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 Brendan Chichester

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Brendan Chichester

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MessageSujet: Brendan Chichester   Jeu 14 Fév - 14:45

Cadeau pour l'histoire, la musique avec laquelle je l'ai écrite : Play




NOM ET PRENOM





IDENTITE




Nom ♦ | Chichester

Prénom ♦ | Brendan

Age ♦ | Son corps humain a 22 ans, mais cela ne fait que deux ans qu'il est un Akuma.

Nationalité ♦ | Il est né en Australie. Il a néanmoins un passeport français, et vit à Paris.

Groupe ♦ | Akuma

Talent/Métier ♦ | Informateur à temps partiel pour le Comte Millénaire. Le reste du temps, il gère une boutique de livres anciens dans le centre-ville parisien, ou voyage pour marchander.

Pouvoir/Arme ♦ | Brendan est un Akuma de niveau 3. Il est capable de prendre forme humaine, mais sa forme réelle est celle d'un humanoïde entièrement coloré de noir, avec un oeil vitreux, et un oeil jaune. Il peut utiliser ses ongles ou ses dents afin de propager le virus des Akumas, cependant, ce n’est pas du tout un combattant. Le talent principal de Brendan est d’être un détecteur vivant. Il peut repérer les personnes portant des stigmates de Noé même sous forme humaine, repérer les personnes qui ont éveillés leur Innocence, et même évaluer le potentiel d’un humain moyen. Ce qui le rend plus redoutable encore, c’est qu’il est lui-même capable de dissimuler son existence d’Akuma, et d’échapper aux éventuels autres radars du moment qu’il demeure sous forme humaine ...

PHYSIQUE


Brendan reste presque tout le temps sous sa forme humaine. Déjà parce que c’est un ordre du Comte Millénaire que de tout faire pour sauvegarder sa couverture, même si c’est auprès de ses propres collègues (Akumas, descendants de Noé), qui ne sont pas tous au courant. Ensuite parce qu’il affectionne d’avantage de demeurer sous cette apparence que sous son apparence d’Akuma. Et pour finir parce qu’il est définitivement plus sexy sous sa forme humaine que dans son habit noir, avec un œil bigleux et un œil jaune et étrange à faire fuir un rhinocéros sans la moindre sommation.

Le pas flegme, souple, et le plus souvent volontairement lent, il est quelqu’un qui se fond très facilement dans une foule. Et qui n’aime d’ailleurs pas trop se faire remarquer, quand ce n’est pas nécessaire.
Il est jeune, plutôt grand et mince. Il a volontairement affiné sa silhouette, même s’il est originellement quelqu’un de plutôt grand, afin de parfaitement cadrer dans les goûts de l’époque dans laquelle il évolue. De plus, petite saveur exotique qui se remarque et que les demoiselles apprécient parfois chez lui, sa peau basanée témoigne de ses origines purement australiennes.
Son habillement est souvent décontracté. Il soigne son physique, mais sa façon de se vêtir est bien souvent très négligée. Un peu trop souvent, au goût de certains hôtes occasionnels. Mais bon, un joli sourire rattrape le tout. Parfois. Souvent, en fait.

Globalement, c’est un jeune homme fort séduisant, qui aura certaines facilités à s’incruster un peu partout, et à jouer de son charme à sa guise. En toute clandestinité, et avec toute la timidité dont son personnage doit jouer. Bien entendu, puisque c’est son but.



MENTAL


Avec son évolution en tant qu’Akuma, de même que son insertion en tant qu’agent du Comte directement en Europe, Brendan s’est accoutumé à la vie humaine. Il a par la même retrouvé une partie de ses souvenirs, et de ceux de sa sœur, même si pour lui, c’est extrêmement confus. Vivre en tant qu’être humain, même sans en être véritablement un, lui a permis de se reforger une personnalité.

