur le matelas, s'appuyant sur un bras pour ne pas l'écraser, son autre bras entourant la jeune femme pour la sentir contre lui. Lorsqu'ils cessèrent enfin de s'embrasser, Lavi se contenta de regarder Eleonnora, souriant avec tendresse. Il ferma l'oeil quand sa main toucha sa joue mais il le rouvrit dès qu'elle toucha le cordon de son cache-oeil et s'aventura un peu plus loin. Il craignait qu'elle le lui retire afin de satisfaire une curiosité qu'elle devait avoir depuis longtemps. Peu de gens osaient aborder ce sujet avec lui. Sans doute juste par politesse mais cela l'arrangeait bien au final. Personne ne devait savoir. Pas même elle.

Par chance, elle laissa tomber et n'aborda pas le sujet, lui demandant juste quelque chose de légitime pour des gens qui étaient à présent... quoi ? Un couple ? Oui, sans doute. Eleonnora l'aimait, c'était tout ce qui comptait à ses yeux. Il ne pensait pas qu'une femme serait capable de l'aimer un jour, lui, un courant d'air qui n'était que de passage. D'ailleurs, ce détail posait problème, c'était peu de le dire. Elle lui demandait de lui faire une promesse qui n'avait rien de bien compliqué et qui était légitime vu leurs sentiments respectifs. Mais était-il juste capable de la tenir ? Il ne voulait aucunement la faire souffrir mais il restait lucide sur son statut. Il était le futur Bookman, il ne pouvait rester avec elle. Malgré tout, il avait envie d'y croire, espérant qu'une exception serait fait pour lui. C'était se voiler la face de penser ça mais il ne voulait pas être séparé d'Eleonnora. Que faire alors ? Il ne voulait pas lui mentir, il voulait sincèrement rester à ses côtés, ne jamais l'abandonner. Mais il y serait forcé. Et elle le savait.
Puisqu'elle l'embrassait à nouveau, Lavi profita de cette petite coupure pour réfléchir en vitesse. Mais rien n'y faisait, il voulait cette fois laisser place à ses sentiments. C'était une terrible erreur qu'il faisait, il en avait conscience mais il en avait envie. Séparant ses lèvres des siennes, il s'allongea sur le côté et attrapa la jeune femme dans ses bras, la serrant doucement contre lui avant de baisser la tête pour la regarder.


« Je n'veux pas te laisser tomber Nora, jamais. Mais tu sais ce que je suis. Mon statut ne me permet pas de faire ce que je veux, j'ai déjà transgressé énormément de règles dernièrement. Celle-ci est la pire. Cependant, j'regrette rien parce que je t'aime vraiment. J'ai beau me dire ce que je veux, c'est un fait et ce serait mentir que déclarer que je n'veux pas être avec toi. Ne doute jamais de ton importance à mes yeux, jamais. Mais comprends que je n'veux pas non plus te faire souffrir en te faisant une promesse dans le vent. J'aimerais te dire que jamais je ne partirais mais c'est faux. Tu le sais bien, on en a déjà parlé. Ca n'change rien au fait que je veux rester avec toi. En fait, je n'voulais rien te dire pour ne pas qu'on se lie davantage parce que cela rendrait la séparation difficile... mais c'est déjà trop tard. Alors j'vais chercher une solution. Parce que je n'ai pas envie d'une vie où tu n'seras plus là. Et quand je l'aurais trouvée, je te ferais cette promesse. En attendant, j'te promet de rester à tes côtés, d'toujours être là pour toi tant que j'serais exorciste. Je sais que c'est pas ça que tu veux mais j'ferais tout mon possible pour que tes attentes se réalisent. Mais... je comprendrais que tu n'acceptes pas cette situation. Quoiqu'il en soit, je t'aime, j'veux juste que tu sois heureuse. »


Au moins, c'était dit. Mais existait-il seulement une solution ? Il n'en savait rien. Mais il voulait être sincère avec elle. Il lui faisait plus confiance qu'à n'importe qui d'autre et ne voulait pas la blesser à cause de son comportement. Etre Bookman était loin de n'avoir que des avantages. Les sentiments étaient réellement une source d'emmerdes incroyable. Mais Lavi ne regrettait pas d'en avoir à présent. Jamais il n'avait été aussi heureux qu'en ce moment même. Il se pencha pour embrasser doucement Eleonnora dans le cou. Il ne voulait pas que cette matinée de déclaration se transforme en prise de tête. Il désirait simplement profiter de tout ça avec elle, rien de plus. Dire que tout ça s'était produit à cause d'une chanson... Redressant la tête, il regarda la jeune femme en souriant.

