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 Des emmerdes, toujours des emmerdes... [Emy / Lavi]

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Lavi
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MessageSujet: Des emmerdes, toujours des emmerdes... [Emy / Lavi]   Lun 3 Sep - 20:17

Lorsqu'il se réveilla, Lavi referma aussitôt les yeux. Non pas qu'il ne voulait pas se lever mais il aimait prendre son temps lorsque rien ne pressait. Ecoutant les bruits alentours, il fut ravi d'entendre que tout était calme. Les chambres étaient bien isolées mais aucun bruit assourdissant annonçant une nouvelle catastrophe ne parvint aux oreilles du rouquin, pour son plus grand plaisir. Il fut cependant étonné de ne pas entendre Bookman ronfler, comme à son habitude. Se penchant pour regarder s'il dormait toujours, Lavi constata rapidement que son lit était vide et ses draps pliés. C'était bien la première fois que le vieil homme était debout avant lui. Même si l'apprenti archiviste adorait dormir, il savait que son maître adorait tout autant cette occupation, voire plus. Un trait de caractère des bookmen sûrement...

Ne pouvant s'adonner à son activité première lorsqu'il s'éveillait -qui consistait à arracher l'un des cheveux de Bookman qui dormait toujours-, Lavi se glissa hors de son lit pour prendre une rapide douche et enfila son uniforme. Rien de prévu à l'horizon pour aujourd'hui mais il doutait qu'il puisse passer la journée à faire ce qu'il voulait. Sans doute son maître lui confierait-il une mission de plus haute importance que les Akuma. Après tout, son activité de futur bookman était plus importante que son statut d'exorciste. Bien que dernièrement, la balance avait pas mal penché afin d'équilibrer les choses... voire de les inverser totalement. Mais ça, mieux valait que Bookman n'en sache rien.

Fin prêt, Lavi se dirigea vers la cantine histoire de pouvoir se réveiller complétement à l'aide d'un bon café. A peine eut-il posé les pieds dans la salle de repas qu'il aperçut la coiffure caractéristique de son maître. Il était donc là... Assis en train de lire le journal, il ne prêtait aucune attention à ce qui se passait autour de lui. Lavi détourna son attention de lui et s'avança vers le comptoir où il demanda une simple tasse de café. Le temps qu'elle soit prête, Lavi détailla la population occupant la cantine. Il n'y avait pas grand monde à cette heure là et la plupart des gens présents étaient des traqueurs qu'il ne connaissait pas. Il fallait dire qu'ils étaient un sacré paquet. Puisque personne ne prêtait attention à lui, Lavi ne souriait pas comme à son habitude, arborant un air neutre et détaché. Il n'avait pas besoin de faire bonne figure si ce n'était pas nécessaire, surtout que ses amis n'étaient pas là. Boisson en main, il rejoignit Bookman, s'asseyant en face de lui tout en sirotant le liquide noir de sa tasse. Ce dernier leva la tête de son journal pour le regarder un court instant avant de se replonger dans sa lecture
.

« Tu es tombé du lit ? »
« Non, j'emploie le temps qu'il nous reste au mieux. Nous venons de recevoir les journaux des pays voisins, j'en prends donc note et tu devrais faire de même. »
« Le temps qu'il nous reste.... ? »


Bookman baissa son journal pour regarder son élève, l'observant comme si celui-ci avait oublié quelque chose d'important. C'était presque un regard plein de reproches silencieux. Après un soupir, le vieil homme replia le journal et le posa devant lui avant de croiser les mains.