Globalement, c’est quelqu’un qui se veut discret. Voire silencieux. Les énigmes de l’histoire ont toujours été très fascinantes pour lui, en particulier celles de peuples que les européens pourraient juger exotiques (c’est, d’ailleurs, sans doute une conséquence de ses propres origines, bien qu’il n’en est pas de souvenirs exacts). Outre cet attrait, et cette partie de lui qui en fait quelqu’un de savant, il est à noter qu’il a une répulsion évidente pour tout ce qui est de l’ordre de la richesse, de la distinction sociale, ou toute forme de rang qu’ils jugent comme une preuve que l’humanité est dans l’erreur. Est-une part de sa personnalité héritée du Comte Millénaire, ou bien de la perte de sa sœur durant son enfance ? Sans doute un peu des deux.

Sinon, Brendan n’est pas quelqu’un de belliqueux. De toute manière, ses talents ne sont pas employés pour le combat par le Comte Millénaire. L’information. L’infiltration, dans un groupe d’exorcistes, éventuellement. Le meurtre, parfois, si jamais cette même infiltration est couronnée de succès. Cette façon de l’utiliser, contraire à l’habituelle manie d’employer les Akumas pour le carnage, a sans doute contribuée à la retrouvaille de bribes de mémoire de Melody et Brendan, mais aussi à quelques facettes de leurs anciennes personnalités. Par exemple, si Brendan exécute systématiquement et froidement les ordres du Comte, il n’en fait que très rarement plus que ce qu’on lui demande. La différence entre lui et les autres Akumas réside dans le fait que si l’humanité actuelle le dégoute, il ne hait pas profondément l’être humain en lui-même.
Plutôt, ce qu’est devenu son ensemble. Pas les individualités.

Ainsi, son esprit se retrouve bien souvent torturé. Pris en tenaille entre une soif de sang difficile à maitriser, des ordres stricts qu’il doit appliquer à la lettre, et qu’il n’approuve qu’instinctivement. Et enfin, de vagues souvenirs de ce qu’est l’amour entre les êtres. Ce mélange imparfait, né de son immersion dans un rôle d’homme comme un autre, a profondément perturbé son psychisme, ce qui crée parfois, chez lui, des ‘blocages’, ou alimente momentanément une pulsion destructrice, une envie de meurtre. Cela peut revêtir d’autres formes encore : cette lutte entre deux natures diamétralement opposées a fait de Brendan un être particulièrement instable.
Cela dit, il n’est pas certain qu’une aberration comme un Akuma puisse être quelque chose d’équilibré, vous ne croyez pas ?



HISTOIRE


Il y a vingt-deux ans. Sydney, Australie.
Souvenirs et point de vue : Amanda Chichester.

Je posais la main sur la poignée de la porte. La porte d’une grande maison, bien parée, riche, en plein cœur de Sydney. Une grande habitation. Et qui abritait une des familles les plus riches de toute l’Australie.

Sydney n’était pas une ville bien luxueuse, quand j’y avais mis les pieds, vingt ans plus tôt. Mais avec la démocratisation, l’étouffement de la sous-culture aborigène, et toutes ces bienveillantes évolutions, ce bled s’était transformé peu à peu en une grande agglomération. Finalement, mon défunt père avait bien raison de faire le voyage depuis l’Angleterre pour venir s’installer ici : les voies commerciales exploitables étaient florissantes. Et mon mari, Christopher Chichester, avait fait une brillante carrière dans le milieu, réussissant de jolis coups de poker en important dans les autres pays de l’Empire anglo-saxon des marchandises exotiques, qui pour nous étaient devenues locales. Et dire que tout cela était parti d’héritages de nos deux familles … De deux pères disparus dans de mystérieuses conditions, après avoir perdu leurs femmes dans la course insensée des hommes pour échapper à la vieillesse. Eux aussi étaient morts de vieillesse, dit-on. Ces deux hommes, si robustes, mourir à soixante années d’une mort tout ce qu’il y avait de plus naturel ? Eh bien, ma foi, j’oserais dire qu’il n’y avait que les naïfs pour y croire. Mais dans le malheur de la perte de nos pères, je trouvais néanmoins de nombreuses consolations. De l’argent, tout d’abord. Puis, la satisfaction d’avoir eu une fille. D’être réputée auprès de la fine fleur des aristocrates locaux faisait également ma fierté. Et puis, mon mari était un homme que je n’aurais pas songé à tromper. Le port fier et altier, l’allure quasiment princière malgré sa trentaine. Sans oublier que je ne pouvais lui en vouloir de me dire de but en blanc qu’il avait organisé la mort de nos paternels : après tout, quel étalage de richesses nous avions construit sur leurs dépouilles ! La vérité n’avait aucun sens quand on était aussi confortablement installés dans la vie.