« Jolie chanson au fait. Tu devrais chanter plus souvent, j'aime ta voix. »

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦


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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Jeu 28 Fév - 3:55

L’amour. Il n’y avait rien de plus beau comme sentiment. Enfin, c’était ce que les femmes disaient, en général. Eleonnora connaissait des gens, elle avait quelques bonnes connaissances avec qui elle discutait de tout et de rien. Souvent, le sujet de l’amour revenait sur le tapis. Il s’agissait de la plus belle chose qui soit, elles étaient toutes unanimes. Il suffisait simplement de trouver la bonne personne. C’était plus difficile à dire qu’à faire. Le monde était si vaste. Comment trouver cette fameuse personne ? Comment savoir qu’elle était celle qui nous convenait parfaitement ? La vie était rempli d’incertitudes et il était impossible d’obtenir une réponse claire et précise à ce sujet. Il fallait vivre dans le doute et prendre des décisions.

Eleonnora avait pris la sienne.

Elle aimait Lavi. Ce qu’elle ressentait était unique. Elle était certaine qu’il s’agissait de l’amour. Elle ne saurait le décrire, elle ne saurait l’exprimer, mais elle le sentait tout au fond d’elle. Elle voulait croire à cette magie et à ce bonheur. Elle voulait également le vivre. Comment lui dire ? Comment lui faire comprendre ? Lorsqu’elle ne trouvait pas le moyen de s’exprimer, lorsque sa langue était liée par une force inconnue, la jeune femme se tournait vers la chanson. Ainsi, elle se sentait si détendue, si bien. Elle pouvait laisser libre cours à ses émotions. Puisque Lavi semblait trop plongé dans sa lecture, ne se préoccupant pas d’elle, elle se mit à chanter. Elle chantait son amour.

La force de sa voix, de ses paroles, avaient probablement attiré l’attention de Lavi. Ce dernier avait complétement délaissé sa lecture afin de l’écouter attentivement. S’il y avait bien une chose qu’Eleonnora adorait, c’était bien attirer l’attention. Elle aimait être contemplée, admirée de tous. Elle était narcissique et avait ce besoin de sentir que les autres la trouvaient magnifique. En ce moment, elle ne voulait attirer que les oreilles de Lavi. Elle désirait qu’il l’écoute et qu’il comprenne ce qu’elle voulait tant lui dire. Et si ce n’était pas réciproque ? Alors elle fera passer ces paroles pour des mots parmi tant d’autres, des phrases n’ayant aucun sens à ses yeux. Par contre, arrivera-t-elle à dissimuler sa tristesse si elle venait à se faire rejeter ? Rares étaient les hommes qui n’avaient pas voulu d’elle ou de son corps. Pourquoi son amant ne céderait-il pas à ses avances masquées ? Parce qu’il n’en avait pas le droit, tout simplement.

Le métier de Bookman impliquait de nombreux sacrifices personnels, dont celui de n’avoir aucun sentiment à l’égard des autres. Comment cela était-il possible ? Tout humain avait des sentiments et il était simplement impossible de les enrayer si facilement. On ne pouvait pas passer une vie complétement détaché du monde, indifférent au sort de l’humanité. Pourquoi cela ? Pourquoi les Bookman devaient-ils être ainsi ? Eleonnora avait du mal à comprendre. Elle voulait simplement être avec l’homme qu’elle aimait. Pourquoi toutes ces règles devaient se placer sur son chemin ? Elle ne fera que souffrir davantage en sachant que Lavi la quittera un jour ou l’autre. Il l’oubliera peut-être. Il rencontrera peut-être d’autres femmes. Et puis, il y avait les terribles conséquences qui les attendaient si jamais leur relation actuelle était découverte. Et si le maitre de Lavi décidait de partir, d’amener son apprenti loin d’elle ? Rien n’était certain, pour l’instant. Pourtant, le jeu en valait la chandelle.

Assis à côté d’elle, les mains dans les siennes, Lavi se déclara à la jeune femme. Il lui avoua les sentiments qu’il éprouvait à son égard, lui révéla à quel point il était amoureux d’elle. Pour Eleonnora, il s’agissait des mots qu’elle avait tant souhaité entendre. Pendant quelques secondes, elle avait cru rêver. Pourtant, c’était bel et bien la réalité. Serrant doucement les mains de son amant, elle vint coller son front contre le sien. Elle voulait ressentir cette proximité, elle voulait le savoir près d’elle alors qu’elle lui révélait qu’elle était également amoureuse de lui.