« Tu sais parfaitement que nous ne resterons ici que le temps nécessaire. Comme toujours. Même si cela fait plus de deux années que nous sommes là, ne prend pas trop de mauvaises habitudes. La guerre peut se terminer d'un instant à l'autre et il nous faudra partir. Maintenant que la Congrégation a obtenu l'Arche, les choses risquent de rapidement évoluer. Et avant de partir, nous devons emporter un maximum d'informations. Tu vas donc te rendre à la salle des archives et consulter les dossiers datant d'il y a cinq ans. Visiblement, c'est à partir de cette date que les choses ont vraiment commencé à bouger et ce n'est sans doute pas anodin. Il a dû se passer quelque chose à cette époque. »

Lavi resta silencieux, la tasse à demie levée tout en fixant son maître. Tout ça, il le savait déjà, il savait que ce n'était que temporaire et qu'ils ne devaient pas risquer inutilement leurs vies. Mais il aurait préféré l'oublier, même juste pour quelques temps. Baissant les yeux sur le journal, le rouquin put lire à l'envers qu'une nouvelle guerre avait éclaté dans un pays voisin. Encore une. Cela ne s'arrêtait donc jamais ? Au fond, l'apprenti archiviste savait que ce n'était qu'un éternel recommencement mais il espérait que cette guerre dans laquelle il était impliqué serait différente. Peut-être pourrait-il s'en persuader davantage en obtenant les informations que désirait son maitre. Il releva les yeux vers lui et hocha doucement la tête.

« Très bien, j'y vais. »
« N'oublie pas de prendre des notes, je tiens à les consulter. »


L'exorciste termina sa tasse de café, la déposa sur la table puis se leva et sortit de la pièce sans un regard en arrière. Puisque le vieil homme voulait des notes, il fallait que Lavi prenne son carnet. Dans ce carnet, à la couverture rouge foncée ornée de symboles dorés étranges, se trouvaient diverses informations essentielles que le rouquin avait noté au cours de son apprentissage. Tout ce qu'il apprenait et lisait, il le retenait de mémoire mais son maître n'étant pas constamment avec lui, il avait pris pour habitude de noter ce qu'il considérait comme important afin de pouvoir le partager avec lui. C'était aussi comme une bouée de sauvetage, un objet qui lui permettait de conserver les informations s'il venait à mourir avant que sa formation ne soit terminée. Une garantie en quelque sorte. Il ne l'avait jamais sur lui, le conservant dans sa chambre à côté de son oreiller. Il était inutile qu'il le trimbale partout sous peine de le perdre ou de l'abimer, notant les informations recueillies une fois de retour de mission. A l'intérieur, la moitié des pages était déjà remplie dans une langue que seuls les bookmen connaissaient. Quelqu'un qui serait tombé par hasard sur le carnet aurait été incapable d'en comprendre le moindre mot. Le rouquin écriait presque comme un livre. On aurait eu du mal à savoir s'il s'agissait d'une écriture manuscrite ou imprimée.

Lavi regagna sa chambre le temps de récupérer le fameux carnet et de quoi écrire puis partit en direction de la salle des archives. Pénétrant à l'intérieur, il constata qu'il n'y avait personne. C'était parfait. S'installant à la table centrale, il y déposa le carnet puis fila entre les rayons pour dénicher les archives qu'il cherchait, se fiant aux dates indiquées. Une fois trouvées, il retourna s'asseoir, objectif en main. Il commença à les lire attentivement lorsque la porte principale de la salle s'ouvrit, le faisant lever la tête pour voir de qui il s'agissait. Il était rare de voir du monde ici... Reever, accompagné de 2 scientifiques de son unité venaient d'entrer. Lavi les salua d'un signe de la main, arborant son éternel sourire. Que venaient-ils donc faire ici ? A l'air imprimé sur le visage du commandant, cela n'avait pas l'air d'être quelque chose de positif. Il avait l'air méfiant mais aussi résigné. Qu'est-ce que cela cachait ?


« Salut Reever. Vous vous êtes perdu ? C'est rare de vous voir ici. »
« Bonjour Lavi. En fait non, nous accompagnons... Enfin, tu vas vite comprendre. »


Un brouhaha se fit entendre, comme si quelque chose martelait le sol. Lavi fronça les sourcils, se demandant ce qui allait lui tomber dessus, habitué aux diverses catastrophes organisées plus ou moins volontairement par l'équipe scientifique. En voyant Komui entrer d'un air tout fier, Lavi changea de couleur, devenant plus pâle qu'en temps normal. Ca, ça n'annonçait rien de bon. Le bruit s'intensifia à la suite de l'entrée de Komui et bientôt, un immense robot entra à son tour dans la pièce. Il se stoppa juste derrière son supposé créateur, tournant sa tête mécanique autour de lui.