Trèves de pensées sur ce passé. Le présent était d’ailleurs, pour la première fois depuis bien des années, quelque peu préoccupant. Ce n’était pas les affaires, bien entendu. Pourquoi nos affaires auraient-elles été une source de tensions entre mon mari et moi-même ? Il était si doué, et si bien lancé qu’il deviendrait sans doute bientôt l’homme le plus influent d’Australie ! Peut-être même de tout le Commonwealth.
Non, c’était plutôt que pour la première fois, j’étais en désaccord avec ses manœuvres politiques. Certes, bien se placer était important, mais cela pouvait-il être fait à n’importe quel prix ? Il y avait tout de même une certaine éthique à considérer !
Adopter un garçon appartenant aux peuples primitifs d’Australie. Des primitifs ! Mais quelle idée saugrenue. Néanmoins, même si à titre privé cela me dérangeait, j’avais bien dû donner mon accord. Comment le faire alors que cette opportunité avait déjà été annoncée, et qu’elle présageait des ouvertures particulièrement rentables vers un futur toujours meilleur ?

En effet, si la culture de notre nation, plus avancée, avait pris le pas sur les rites ancestraux et triviaux des aborigènes, ils demeuraient tout de même un certain nombre. Et toutes les valeurs des petits gens n’étaient pas identique à la vraie morale, celle des gens plus hauts placés et plus respectables. Seulement, c’était la démocratie maintenant. Il fallait donc contenter également les gens moins fréquentables pour récolter leurs suffrages : en effet, Christopher comptait élargir ses horizons à la politique en plus du commerce. Donner aux primitifs la possibilité d’une intégration et d’un métissage avec la société anglaise était une voie intéressante pour gagner en popularité. De plus, comme c’était précisé, il s’agissait de les intégrer, c’est-à-dire de leur faire faire table rase de leurs sous-cultures afin qu’ils adoptent celle des conquérants anglais, bien plus stable. En procédant de cette manière, il réduisait le nombre de ses opposants francs et farouches à quelques extrémistes trop stupides pour comprendre que les temps changeaient.
Moi dans tout ça ? Eh bien, j’aurais souhaité qu’il n’en fasse pas l’exemple en adoptant lui-même un petit aborigène. Mais bon, c’était vrai aussi que l’effet médiatique allait avoir un certain impact. Beaucoup plus d’impact que de simples mots. Comment ne pas aller dans le sens de mon cher et tendre époux, du coup ?

J’ouvrais enfin la porte. Il fallait tout de même que je vois de mes yeux le visage de ce petit. A deux ans, il n’avait rien de si particulier. Si ce n’était cette peau bien trop foncée. A ce moment, j’avais soupiré.
Mais dans le fond, mon instinct maternel, au fil des années, finirait par prendre le dessus. Oh, je n’allais pas non plus l’aimer de tout mon être. Je lui préférerais ma fille, et je ne pourrais le nier. Mais je crois que je tenterais de l’aimer, malgré mes convictions profondes. Seulement, chacun de ses écarts, si habituelles chez les enfants pourtant, serait à mes yeux comme la réalité mise bien en face de mon esprit.

