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 Parce que chaque étoile porte un nom

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Amy Crow
Correctrice / Protect Cherry
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Messages : 7
Date d'inscription : 19/05/2012

Feuille de personnage
Age : 12 ans
Nationalité : Anglaise
Surnom : //

MessageSujet: Parce que chaque étoile porte un nom   Lun 4 Mar - 19:03



AMY CROW





IDENTITE




Nom ♦ | -> Crow <-

Prénom ♦ | -> Amy <-

Age ♦ | -> ... <-

Nationalité ♦ | -> Américaine <-

Groupe ♦ | -> Va falloir que j'réfléchisse ! <-

Talent/Métier ♦ | -> ... <-

Pouvoir/Arme ♦ | -> ICI <-
(s'il s'agit d'une innocence, précisez son Type)

PHYSIQUE


« Don't,
Let yourself down
And don't let yourself go
Your last chance has arrived. »


Un pas. Puis un autre. Elle avançait, cheminait en silence à la manière d’une marionnette. Elle n’était plus maîtresse de son corps, autrefois le sien. Zoey. Qu’avait-elle mérité pour être ainsi manipulée ? L’Autre lui murmurait des mots doux à l’oreille, lui disant que tout allait bien. C’est faux. Elle n’allait pas bien. Elle ne comprenait pas pourquoi Zoey la traitait ainsi. « Tu n’as pas été sage » ne cessait-elle de répéter « Tu seras punie. » Non, elle ne voulait pas subir une nouvelle fois son courroux. N’avait-elle déjà pas assez souffert ? Des larmes coulaient sur ses joues opalines. Le vent fouettait son visage. Les embruns embrumaient ses narines. L’air de la mer saturait tout son environnement. Rien d’autre à perte de vue que de l’eau et encore de l’eau. Tout cela lui donnait le mal de l’air. La houle venait se projeter avec violence contre les supports du pont. Son corps ondulait sous le vent. Elle était roseau. Pliée sous l’air qui s’engouffrait dans chacune des parties de son corps. Elle ne faisait plus qu’un avec cet élément.

Là, elle surplombait le monde. Sa crinière brune ondulait telles des vagues. Une cascade d’ocre plongeait jusque dans son cou, serpentant ses épaules pour finalement se terminer en de magnifiques boucles au niveau de ses côtes. Amy tremblait : de peur ainsi que de froid. Elle pouvait presque sentir la houle lui lécher les plantes de pieds. Ses pieds si fins, si maigres, presque plaintifs. Des écorchures salissaient ses orteils. Sa peau entière en était recouverte. Zoey l’avait obligée à se mutiler. Zoey avait pris les devants lorsque la petite avait refusé. Elle l’avait fait souffrir. Les larmes coulaient toujours sur sa joue. Amy contemplait le vide qui s’offrait en dessous d’elle ainsi que l’eau, lisse et d’un bleu sans nom. Elle commença à chanter une comptine pour enfants. Cette même chansonnette que sa nourrice lui chantait le soir, pour combler l’absence de sa mère.

Chose étrange, ses yeux n’étaient pas encore gonflés, ou même rougeâtre suite aux pleurs qu’elle versait en silence. Ils avaient gardé leur fragilité d’antan. Toutefois, leur joie de vivre était inexistante. Seul le vide comblait ce manque. Ils avaient toujours leur même teinte noisette. Une couleur à faire pâlir plus d’un écureuil. Mais l’absence était la première chose que l’on remarquait lorsque notre regard se posait sur ces prunelles autrefois si indolentes, si fraîches. Elles n’étaient plus que l’ombre d’elles-mêmes. Un froid sans nom vous paralysait la gorge au contact du premier regard. Vous haletez, cherchez votre souffle et le reprenez au prix de périlleux efforts. Tout cela à cause de ces iris dont vous ne comprenez pas l’origine. Une détresse infinie se lit en chacun de ses yeux.

Amy éternua. Son nez droit et aquilin lui donnait des airs de grande fille. Mais au fond, ce n’était rien d’autre qu’une enfant. Ses lèvres prenaient une forme de deux cerises qui ne demandaient qu’à être croquées à pleines dents. Ses cils broussailleux lui donnaient un air de sauvageonne quoi que totalement fille civilisée. Quelques grains de beauté parsemaient son grain, tout cela donnait l’illusion que la petite Amy avait la peau maculée de plusieurs grains de sable en accord parfait avec ses iris. Le lobe de ses oreilles était percé de deux anneaux très discrets. Rien de bien tape à l’œil. Juste sobre.