**Mon dieu... Qu'est-ce qu'il a encore inventé cette fois... ? Ca va encore dégénérer, je le sens, c'est obligé... Ca dégénère toujours !**

« Oh Lavi, tu tombes bien ! Tu vas pouvoir être témoin de l'utilité de mon nouveau chef d'oeuvre ! Fini la perte de temps à classer les archives ! Komulin IV tri, range, classe, enregistre et organise les archives ! Il est autonome et nous facilitera la tâche mieux que quiconque ! »

Lavi observa la machine d'un air moyennement convaincu. Jusqu'à présent, cela s'était toujours mal terminé mais le grand intendant avait l'air d'avoir la mémoire courte à ce sujet. Il fallait vraiment lui interdire de construire quoique ce soit à l'avenir. Peut-être que cette fois sa machine serait fiable, mais l'apprenti bookman en doutait. Détournant son attention du robot, Lavi observa son créateur.

« Avait-on vraiment b'soin de ça ? J'veux dire, c'est pas comme si c'était une salle très fréquentée... »
« Effectivement mais elle est souvent mal rangée et il n'y a rien de plus pénible que de perdre un temps fou à chercher quelque chose qui n'a pas été correctement classé ! N'est-ce pas ? En plus, toutes les archives ne sont pas écrites dans la même langue à cause des diverses nationalités de la Congrégation. Mais Komulin IV a un programme qui lui permet de décrypter toutes les langues ! »

**Pourquoi ne créez vous pas un robot pour ranger votre bureau dans ce cas ? Ca commence à devenir urgent... Ca va encore mal finir tout ça.**

Le rouquin se contenta de soupirer, ne remarquant même pas que le robot venait de se saisir des archives qu'il avait sorti quelques minutes auparavant. Ce n'est que lorsqu'il se retourna pour attraper son carnet qu'il constata qu'il n'était plus là.

« Que... ? Mais où est mon carnet ?! »

Levant le nez, Lavi remarqua la couverture facilement identifiable que tenait Komulin dans l'une de ses multiples mains. Il était déjà en train de ranger les archives, les scannant devant son œil géant unique avant de les remettre à leur place. Agacé, le rouquin se leva et s'arrêta aux pieds de la machine, agitant la main.

« Hé, rend moi mon carnet, tas de boulons ! Ce n'est pas une archive ! »
« Admire comme il fait bien son travail ! »


Mais le robot faisait la sourde oreille, ne prêtant aucunement attention à ce que pouvait dire l'exorciste, lisant ce qu'il tenait en main. Si jusque là tout se passait plutôt bien, ce fut une toute autre histoire lorsque la machine tenta de lire le contenu du carnet. Elle resta figée un moment puis le tourna dans tous les sens comme si elle cherchait à deviner dans quel sens cela se lisait, ne comprenant visiblement pas ce qui y était indiqué. Même si ce robot comprenait toutes les langues, il ne risquait pas de déchiffrer celle des bookmen, seulement connue des membres de ce clan. Visiblement, cela posait problème à la machine qui commençait à s'agiter. De la fumée s'échappa soudainement de la tête du robot, comme s'il y avait une fuite ou une surchauffe. Les bras mécaniques se mirent à tournoyer sur eux même, percutant les rayons des archives qui s'écroulèrent les uns sur les autres, répandant sur le sol quantité de paperasse sous les yeux hallucinés de Lavi qui venait de manquer de se faire écraser. Il avait eu de la chance contrairement à Reever et aux deux scientifiques qui accompagnaient Komui, ensevelis sous les meubles renversés.

« J'le savais... Ca finit toujours mal vos inventions !! J'vais lui régler son compte avant qu'il ne fasse d'autres blessés ! » lança t-il en tendant la main vers sa cuissarde où était rangée son Innocence

Le rouquin fut surpris de sentir sa main se refermer sur du vide. Baissant le regard, il remarqua que son arme avait disparu. Elle était pourtant là quelques secondes encore auparavant
.