Le jeune homme lui expliqua sa crainte de la perdre en tombant ainsi amoureux d’elle. Ils s’étaient promis une relation purement physique, mais n’avaient pas réussis à tenir parole, au final. Les sentiments avaient pris le dessus, les submergeant, les laissant sans possibilité de s’en extraire. Ils s’aimaient et ils avaient eu peur de le dire. Maintenant que cela était fait, Eleonnora se sentait libérée d’un poids. Elle avait craint que ses sentiments ne soient pas réciproques. Maintenant, elle avait la preuve qu’elle s’était trompée. Elle vivait l’un des plus beaux moments de sa vie.


-« Tu sais… depuis que je suis revenue à la Congrégation… en fait, depuis que je te connais, je n’ai jamais touché à aucun autre homme. Pourtant, j’en ai eu des occasions, mais je n’en avais pas envie. Le seul que je veux, le seul qui me rend heureuse, c’est toi. »

Suite à sa déclaration, Eleonnora l’embrassa tendrement. Basculant avec lui sur le matelas, elle conservait son amant contre elle, refusant de lâcher ses lèvres. Elle était si heureuse. Ce moment était si magique… elle ne voulait pas le voir se terminer tout de suite. Elle désirait profiter de ce moment d’amour et de tendresse qu’elle partageait avec Lavi. Elle laissa ses doigts glisser sur sa peau, son visage, sa chevelure flamboyante, son cache-œil, puis l’observa attentivement. Elle avait peur du jour où leur relation prendra fin. Elle redoutait le départ futur de Lavi. Elle lui fit partager ses craintes, lui demandant de rester auprès d’elle. Elle ne voulait pas le perdre.
Doucement, son amant se laissa tomber à ses côtés, l’attirant dans ses bras afin de la conserver tout près de lui.

Elle le savait, elle s’y attendait. Un jour ou l’autre, Lavi devra poursuivre son apprentissage de Bookman. Il ne pourra rester éternellement à la Congrégation. Il disait vouloir trouver une solution afin qu’ils restent ensemble, qu’ils ne se quittent pas. Puisque Lavi n’avait pas le choix de poursuivre son chemin, pourquoi ne pourrait-elle pas l’accompagner ? Elle ne serait pas un boulet. Elle savait se battre, elle était débrouillarde. S’il le fallait, elle était prête à apprendre d’autres langues. L’important était qu’elle puisse être avec celui qu’elle aimait. Elle n’avait aucune attache, elle était libre de faire ce qu’elle désirait. Si cela pouvait lui permettre de rester auprès du rouquin, elle allait le faire.


-« Si tu dois vraiment partir, je te suivrais. Je ne pourrais jamais t’attendre pendant des mois, des années… Je veux être avec toi et s’il faut survivre de guerre en guerre, affronter tous les dangers qui se dresseront sur notre chemin, je le ferais. Je suis prête à tout pour être à tes côtés. »


Elle était sincère. Elle désirait vraiment être avec lui. Rien ni personne ne pourront la faire changer d’idée. Elle était très têtue et avait son caractère. Lorsqu’elle prenait une décision, impossible de l’empêcher de la réaliser. Elle sentit les lèvres de Lavi se poser sur son cou, ce qui la fit sourire. Elle était heureuse de l’avoir dans sa vie. Elle ne cessait de sourire lorsque son regard croisait le sien. Elle n’arrivait toujours pas à croire ce qui s’était produit, quelques instants plus tôt.

Lavi la complimenta sur la jolie chanson qu’elle avait interprétée. Ravie que celui lui ait plus, elle lui offrit un nouveau sourire. Lorsqu’elle avait commencé à chanter, c’était pour lui. Elle le revoyait dans son esprit à chaque fois qu’elle entendait ces paroles si belles qui lui faisaient réaliser que l’amour n’était pas si effrayant que ça. Il fallait seulement trouver la bonne personne, celle à qui elle pouvait donner son cœur.


-« Si tu aimes tant m’écouter, je te chanterais toutes les chansons que tu veux. D’ailleurs, on pourrait descendre préparer le déjeuner. Je te chanterais une nouvelle chanson une fois à la cuisine. » Elle caressa doucement son visage avant de poser un dernier baiser sur ses lèvres.