Non. Finalement, quand je prendrais du recul sur tout ça. Je réalise bien que, somme toute, je ne l’ai jamais vraiment aimé. J’ai juste fait semblant. Pour moi, ce garçon était une aberration, au beau milieu de notre famille. Avec lui, je n’ai fait que jouer à un jeu. Au mieux, il servait de garde du corps à ma fille. C’était le mieux qu’on puisse espérer d’une engeance.

Quant à son père ? Brendan n’était qu’une image pour sa politique. Un orphelin dont ses associés, sans doute, avaient eux-mêmes tués les parents. D’une manière ou d’une autre, il se fichait pas mal de qui il était. Ca, c’était plus ou moins mon rôle. Reléguer son éducation aux gouvernantes appropriées, guider ses pas pour ne pas qu’il sorte des rangs. Entre autres.
Sa fille était juste une image d’une autre partie de Christopher, elle aussi. Une descendance qui avait un but bien spécifique pour gravir les marches du monde. Il n’a jamais aimé qui que ce soit, je crois. Peut-être pas même moi, mais qu’importe après tout ?




Il y a environ vingt ans. Sydney, puis Polleytown, un petit village perdu sur la côte Est de l’Australie.
Souvenirs et point de vue : Melody Chichester.

Depuis toute petite, il n’y a qu’une personne qui ne m’a jamais parue fausse, et vers laquelle j’ai déversée tout mon besoin d’affection. Mon frère. Bien sûr, comme toutes les petites filles, je me suis dans un premier temps souvent raccrochée à ma mère, et à ce qu’elle me disait. Mais petit à petit, au fur et à mesure que je grandissais, ses paroles me paraissaient creuses. Elle me disait qu’elle dirigeait vers moi tout l’amour du monde. Mais, et Brendan ? Si ma mère était si aimante, pourquoi ne l’aimait-elle pas, lui aussi ? Parce que sa peau était plus foncée que la mienne ? Je n’ai jamais réussi à comprendre cela, surtout quand j’étais plus jeune. Il m’a fallu mûrir pour saisir certaines choses, et au final, réussir à voir mes parents sous leur jour véritable.

Oh bien sûr, ce ne sont pas nos sages et soumises gouvernantes, éducatrices, ou même la plupart de nos professeurs qui m’ont ouverts l’esprit. Quand on doit enseigner à domicile à une enfant issue d’une famille aussi riche, on ne peut pas vraiment faire quelque chose de déplacé par rapport aux instructions, j’imagine. Non, ce ne sont pas ces enseignants couards qui ont cherchés à m’ouvrir l’esprit : c’est mademoiselle Hearths. C’est elle qui a élargi, dans un premier temps, mes lectures, en secret. J’ai toujours été très friande de livres, et je les dévore depuis que je suis très jeune. Alors quand elle m’a proposé de m’en donner quelques-uns, de très originaux, sans que j’en parle à mes parents, j’ai tout de suite accepté. Des livres secrets ! Le frisson de l’interdit, mais pas de quelque chose de vraiment grave, qui ne ferait mal à personne. L’impression de devenir encore plus savante que je ne devrais l’être ! Quelle douce sensation j’avais, alors.
Puis, à force de lire, j’ai eu de nombreuses questions. Très nombreuses. Sans jamais démentir l’enseignement de ma mère, mademoiselle Hearths m’a forcée à réfléchir sur de nombreux points. Sur le sort de mon frère, aussi. Sur mes propres parents, quelque part, bien que quand elle eue compris à quel point elle m’avait éveillée … Elle prit peur, et démissionna. Une fausse excuse, dont je ne saurais jamais rien fut inventée. Mais quelque part, je suis persuadée qu’elle était très fière de moi.