« NOOOOON ! Il marche parfaitement ! Ce carnet n'avait juste rien à faire là, c'est lui le fautif ! Tu ne le détruiras pas ! »

Lavi remarqua que le grand intendant tenait son maillet à la main. Quand avait-il eu le temps de s'en saisir ? Il avait sûrement anticiper ce qui allait se passer. L'habitude probablement... Cela finissait toujours de la même façon, il était incorrigible. Dépourvu d'arme, Lavi se dirigea vers Komui dans l'optique de la récupérer mais ce dernier se sauva en courant, filant à travers les couloirs. Le rouquin poussa un grognement et fit de nouveau face au robot. Il fallait qu'il récupère son carnet coûte que coûte. Mais il avait également besoin de son maillet. Que devait-il saisir en priorité ? Il n'eut pas le temps de réfléchir qu'il fut percuté par l'un des bras du robot, le propulsant hors de la salle avant qu'il ne s'écrase contre l'un des murs du couloir. A moitié sonné, Lavi aperçu Komulin sortir de la pièce en détruisant en partie la porte d'accès avant de déambuler dans les couloirs puis de sauter à l'étage du dessous, là où rentraient les gens de retour de mission. Ca c'était mauvais... Si jamais des gens revenaient blessés ou fatigués, cela risquait de leur être fatal. Personne ne pouvait s'attendre à un tel accueil. Reprenant rapidement ses esprits, Lavi se releva et partit à la poursuite du robot, descendant rapidement sur les débris que faisait la machine devenue folle. Plusieurs personnes gisaient au sol dont pas mal de traqueurs. Sans doute que ceux-ci allaient partir en mission ou en revenaient. Quoiqu'il en soit, ils ne risquaient plus d'aller nulle part pour le moment... Lavi stoppa sa course lorsqu'il remarqua quelqu'un coincé sous un lourd banc de bois, retourné par le passage du robot. Il s'aida d'un long débris pour faire levier afin de dégager le banc de la personne qui s'avérait être une jeune femme. Fort jolie d'ailleurs.

« C'que vous êtes jolie ! » s'exclama t-il comme si de rien n'était « Est-ce que ça va aller ? Vous auriez pas vu passer l'grand intendant à tout hasard ? »


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Emery Jones

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MessageSujet: Re: Des emmerdes, toujours des emmerdes... [Emy / Lavi]   Mer 12 Sep - 6:38

Les choses sont tellement plus simples quand on est jolie et on dit oui. Quand on met une robe et on rougit quand il faut, on rit quand c’est drôle et on se la ferme quand l’homme parle. C’est tellement plus simple être une poupée sans cervelle. Pourquoi j’ai choisi d’être traqueuse alors ? Parce que je suis une putain d’imbécile. C’est ma troisième mission, cette fois j’étais assignée à un groupe de traqueurs qui se rendait dans une cité qui était peuplée la moitié de l’année seulement, lorsque des nomades africains passaient par là. Personne ne savait qui avait créé la cité ni de quand elle datait, mais elle était là et faisait office de refuge pour les voyageurs et les clans passant. Donc on était là, une douzaines de personnes en imper moche à enquêter dans cette ville pour savoir comment elle faisait pour rester belle malgré le manque de soin. C’était ça le truc avec la ville, depuis qu’on la connait elle est toujours propre et sans une craque. Bref, elle a toujours été propre et sans une craque. Ça a pris du temps avant que l’ordre se décide enquêter sur le phénomène. N’empêche que c’est vrai, il y a tellement d’affaires étranges et louches dans ce monde que c’est dur de toujours les voir arriver.