La journée n’aurait pu être plus belle. Elle était seule, avec Lavi, et pouvait agir comme bon lui semblait sans craindre que quelqu’un ne les surprenne. Ils pouvaient vivre leur amour sans être sur leurs gardes. C’était un moment dont ils devaient profiter un maximum, car il ne se répétera pas très souvent. Une fois à la Congrégation, ils devront à nouveau se cacher et faire preuve de prudence. Maintenant que leur relation venait de passer à un stade supérieur, ils devaient faire davantage attention à leurs fais et gestes afin que jamais au grand jamais le maitre de Lavi découvre leur relation. Le bonheur d’Eleonnora tenait à un fil. Elle devait tout faire pour le préserver de ceux qui oseraient le lui retirer, peu importe les sacrifices qu’elle devra faire pour cela.



[Désolé, il n’y a pas beaucoup de contenu. Je pourrais en rajouter demain si tu veux. Pour l’instant, je vais dormir, j’ai mal à la tête. Bonne journée ! ]
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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Jeu 28 Fév - 20:21

Lavi était loin, très loin de se douter qu'Eleonnora pouvait l'aimer. Certes, leur relation était particulière et ils ne pouvaient nier être amis et même un peu plus. Mais de là à se lier, devenir un couple et tout ce qui allait avec, il y avait une marge. Il ne pensait d'ailleurs même pas que cela lui arriverait un jour. Pourquoi pas ? Parce qu'il n'en avait juste pas le droit. A quoi bon se lier à quelqu'un qu'il devrait forcément quitter ? A part s'attirer des problèmes avec son mentor et faire souffrir la personne en question, il n'y avait aucune finalité à tout ça. C'était comme jouer pour du beurre, faire un coup dans l'eau. C'était sans intérêt puisqu'il n'y avait aucun avenir. En tout cas, c'était ce qu'il se disait. Sans doute pour se convaincre lui-même que c'était une très mauvaise idée. Et pourtant.

Pourtant il n'arrivait plus à contenir ses sentiments pour la russe. Lui qui savait si bien dissimuler sa façon de penser, qui savait si bien faire semblant, cette fois il n'arrivait plus à masquer ce qu'il ressentait. Etait-ce justement parce que pour une fois il ressentait quelque chose ? Depuis qu'il s'était attaché à ses frères d'arme, il parvenait beaucoup plus difficilement à feindre l'indifférence. En fait, il ne l'était plus du tout et était à présent régit par ses sentiments. C'était loin d'être une bonne chose, surtout pour un Bookman, mais il était bien plus heureux qu'il ne l'avait jamais été. Pourquoi donc refuser tout ce qui lui arrivait à présent ? Il n'était même plus certain de mériter d'être le successeur de son maitre de toute façon. Alors, quitte à tout perdre, il voulait se jeter à l'eau. La chanson d'Eleonnora lui avait donné des ailes et même s'il avait peur de la réponse, au moins il cesserait de se mentir à lui-même.

Et il avait bien fait de se jeter à l'eau car malgré toutes ses craintes, Eleonnora lui répondit par l'affirmative. Sa chanson n'était pas sans but et ses paroles étaient réelles. Elle l'aimait elle aussi et c'était bien plus que ce qu'il avait pu espérer. Il ne s'était donc pas fait d'idées quant à leur relation particulière. Il y avait bien plus qu'une histoire de relation physique entre eux, malgré ce qu'ils s'étaient promis. Mais était-ce un mal ? Pas vraiment au final. En tout cas, pas sur le moment. Lavi se sentait juste libéré de ses craintes, maintenant libre de lui exprimer tout l'amour qu'il ressentait pour elle. Plus de mensonges, plus de faux semblants. A présent, ils étaient sincères l'un envers l'autre et ils ne faisaient plus passer leur relation pour une simple amitié avec des avantages en nature.

La révélation d'Eleonnora le surprit cependant. Elle n'avait touché à aucun autre homme depuis qu'elle le connaissait ? A bien y réfléchir, il pouvait deviner pourquoi. Elle tenait à sa réputation dans le milieu des exorcistes. C'était la raison pour laquelle elle semblait avoir deux personnalités bien distinctes. Une où elle était libre d'agir comme elle le souhaitait, fêtarde et aguicheuse, et une autre où elle se devait d'agir comme une vraie professionnelle, froide et dirigiste. Elle ne se permettait aucune entorse à la règle envers ses collègues et personne ne soupçonnait cette autre personnalité qu'elle cachait si bien en temps normal. Personne sauf Lavi. Il était le seul avec le partenaire habituel d'Eleonnora à connaitre sa réelle façon d'être et il estimait que c'était un vrai privilège. Car la jeune femme méritait d'être connue telle qu'elle était vraiment. Mais il comprenait qu'elle ne voulait pas décevoir son père et nuire à sa réputation. De ce fait, elle ne pouvait se permettre de fréquenter un autre homme sous peine que sa réputation finisse par être ternie. Les rumeurs allaient généralement vite et c'était dangereux. Malgré ça, elle aurait très bien pu le faire quand même. Cependant, elle n'en avait rien fait, se contentant du rouquin. Cela signifiait-il quelque chose depuis déjà tout ce temps ? Sans doute pas, mais l'attention le touchait. Tout ce qu'il voulait, c'était la rendre heureuse et visiblement, c'était le cas.