Il est étrange de constater comme son humeur était en parfait accord avec son style vestimentaire du jour. Une absence totale de couleurs. Une absence totale de joie ou de bonheur. Le noir proférait petit à petit, jusqu’à la ronger complètement. Zoey allait gagner. Elle ne voulait pas lui laisser cette satisfaction mais il lui était impossible de lutter. Ses ballerines reposaient déjà au fond de l’eau. L’Autre l’avait forcée à les jeter en premier. Elle n’aurait de cesse que quand Amy lui aurait présenté ses plus plates excuses. Elle fit un pas puis un autre, toujours en direction du vide.
Elle pleurait en silence. « S’il te plaît » articula t-elle à l’attention de Zoey. « S’il te plaît… Tout sauf ça. Pitié. Pitié. » Un rire sortit de la gorge d’Amy – ou de Zoey – des éclats secs, sans émotion. Juste de la haine habitait ce timbre asexué. Son corps frêle et maigre se faisait ballotter par les différents vents, ne lui laissant aucun répit pour souffler un peu. L’Autre était heureuse de pouvoir voir sa marionnette ainsi maltraitée. « Zoey… Laisse-moi vivre. Nous ne formons qu’un. C’est tentant n’est-ce pas ? Pourtant, si jamais je chute dans le vide, toi aussi tu disparaîtras. À jamais. » Zoey parut réfléchir. Pas à pas, Amy redescendit du pont, dévoilant des traces de mutilations sur ses bras.


MENTAL


« I remember tears streaming down your face,
When I said I’ll never let you go. »


La foule bousculait la jeune Amy. Les yeux rivés au sol, elle crut que sa tête était sur le point d’exploser. Assez. Assez. Assez ! Elle n’en pouvait plus de cette vie dont elle n'avait jamais voulu. À quoi rimait donc son existence ? Elle semait la mort sur son chemin. Elle ne voulait plus agir ainsi. Elle voulait être enfin maître de sa vie. Impuissante, elle subissait les humeurs de son Autre. Les larmes lui montèrent aux yeux. Une seule certitude lui vint : elle était seule, perdue entre deux mondes. Le sien composé de sa vie, de son existence. Et celui de Zoey. Elle partageait son corps avec une autre sans que qui que soit ne se rende compte de rien. Des fois, elle avait envie d’en finir avec la vie. Ce fardeau était trop lourd à porter pour une fille de sa carrure. Elle n’avait pas les épaules pour cela. Toutefois, si ces idées noires la traversaient souvent, elle songeait bien vite à autre chose. C’était ce qu’il y avait de mieux à faire.
Souvent, elle aimait se comparer avec les êtres qui la frôlaient. Elle essayait d'imaginer l'existence de chacun, réécrivant leur histoire juste pour passer le temps et s'évader quelques instants, loin de la terreur omniprésente en son esprit. Zoey. Ce seul prénom suffisait à la faire trembler. Elle ne la comprenait pas et le craignait. Comment aurait-elle pu faire quoi que ce soit dans de telles conditions ? La tête entre ses jambes, elle rumina en silence, broyant du noir dans son coin. C’était souvent ainsi.