La ville était dans un coin de l’Afrique donc, et ça commençait mal. Je ne sais pas pourquoi, mais en Afrique il fait chaud. Et je ne sais pas pourquoi, mais il n’y a pas différents modèles d’imper. Je ne sais pas pourquoi, mais le seul modèle c’est le modèle le plus chaud et désagréable qu’on pouvait avoir ! Alors j’ai sué sang et eau avec une bande d’hommes qui trouvait vraiment adorable me voir avec un imper collé sur le corps. J’ai perdu ma lanière de cuir qui retient mes cheveux en une queue de cheval sur ma nuque, alors non seulement j’ai sué ma vie mais je pense que je vais chier une perruque à force de manger mes cheveux. Le soleil tapait sur la tête de tous et chacun… On m’avait prévenu qu’il était possible que je vive des situations pareilles, que je me retrouve dans des conditions extrêmes. Dans ma tête, c’était simplement aux autres que ça allait arriver. Que j’allais leur frotter le dos en leur disant que c’est trop injuste… Et non, c’est ma vie qui est trop injuste en ce moment. Je suis geignarde et je l’assume, surtout quand il fait chaud comme ça.

La ville était bien déserte, avec des rues assez étrangement faites. On a commencé par cartographier la ville et elle formait une toile d’araignée une fontaine à sec au centre. C’était mon coin, au fur que les semaines avançaient et qu’on creusait partout comme des taupes frénétiques et qu’on fouillait chaque maison comme des voleurs, moi je disparaissais à cette plaza déserte et je m’imaginais comment la vie devait être quand la ville avait des habitants réguliers. Quand il y avait un jour de marché avec les servants qui faisait les courses pour les riches, quand il y avait les jeunes enfants qui courraient partout et renversaient les étalages, provoquant le chaos dans une explosion de rire et de cris… Je m’assoyais sur le rebord de la fontaine et je m’imaginais une eau pure et cristalline rafraichir l’air et couler entre mes doigts. Je voyais les mères laver leur linge dans un coin, les hommes discuter des prix des céréales… Et je me rendais compte que je suis au milieu de l’Afrique. Il n’y a pas de bonne terre pour les céréales, il n’y a pas de fontaines ni de familles riches, on est pas en Amérique. On est pas non plus en Égypte où les gens sont un peu plus civilisés, ou en Arabie où la richesse coule des murs comme les tapis chamarrés. Je laissais mes cheveux noirs couler le long de mon visage poisseux de sueur et dans un soupire, je retournais hanter les rues de la ville à la recherche d’une innocence possible.

Les jours se sont suivit et se sont ressemblés ainsi pendant des semaines, on errait dans la ville et on se demandait comment faire pour savoir l’origine des rues que l’on foulait, le secret de la blancheur des bâtiments et la solidité des colonnes qui soutenait les murs d’un temple érigé dans le coin nord de la ville. D’ailleurs, c’était le temps notre meilleure piste. Un temple dédié à un dieu bâtisseur apparemment, selon le torse poilu et viril on peut déduire que c’est un homme et il tiens un marteau et un compas dans ses mains, alors soit il est le dieu navigation-marteau soit il est bâtisseur. C’est ce qu’on a présumé, et c’est de là qu’on part. Je peux vous dire qu’on a exploré de fond en comble ce putain de bâtiment et ce putain de poilu aussi.

Les semaines passaient maintenant, on m’avait prévenu qu’il nous restait à peine quelques jours pour trouver une preuve de la présence d’innocence avant que l’on soit rappelé à l’ordre. Pour moi, ce serait un premier échec et ça, je le prenais très mal. Les autres n’avaient pas l’air de s’en soucier, pour eux le plus tôt la mission était finie et le plus tôt ils retournaient au frais. Non mais l’orgueil n’existe pas chez les hommes ? On m’avait dit que si ! Et en fait, c’est une raison pour laquelle je suis devenue traqueuse. Parce que j’ai peur de ce que l’orgueil des hommes va me faire subir si je retourne auprès de ceux que j’ai blessé. La dernière soirée dans cette ville de poussière approchait et comme d’habitude, je me suis retrouvée assise sur le rebord de pierre de la fontaine de sable. La tête dans les nuages (sens figuré, on est en Afrique et y’a pas un seul putain de nuage) je dessinais du bout des doigts les motifs en relief de la pierre, et le truc le plus évident et crasse m’arrive. Un vent me pousse dans la fontaine, je me frappe la tête contre le tronc central de la fontaine et celle-ci bascule, révélant une cavité.