J’ai évoqué le traitement différent de mon frère. En fait, c’est simplement que mes enseignantes étaient des femmes. Lui apprenait avec des hommes. Car c’était ainsi que ça devait être. En vérité, j’ai fini par trouver ça ridicule : de toute manière, le soir, lors de longues promenades dans notre immense jardin, nous partagions tout ! Et puis, plus encore : avec l’âge, Brendan est devenu plus grand, plus musclé. Bientôt, il était le seul dont j’ai besoin afin de me rendre où je souhaitais. Je crois que Père approuvait cette démarche parce qu’elle poursuivait sa publicité localement. Quant à ma mère … J’imagine que malgré ses réticences, elle savait que Brendant était un jeune homme bien bâtit, et que nous étions très complices. Il m’aimait bien d’avantage qu’elle, me connaissait par cœur : je n’avais aucun secret pour lui, et il n’en avait pas pour moi ! Avec la promesse d’être toujours ensembles, c’était un de nos pactes sacrés ! Des pactes qui remontaient à notre enfance, et ne s’étaient qu’à peine taris avec l’âge, tout au plus, seuls les mots avaient changés. Seuls les mots, mais pas ce qu’ils voulaient dire.

Quand l’âge est venu pour moi de m’intéresser au garçon, j’ai découvert qu’aucun ne valait Brendan. Et que, d’ailleurs, il ne voulait pas non plus d’une autre fille. J’étais pleinement heureuse d’être tout le temps avec lui, et de passer mes journées près de lui. Sa présence m’était rassurante, et affectueuse. Aimante. Qu’aurais-je pu vouloir de plus de la part d’un homme ? Une relation plus charnelle : mon corps en éprouva bientôt le besoin. Les hommes me dégoutaient, j’ai donc tenté de pousser le vice en approchant d’autres jeunes femmes. Mais toute tentative fut vouée à l’échec là aussi, et puis, mes parents m’auraient sûrement reniée immédiatement …
Remarquez, ce qui s’ensuivrait me fait dire que cela aurait presque été préférable que je me découvre ce penchant. Ou que je me force à m’en trouver un pour les hommes. Oui, pour bien le dire, j’aurais même adoré.

Celui qui cueillit ma fleur pour la première fois, et qui fut d’ailleurs le seul à pénétrer aussi profondément dans mon intimité, ce fut Brendan. Il n’y a qu’envers lui que j’éprouvais des sentiments. Et je réalisais que notre amour était bien plus que celui d’un frère et d’une sœur, beaucoup plus ! Après tout, nous n’étions pas liés par le sang. Nos personnalités n’étaient pas semblables ou opposées, elles étaient parfaitement adaptées pour se compléter. Nous nous aimions.
Un amour utopique, mais impossible. Voué à l’échec, à la déchéance. Comme bien des amours. Tous ces livres de romances m’en avaient averti. Bien sûr. Mais lorsque la flèche d’Eros vous transperce le cœur, qu’y faire ? Il n’y a plus qu’à abdiquer, et à se livrer corps et âme à la tendresse des sentiments.

Cet amour était impossible, nous disions-nous dans un premier temps. Puis, il y eut la fugue. Une fuite, vers un petit village perdu au cœur de la côte pacifique de l’Australie. Polleytown, je m’en souviens vaguement. Dès lors, ce fut la course vers une fin désespérée. Quand je suis morte dans ses bras, j’ai cru que Brendan me rejoindrais, et qu’enfin, nous serions pleinement libérés. Mais comme il me l’avait déjà avoué, il ne croyait pas en nos dieux. Pas plus que moi : il ne voulait pas d’une non-vie, d’un oubli, être loin de moi. C’est ainsi que je suis devenu un Akuma, et que j’ai pris son corps.
Quelque part, sur le moment, et encore maintenant, je suis terriblement heureuse de ce dénouement : après tout, ainsi, nous sommes liés pour l’éternité. Ou tout du moins, jusqu’à notre vraie fin. Liés en tant qu’aberration. Abomination, même pour certains. Mais liés, c’était tout ce qui importait, au fond.