Mais en était-il de même pour lui ? Non. Il avait touché une autre femme à part Eleonnora. Il n'y avait rien du tout entre lui et Reiko mais il ne pouvait nier avoir couché avec elle. Pourquoi se sentait-il si mal alors qu'il n'était fautif de rien ? Parce qu'il n'avait pas fait comme la russe ? Sans doute. Il était déjà à cette époque attachée à la jeune femme mais pas au point de la rendre exclusive à ce genre de d'activité physique. En fait, il ne voulait pas trop s'attacher à elle et supposait qu'en n'ayant que des relations avec elle, cela finirait forcément par arriver. La preuve, cela s'était effectivement produit. Il n'était pas sûr de devoir lui parler de ça mais il ne voulait rien lui cacher. Et puis, ils n'étaient pas en couple auparavant alors elle ne lui en voudrait certainement pas. En tout cas, il l'espérait.


« J'ai touché à une autre femme. C'était juste une fois, c'est arrivé comme ça, comme pour toutes celles d'avant. C'est une amie et je n'regrette rien. Ca m'a même sans doute fait réaliser que c'était bien différent d'avec toi. Il n'y a que toi qui me comprends, que toi qui soit ce que j'ai toujours voulu. Je ne pensais pas te mériter mais tu as su faire naitre en moi des choses que je n'soupçonnais même pas. T'es sans doute ce que j'ai toujours cherché au final. »

A présent, ils pouvaient... continuer de faire ce qu'ils avaient toujours fait : s'embrasser tendrement alors qu'ils basculaient sur le lit. Jamais ils n'avaient été avares de démonstrations affectives l'un envers l'autre. C'était plus qu'un signe pour qu'ils comprennent leurs sentiments respectifs et pourtant, ils avaient failli passer à côté d'une déclaration et se serait privés d'une réelle relation. Lavi ne voulait pas se séparer d'elle, au contraire. Il était heureux de pouvoir se considérer comme étant avec elle, avoir une relation officielle et authentique. Malgré ça, ils ne pourraient s'étaler devant les autres, pas même devant leur amis. C'était trop risqué. Cela devait rester un secret, maintenant plus que jamais. Malgré tout ça viendrait le jour où le rouquin devrait partir, qu'il le veuille ou non. C'était inéluctable.

Il ne voulait pas briser ce moment mais il voulait que les chose soient claires. Il ne voulait pas lui faire des promesses qu'il serait incapable de tenir. Pourtant, il voulait le faire, il ne voulait pas la décevoir et qu'elle reçoive toute l'attention qu'elle méritait. Elle n'était pas un objet qu'il se contenterait de jeter une fois qu'il devrait quitter les lieux, non, elle était la femme qu'il aimait et par conséquent, il ne désirait qu'être près d'elle. Seulement, son métier ne le lui permettrait pas. Il devait pourtant y avoir une solution ! Au fond, il savait qu'il n'y en avait pas mais il voulait y croire, comme si ce simple souhait pourrait changer les choses. Au moins, il était sincère avec elle. Et contre toute attente, c'est elle qui trouvait un début de solution.

Elle désirait le suivre ? Mais la vie d'un Bookman n'avait rien d'intéressant pour quelqu'un qui n'était pas du milieu. Elle allait s'ennuyer à mourir si tant est qu'elle pourrait réellement le suivre. Il ne doutait pas un seul instant qu'elle saurait veiller sur elle-même, elle était une combattante émérite après tout. En fait, l'idée était tentante et plus il y pensait, plus il se disait que ce serait possible. Mais jamais Bookman ne tolérerait sa présence. Lavi restait dubitatif, regardant la jeune femme d'un air songeur. Il voulait que tout cela se réalise mais avait peur de la réaction de son maitre. Comment expliquer sa présence à leur côté sans avouer leur relation ? Et s'il tentait le tout pour le tout en lui avouant et en lui expliquant la situation ? C'était risqué mais s'il devait passer par là pour rester avec Eleonnora, il comptait bien le faire.