Un garçon – un gamin même – l’observa du coin de l’œil. Elle ressentit le regard lourd et pesant que lui lançait le môme. Elle se concentra et vit que ce gamin était son reflet au niveau du caractère. Tout comme elle, il était timide, craignait de prendre la parole en public pour s’exprimer librement. Ses parents avaient eu beau l’encourager à parler devant tous, elle n’y était jamais parvenue. De nature discrète, elle ne se faisait que très peu remarquer. Ses professeurs parlaient toujours d’elle en bien. Le théâtre eut un effet bénin sur sa personne. Elle adorait jouer durant des heures sur les planches. Être quelqu’un d’autre à chaque fois était une chose merveilleuse. Pendant quelques heures alors, elle oubliait ses problèmes. Rien d’autre ne comptait à ses yeux si ce n’est son jeu de scène. L’oral n’était pas son truc certes, mais elle excellait à l’écrit. Effacée, elle craignait le jugement des autres. C’était une des raisons pour lesquelles elle n’ouvrait pas la bouche en cours, ainsi que lorsqu’elle était en compagnie de ses amis. Elle écoutait avec attention chacune des paroles de son entourage mais y allait rarement de son petit commentaire. Elle souriait de temps en temps, riait rarement. Elle était bien trop absorbée par la misère humaine se répercutant dans chacun des coins de sa tête. Personne ne pouvait comprendre ce qu’elle endurait au quotidien. C’était bien là le problème. Trouver une oreille compatissante pour l’entendre se plaindre de sa vie n’était pas au programme.
Le garçonnet s’en alla, remplaçant une jeune fille au look de punk sur le pont. Amy la détailla avec attention. Elle aussi possédait un léger côté rebel. Bien sûr, elle ne le montrait pas ouvertement. C’était tout simplement invisible à l’œil nu. Ses fringues n’exprimaient rien, sa peau était vide de tous piercings et son corps dépourvu de tatouage. Pourtant, il y avait une part d’elle d’obscurité. Comme en tous. Mais elle, elle pouvait presque toucher cette autre qu’elle percevait au plus profond de son esprit. Elle ne saurait l’expliquer avec des mots. C’était angoissant. Elle avait l’impression que la mince part d’elle-même devait chaque fois se battre pour pouvoir survivre. Bien sûr, ce n’était qu’une impression.

La voix retentit à nouveau. Douce, suave, alléchante. Elle ne devait pas l’écouter. Elle le savait. Voilà plusieurs années qu’elle avait appris à vivre – à survivre – en sa compagnie. Elle n’aurait jamais dû lui faire confiance. Il avait suffit d’un instant pour qu’elle arrive. Un énième malheur à affronter. Elle semblait vouloir l’hypnotiser grâce à ses paroles. Une sale vipère sachant où et quand user de son venin. Chacun de ses coups était mortel. Chaque nouvelle pique, phrase lancée au dépourvu mais toutefois bien calculée, lui faisait un léger pincement au cœur. Mais cela ne fonctionnait plus. Plus maintenant. La fillette connaissait le pouvoir des mots, elle savait que les mots étaient des armes. Sans effet sur elle depuis qu’elle avait su saisir les nuances de chacun des textes qu’elle avait pris plaisir à lire. La frustration de Zoey lui tira un sourire. Discret. Amy était toujours aussi craintive, aussi faible, aussi geignarde. La même pleurnicheuse que lorsqu’elle était enfant. Mais peu importait. Elle ne pouvait pas se permettre d’accorder à nouveau sa confiance à son Autre. Cet être était le pire qui soit. Les actes qu’elle l’avait obligée à faire la répugner. Elle ferma les yeux, tenta de chasser ces images de mort de son esprit. Tout cela semblait si réel. Pourtant, ce n’était que le passé. Un triste passé qui l’obligeait à vivre dans la terreur et l’horreur. Les cris de ses victimes résonnèrent à ses oreilles. Ce n’était pas sa faute. C’était Zoey. C’était elle qui l’avait forcée. Elle enfouit sa tête entre ses mains, masquant les perles qui coulaient le long de ses joues. Assez.

Elle se pencha par dessus bord et faillit basculer dans le vide. Quelle idiote ! Sa tête tournait, elle dût s’asseoir et inspirer puis expirer calmement pour pouvoir enfin retrouver son souffle. Avoir le vertige était la pire des saloperies qui pouvait lui arriver. Lorsqu’elle eut retrouvé ses esprits, elle sortit une barre chocolatée de sa poche et croqua dedans. Le cacao avait le don de la calmer. Un formidable remède dont elle usait souvent. Trop peut-être. Mieux valait qu’elle se drogue au chocolat plutôt qu’à la fumette, non ? Elle inspira profondément une dernière fois avant de faire demi-tour. Les devoirs l’attendaient. Un rôle à répéter. Ce n’était donc pas une corvée. Un curieux plaisir aux sensations très étranges, même.


HISTOIRE


--> VOTRE TEXTE ICI <-- 500 mots mini


SIGNE PARTICULIER


--> VOTRE TEXTE ICI <--


H.R.P


Votre âge : 17 ans
Un pseudo : Suko
Votre niveau de rp : ...
Comment avez vous connu le forum ? : Gné
Un petit mot à ajouter ? : Gné

Code : ~ Validé par Lavi ♪ ~




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