Il y a quelques mois. Paris, France.
Souvenirs et point de vue : l’actuel Brendan Chichester.

Mon processus d’évolution, en tant qu’Akuma, s’est achevé. En tous cas, pour moi, il l’est. Je renais de mes cendres. J’ai trouvé un nouveau sens, dans une existence toute neuve. Je ne sais pas vraiment si je suis Melody, ou Brendan. Je sais juste que j’ai le nom et le corps du second, et que je suis investi d’une mission, désormais. J’ai un patron, qui a un but, et compte sur moi pour l’accomplir. Officiellement, il doit exterminer les hommes. Ca passe par bien des étapes, bien entendu. Eliminer les exorcistes, par exemple. Ou les futurs compatibles, les Innocences pas encore accordées avec l’un d’entre eux … Ce genre de broutilles. Et officieusement ? Je m’en fiche éperdument, et complètement.
Du moment que, même si je suis prisonnier d’une quelconque enveloppe, même si ça n’a rien de l’amour en lequel j’ai cru à un moment de ma vie, je suis désormais réuni avec ma moitié, j’ai une raison de poursuivre ma vie. Alors le but, la morale, les beaux discours, ou bien la foi en une quelconque facette de l’humanité, tout cela n’est rien pour moi. Seul compte le fait qu’on soit ensembles, tous les deux.
Une existence maudite, mais que je savoure chaque jour de ma vie, même si parfois, je ne sais pas exactement qui nous sommes. Quelle importance ? Tant qu’il ne subsiste que nous dans mon monde sentimental, je peux accomplir les tâches que le Comte me donne. Après tout, c’est lui qui me permet cela.

Je ne suis pas un guerrier. Ni un démolisseur. C’est curieux, dit-on pour un Akuma. Oh, je suis tout de même de troisième niveau. Je peux faire pousser mes ongles, je peux mordre, je peux infecter et tuer … Mais d’autres feront ça mieux que moi, et le Comte me l’a bien fait comprendre. Non, moi je vis parmi les hommes. Je détecte. Je bouge, je repère, je récolte un maximum d’informations.
Ce qu’il y a de bien à tout cela, c’est que les jours qui passent me rapprochent de mes souvenirs, et de l’être que j’aime. Et ce processus ne s’arrêtera pas avant quelques temps : je sais que je suis précieux pour le Comte. Il a besoin que je vive cette vie, et que je devienne encore plus instable, toujours plus. Et tant que je ferais ma mission pour lui, il me laissera cette existence, c’est tout ce qui importe.

Ou peut-être pas ? Je ne sais qui, d’entre nous deux, en doute. Melody, Brendan ? Je ne le sais, vraiment. Mais tout en suivant les ordres, ne puis-je pas faire ce qu’il me plait ? Aider les exorcistes, parce qu’il y a peut-être quelque chose à sauver de l’humanité ? Peut-être que recommencer à zéro ne fera que reproduire le même cycle, qu’en l’allongeant, en surmontant encore bien des péripéties et des épreuves, on arriverait enfin à quelque chose ?

Non bien sûr que non.

Quoique.

Dites, j’ai aidé des exorcistes. J’ai aidé des hommes normaux, aussi. J’ai aidé des descendants de Noé. Mais surtout, je n’ai jamais trahi le Comte. Cela, retenez-le bien. Ses ordres font loi pour ma fragile existence. Rien ne doit cesser, de ce côté.
Mais quand les ordres sont finis, que faire ?

Je ne sais. Je ne comprends pas. Et je souffre. Mais qu’importe la douleur, du moment que nous l’éprouvons ensembles. N’est-ce pas, mon amour ? Juste être ensembles, peu importe ce qu’il se passe. Est-ce ce que l’on voulait ? J’ai oublié. Vraiment, oublié.