« Je comprends qu'tu veuilles pas attendre, ce serait culotté d'ma part de t'imposer ça. A vrai dire, tu me manquerais trop aussi, j'en deviendrais incapable de faire mon boulot correctement. Sincèrement, j'aimerais qu'tu viennes avec moi. J'osais pas l'imaginer, je n'sais même pas si c'est possible mais c'est ce que je souhaiterais. Mais la vie de Bookman n'a rien de palpitant pour une personne extérieure, j'ai peur que tu t'ennuies... et je ne sais pas si mon maitre le tolérera. Mais une chose est sûre, j'veux rester à tes côtés quoiqu'il arrive. C'est une promesse. »

C'était au final grâce à une chanson qu'ils s'étaient tout avoué. Comme quoi, cela ne tenait pas à grand chose et ils auraient pu passer à côté de beaucoup de bonheur bêtement. Parce que même si cette situation leur apportait beaucoup de futurs problèmes à gérer, ils ne pouvaient nier qu'ils étaient heureux également. Lavi fit un compliment à Eleonnora sur sa chanson, elle le méritait bien puisque c'était grâce à ça qu'il s'était décidé. Il appréciait de l'entendre chanter et supposait qu'elle continuerait même si elle quittait son second travail. Dans un sens, il souhaitait qu'elle le quitte. Il était un peu jaloux de tous ces hommes qui pouvaient venir la reluquer tout en buvant une bière mais il n'osait pas l'avouer. Elle pouvait bien effectuer le métier de son choix après tout, elle ne lui devait rien. Cela lui rappela un détail important.

« Alors n'te prive pas de faire entendre ta voix. D'ailleurs, tu ne me devais pas une danse, hmm ? Allons le préparer ce petit déj', j'ai hâte d'en entendre une autre ! Mais avant... »

Il lui offrit un sourire avant de l'embrasser avant tendresse, la serrant doucement contre lui, une main glissant dans les cheveux dorés de la jeune femme pour appuyer le baiser. Lorsque leurs lèvres se détachèrent, il la libéra et se redressa avant d'attraper ses vêtements posés à terre. Il ne prit pas la peine de se rhabiller complétement, enfilant juste sous vêtement et pantalon. Il ne faisait pas froid à l'intérieur et personne n'était là pour les juger à leur tenue de toute façon. Au moins cette fois, il n'était pas complétement nu au cas où il croiserait à nouveau Igor... Une fois prêt, il attrapa le carnet et le déposa dans sa boite avant de se tourner vers Eleonnora. Il ne réalisait que maintenant qu'il l'avait sans doute complétement snobée lorsqu'elle s'était réveillée, probablement plongé dans sa lecture.

« Excuse moi si j't'ai ignoré tout à l'heure... Quand j'lis, j'ai tendance à oublier tout ce qui m'entoure. »


Une fois la jeune femme prête, il se pencha pour l'attraper dans ses bras et la soulever du sol. Elle pouvait très bien marcher toute seule mais il avait envie de la garder contre lui. Ainsi, il pouvait l'embrasser à loisir tout en se déplaçant vers la cuisine. Descendant les escaliers, il se rendit à la cuisine où il la déposa enfin sur la petite table qui trônait au centre.

« Qu'est-ce qui te ferait plaisir ? » demanda t-il avec un sourire alors qu'il regardait le contenu du garde-manger « On pourrait aller faire un tour en ville plus tard si ça t'dit. Vu qu'on a encore quelques jours, autant qu'on en profite à fond ! »

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦


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Eleonnora S. Davidoff
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MessageSujet: Re: Amitié Charnelle [Lavi]   Mar 12 Mar - 15:39

Eleonnora n’était pas très proche du concept de fidélité. Elle passait d’un homme à l’autre sans rechercher de relation stable. Maintenant, c’était le chaos dans sa tête, dans son corps. Elle ne savait plus quoi faire depuis que l’amour s’était confortablement installé sur son cœur et avait pris les commandes. Elle était désorientée, mais savait une chose : elle était amoureuse de Lavi. Depuis qu’elle avait commencé à voir les premiers sentiments pointés le bout de leur nez, la jeune femme avait tenté de tout nier. Pas question de s’embarquer dans une liaison qui ne lui ferait plus de mal que de bien, au final. Pourtant, au fil de temps, elle avait commencé à reconsidérer tout cela. Le simple fait d’agir avec Lavi comme s’il était son fiancé lui avait démontré qu’au final, c’était le genre de vie qu’elle désirait mener. Elle n’avait pas besoin d’un manoir ou quoi que ce soit du genre, mais seulement d’être avec lui et de laisser parler son corps et son âme.