Pendant un moment, sonnée comme je suis, je ne remarque rien… Et je m’endors en fait. Il faisait nuit, je me savais en sécurité dans une ville déserte, sans innocence et perdue au milieu de l’Afrique. Quand je me réveille le lendemain matin, mon équipe était sur le point de partir fou comme une bande de poule pas de tête. Donc oui, on a trouvé une innocence cachée au milieu de la fontaine de sable grâce à mon coco et un coup de vent suspect.

Mais, comme une bonne petite lâche, j’ai simulé que le coup sur ma tête me faisait vraiment mal et que j’avais des symptômes de traumatisme crânien léger. Et zou ! De retour à la tour de l’ordre. Je sais que je devrais être plus professionnelle dans cette histoire de traqueuse, ce n’est pas un boulot comme les autres sans répercussions autre que l’économie du petit village, mais on est tellement nombreux dans les rangs des traqueurs ! Personne ne va mourir si je rentre à l’ordre et que quelqu’un d’autre me remplace. Et moi, je vais pouvoir faire quelque chose d’utile ! Je ne sais pas encore quoi, mais certainement plus utile que vagabonder dans une ville déserte tandis que les autres essaient de protéger l’innocence. Je ne servirais à rien, j’ai beau faire beaucoup d’efforts je me sens comme une grosse nouille avec l’appareil photo géant. Enfin, une lampe de poche ? Je ne sais pas trop comment l’appeler.

Je suis donc de retour au QG, je marche comme un zombie en frissonnant sous le vent frais qui émane des souterrains. Un sourire fantôme traîne sur mes lèvres, je peux sentir mon lit ployer sous mon poids déjà, je peux sentir les couvertures douces sur ma peau fraîchement lavée… Le repos du guerrier, le moment ultime où les sens sombrent dans le coma bienfaisant des rêves des que les dieux insufflent à ceux qui le méritent, tandis que d’autres sombrent dans les cauchemars des lâches et des colères injustifiés, les décisions émotives et hâtives reviennent les hanter… Je ne sais pas si je mérite un cauchemar ou un rêve…. Après avoir fait tout ce que j’ai fait dans ma vie, fuit mes responsabilités et enlevé sans une once de remords ce qui était sans doute la dernière chance de mon père de retrouver une once de richesse, après fuir mon travail sous prétexte que je suis fatiguée et un autre que moi ferait mieux le travail, je mérite peut-être un cauchemar.

MAIS JUSTE QUAND JE VAIS DORMIR !!! Le ciel me tombe sur la tête, je crois que le cauchemar que les dieux m’envoient est un peu exagéré quand même !! Je n’ai pas été si vilaine… Je n’ai pas voulu faire de mal et ca c’est vrai ! Je suis en plein cauchemar éveillé, ma vie c’est de la merde.

Ah pas tant en fin de compte, voilà mon sauveur. Oh génial, un roux borgne. Ah mais je le connais ! C’est un exorciste, apparemment comme une archiviste ou de quoi. Peu importe, il est là.

« C'que vous êtes jolie ! »

« Est-ce que ça va aller ? Vous auriez pas vu passer l'grand intendant à tout hasard ? »

Il pourrait pas m’aider à me relever avant ? Genre, un peu de gentlemen-attitude s’il vous plait ? Je suis encore sous le choc et faut pas oublier que je suis sensée avoir un traumatisme crânien. Léger certes, mais un traumatisme PAREIL. Je suis sensée être une blessée de combat, même si la seule chose que j’ai combattu c’est une fontaine innocente. Enfin, peu importe en ce moment, y’a un robot géant qui n’a pas l’air très content de me voir.

« Le qui ? Chef Komui ? Non je l’ai pas vu, tout ce qui je vois c’est le putain de robot qui me regarde comme si j’étais un sushi au boulon !! T’es un exorciste, alors dégomme-le !! »

Je ne sais pas trop quoi faire, j’ai toujours une demi-douzaine d’aiguilles senbon dans ma manche mais à quoi ca servirait contre ce monstre ? Tout ce que je vois, c’est le chef Komui qui pleure devant un robot géant qui clignote rouge.