SIGNE PARTICULIER


-Il a une bonne connaissance des faits historiques de différentes régions du monde. Et quand il n’a pas de réponses en mémoire, il en a dans ses livres. Selon l’endroit où il est envoyé, il utilise souvent ce prétexte pour approcher ceux qu’ils désirent approcher. Des exorcistes en terrain plutôt inconnus par exemple. Il est toujours bon d’avoir un guide touristique sûr, pas vrai ?

-Quand il est à Paris, et pas en voyage, il travaille dans une petite boutique de livres anciens dont la devanture, miteuse, ne porte même pas de noms. Cependant, il a une excellente réputation auprès de beaucoup d’historiens locaux, ce qui lui permet d’entretenir une clientèle d’habitués. De même, ceux qui n’ignorent pas la guerre entre la Congrégation et le Comte Millénaire ont parfois entendu parler de lui, et du nom de sa boutique. Les allées et venues d’exorcistes, ou des descendants de Noé, par exemple, permettent toujours d’avoir plus de monde pour faire de la publicité, n’est-il pas ?



H.R.P


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Comment avez vous connu le forum ? : Google, je cherchais un forum d'gray man. J'ai dû en parcourir une dizaine avant de décider que celui-là était le meilleur à tenter :D
Un petit mot à ajouter ? :Je m'excuse pour d'éventuelles incohérences sur la fiche ou futures, mais je ne connais pas du tout le manga! A l'origine je cherchais le forum pour mon colloc, mais il ne voulait pas s'inscrire tout seul ... Du coup je m'inscris avant lui. Enfin il a relu normalement c'est bon. Mais voilà comme ça vous savez :D

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Dernière édition par Brendan Chichester le Jeu 14 Fév - 18:57, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Brendan Chichester   Jeu 14 Fév - 16:13

Bienvenue parmi nous ! =)

Ta fiche m'a l'air prometteuse mais je m'y pencherais une fois qu'elle sera terminée, tu me confirmeras lorsque ce sera le cas ! D'ici là, bon courage pour la suite de ta rédaction et n'hésite pas à me contacter si tu as des questions ou autre !

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MessageSujet: Re: Brendan Chichester   Jeu 14 Fév - 18:46

Merci :D

Je pense que tout y est, maintenant. Donc voilà, la fiche est toute bien dressée et prête à être lue.
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Lavi
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MessageSujet: Re: Brendan Chichester   Jeu 14 Fév - 19:09

Alors ! Les Akuma repèrent forcément les porteurs de stigmates, c'est un peu comme s'ils étaient liés les uns aux autres, il n'y a donc pas là une spécificité. Pour le reste, même pour son apparence originale pour un level 3, je te l'accorde, ce sera plus intéressant ainsi !

Sinon ma foi, rien à redire, j'ai beaucoup aimé ta façon de décrire ton histoire ! J'adore ! Je te valide donc, tu peux dès à présent te lancer (mais pas trop loin hein) dans l'aventure ! N'hésite pas à créer une demande de RP, à répondre à une déjà proposée ou bien à contacter les gens directement via MP, fais comme tu le souhaites !

BIenvenue, petit Akuma ! =D

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MessageSujet: Re: Brendan Chichester   Jeu 14 Fév - 19:15

Encore merci :D Pour l'apparence désolé, j'avais que cette image de Batman sous la main, je me suis dit que ça avait fière allure XD
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Kora Atma

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MessageSujet: Re: Brendan Chichester   Jeu 14 Fév - 21:12

Youpi! Un nouveau compagnon de jeu! Bienvenue à toi mon petit akuma, j'espère que l'on va bien s'amuser ensemble ~ <3 *te fais un câlin de bienvenue*

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Noah!
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MessageSujet: Re: Brendan Chichester   Jeu 14 Fév - 22:01

Gné. Merci :D
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MessageSujet: Re: Brendan Chichester   

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