Depuis qu’elle était à la Congrégation, elle avait passé beaucoup de temps en compagnie du rouquin. Parfois, elle était envoyée en mission en compagnie de d’autres exorcistes et n’avait pas le choix de se déplacer aux quatre coins du globe si besoin. Lorsqu’elle ne faisait rien, lorsqu’elle s’ennuyait et décidait de quitter le QG afin de se rendre à la ville la plus près, elle réalisait qu’elle n’avait pas grand-chose à y faire. Elle parcourait les magasins, rencontrait parfois des hommes séduisants, mais n’avait nul envie de les ramener dans son lit. Elle repensait systématiquement à Lavi qui était un amant parfait, une personne de confiance qui savait lui donner passion et tendresse à la fois. Il n’était pas comme les autres et elle le savait. Elle ne désirait que lui et personne d’autre.

Elle n’avait rien promis à Lavi. Elle avait toujours été libre de faire ce qu’elle désirait. Il en était de même de son côté. S’il avait envie d’aller voir ailleurs, il le pouvait. Ils n’étaient qu’amant, après tout. La jeune femme lui avait avoué qu’elle n’avait touché aucun autre homme depuis que leur relation particulière avait débutée. Elle n’espérait pas qu’il en fasse autant. Elle préférait ne pas savoir qu’il avait touché d’autres femmes. Elle avait tenté de conserver sa jalousie pour elle, jusqu’à présent. Savoir qu’il avait couché avec d’autres femmes ne ferait que raviver ce sentiment indésirable.

Souhaitant être honnête, Lavi lui révéla qu’il avait eu une relation avec une autre femme, une fois. N’aurait-il pas pu taire cela ? Elle ne voulait pas le savoir. Elle ne voulait pas se dire qu’une autre femme ait pu le combler, le rendre heureux à sa place. Il avait eu une aventure avec cette personne qui était maintenant son amie. Était-ce une bonne chose qu’elle sache cela ? Après tout, Eleonnora pourrait bien se mettre à croire que toutes les amies de Lavi pouvaient être de potentielles rivales, qu’elles pourraient tenter de rivaliser contre elle. Non, c’était impossible. Il l’avait dit, il ne s’agissait que d’une amie, à présent. Et puis, Eleonnora était bien trop belle, bien trop fabuleuse pour être remplacée par une jeune femme sortie de nulle part.

Devait-elle croire Lavi lorsqu’il lui avouait la préférer aux autres ? Disait-il cela pour éviter de la blesser ? Elle ne saurait dire. Elle lui faisait confiance et voulait le croire. Alors, elle le croyait. Il l’aimait elle et s’il tenait réellement à sa liberté, à butiner de femme en femme, il ne lui aurait rien dit. Elle devait mettre sa jalousie de côté et simplement le croire. Ce n’était pas si difficile, il suffisait d’y mettre les efforts nécessaires. Cependant, elle ne pouvait savoir ce qu’elle pourrait ressentir en le voyant discuter avec une autre femme. Elle pourrait s’imaginer le pire. Elle devait simplement avoir confiance en lui. Les autres femmes, elle n’en avait rien à faire. Elle était bien plus jolie qu’elles, non ? Voilà. Pourquoi la tromperait-il ? Pourquoi irait-il voir une autre femme alors qu’elle était magnifique, intelligente et pouvait le satisfaire au lit ? Et puis, elle était tout ce qu’il désirait, il le lui confirmait. Elle était terriblement heureuse de l’entendre. Elle se sentait importante, elle se sentait aimée. Elle n’était pas une femme parmi tant d’autres qui ne servait qu’à satisfaire ses envies. Elle était bien plus que cela aux yeux de Lavi.

Maintenant qu’elle était aux côtés d’un homme qui l’aimait et dont elle était tout aussi amoureuse, elle ne voulait le quitter. Eleonnora était bien décidée à faire durer cette relation, malgré le fait qu’elle devait être secrète. Elle ne voulait pas que le rouquin quitte la Congrégation, la laissant derrière elle comme tous les autres. Elle voulait rester avec lui. C’est pourquoi elle désirait le suivre. Elle se fichait bien de ce que pourrait dire le vieux Bookman, elle saurait lui tenir tête au besoin. Elle voulait simplement rester avec celui qu’elle aimait. Elle n’avait pas d’attache. Elle ne voyait pas son futur. Elle était exorciste pour faire plaisir à son père et obtenir ne serait-ce qu’un minimum de considération de sa part. Elle pouvait toujours disparaitre, changer d’identité, ne plus exister, qu’il resterait probablement impassible, comme si cela lui faisait ni chaud, ni froid. Si elle devait faire quelque chose qu’elle n’aimait pas, quelque chose d’ennuyeux, elle s’en fichait, elle était prête à le faire pour rester avec Lavi. Elle serait prête à apprendre correctement l’anglais et lire de vieux bouquins pourris s’il le fallait. Ce sera toujours moins pire que son travail d’exorciste…


-« Je veux rester avec toi. Le reste, ce n’est que des détails. Je suis prête à faire ce qu’il faut pour rester avec toi. Je vais tenir tête à mon père, je vais tenir tête à ton maitre s’il le faut. Je refuse qui quiconque décide de mon futur avec toi. »

Oserait-elle réellement affronter son père ? Elle n’en savait rien. Elle préférait ne pas y penser, pour l’instant. Tant que sa relation avec Lavi restait secrète, il n’y avait aucun problème, non ? Elle devait plutôt penser aux moments heureux qu’elle allait passer avec le rouquin. Elle lui avait promis une danse, il y a longtemps. Elle se devait de tenir parole un jour ou l’autre. Pour l’instant, il était temps d’aller prendre le déjeuner. Elle avait faim.

-« Ne t’en fais pas. Tu auras ta danse. Je n’ai toujours pas oublié. »

Lavi l’embrassa tendrement, la serrant doucement contre lui afin de prolonger ce baiser. Elle ne se fit pas prier pour joindre ses lèvres aux siennes, savourant pleinement ce moment. Elle fut déçue qu’il se révèle si court. Alors que Lavi remettait son pantalon, elle quitta le lit, posant ses pieds nus sur le sol glacé. Il vaudrait mieux qu’elle enfile quelque chose avant d’attraper froid. Elle se contenta de se chausser d’une paire de talons aiguille. Son peignoir dissimulait à merveille son corps nu. Comme les domestiques n’étaient pas censés être dans les environs aujourd’hui, ils avaient l’occasion de faire ce qu’ils désiraient sans craindre quoi que ce soit.

Lavi s’excusa d’avoir ignoré la jeune femme à son réveil. Il était tellement concentré dans sa lecture qu’il ne l’avait pas du tout entendue. Elle avait été un peu vexée sur le coup. Après tout, qui pouvait l’ignorer ? Elle était bien trop jolie pour passer dans l’ombre. Elle comptait bien sortir Lavi de sa lecture, à sa manière, la prochaine fois qu’une telle chose se produira. Passant ses bras autour du cou de son amant alors que celui-ci la soulevait de terre, elle se laissa porter comme une princesse.

-« J’ai cru remarqué. Qu’est-ce qu’il y a dans ce carnet pour que ce soit si captivant ? »

Se laissant mener à la cuisine, puis délicatement posée sur une table, la jeune femme se mis à réfléchir à ce qu’elle aimerait manger. Elle avait tout ce qu’elle désirait à porter de main, le réfrigérateur étant toujours plein. Après quelques secondes de tergiversation, la jeune femme détermina ce qu’elle voulait manger, ce matin. Elle posa ses pieds au sol et se jeta sur Lavi alors qu’il lui tournait le dos, afin de l’enlacer.

-« Toi ! C’est toi que je veux. » Fit-elle en riant.

Comme elle ne voulait s’adonner au cannibalisme, Eleonnora demanda à son amoureux de lui préparer une omelette. C’était simple et délicieux. Ainsi, ils pourront sortir se balader en ville d’ici une heure. Pendant que Lavi préparait le repas, la jeune femme s’amusait à lui lancer des raisins se trouvant dans un petit panier à fruits, sur la table. Elle faisait comme si rien n’était, jouant les innocentes. Bien évidemment, comme il n’y avait personne d’autre dans la pièce, difficile de ne pas l’accuser.
Une fois le repas prêt, elle cessa son attaque de petits et s’empara de son assiette avant de s’installer à la table. Elle avait terriblement faim et ne se gêna pas pour attaquer son assiette à la seconde où Lavi posa les fesses sur une chaise. Lorsque son assiette fut entièrement terminée, elle offrit un magnifique sourire au rouquin.


-« C’était délicieux ! Où tu as appris à faire la cuisine ? »

Puisque le repas était terminé, il était temps de sortir un peu afin de prendre l’air, comme l’avait proposé Lavi. Elle se leva, puis vint s’assoir sur les jambes de son amant avant de l’embrasser. Ils avaient toute la journée devant eux, autant en profiter. Ils pouvaient faire une véritable sortir en amoureux sans même avoir à se cacher.

-« Je te fais visiter la ville ? »
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