Je me dégage plus ou moins gracieusement et on profite d’un instant de répit tandis que le robot et son génial inventeur, je présume être le grand intendant, s’éloignent dans des bruits de fracas et de porte brisées. Je me demande où ils peuvent bien aller… L’important c’est qu’il s’éloigne de l’étage d’où les gens rentrent de mission. Comme s’il entendait mes pensées, le grand robot se retourna vers moi et d’une voix robotique lança un genre de *Traqueur, Traqueur, Traqueur blessé, doit classer traqueur blessé*… Mais je dois me tromper, je ne suis pas un livre ! J’ai beau ne pas avoir beaucoup de formes, c’est insultant.

Je me retourne vers le rouquin et d’une voix angoissée je lui demande :

« Heu… C’est de moi qu’il parle là ? »
avant d’avaler nerveusement ma salive.

Si jamais ça pouvait me sauver la vie, je pourrais toujours révéler la vérité et ma lâcheté maiiiis…. On va essayer d’arrêter le méchant robot en premier. Il me fonce droit dessus et ni moi et ni l’exorciste ont vraiment le temps de réagir, avec un temps de décalage lui et moi on saute chacun de notre côté. La grosse bestiole continue son chemin droit dans un mur qui s’effondre sous le choc, provoquant des chutes de gravats et poussières. Je n’arrive pas à voir autre chose que des ombres devant moi dans tout ce bazar alors je profite des gravats pour m’élever de la scène. Attendez, c’est l’exorciste que je vois ? Dans des grands mouvements de bras, je lui fait signe de me rejoindre. Je sais pas c’est quoi son super pouvoir, mais j’espère qu’il va nous être utile.
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Lavi
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MessageSujet: Re: Des emmerdes, toujours des emmerdes... [Emy / Lavi]   Mer 19 Sep - 9:20

Lavi maudissait intérieurement l'équipe scientifique qui tolérait les soit disant "géniales et révolutionnaires" inventions qui sortaient tout droit du crâne du grand intendant. Certes, il était loin d'être stupide, inventeur de talent, dirigeant confirmé et alchimiste reconnu, mais lorsque l'on savait qu'il passait plus de temps à mettre en danger les membres du QG qu'autre chose, mieux valait éviter de lui permettre de laisser s'exprimer son "génie créatif". C'était mieux. Pour la santé de tous ceux qui vivaient là. Le Comte Millénaire et ses Akuma étaient sans aucun doute de dangereux adversaires... mais Komui n'était pas en reste non plus. Il était un allié mais vu que la plupart de ses inventions se retournaient contre lui -et surtout contre ceux qui avaient le malheur d'être présents-, il devenait tout aussi dangereux qu'une armée d'Akuma. A croire que les exorcistes n'étaient en sécurité nulle part, pas même dans un lieu qui était censé être leur maison.

Le rouquin n'avait pas le souvenir d'une seule de ces inventions qui ait fonctionné correctement. A chaque fois le résultat était le même : l'invention était détruire sous les pleurs de Komui et l'infirmerie comptait un lot conséquent de blessés. Déjà que les exorcistes n'étaient pas très nombreux alors si en plus ils se retrouvaient blessés pour rien... Si le Comte Millénaire voyait ça, nul doute qu'il attraperait des crampes à la mâchoire à force de rire. Enfin... C'est peut-être pour cette raison qu'il ne ferme jamais la bouche, tout simplement parce qu'à force de crampes, il ne peut plus. Ah, elle était belle l'armée divine...

Autant le grand intendant savait faire preuve d'autorité, autant il avait tendance à oublier qu'à la Congrégation, c'était lui qui avait les pleins pouvoirs et qu'il n'y avait personne au dessus de lui pour le rappeler à l'ordre. A moins qu'il en ait pleinement conscience et que justement, il en profitait. Bien que Lavi l'appréciait, il le trouvait parfois fatiguant, les entrainant toujours dans des situations pas possible. En temps normal, l'archiviste aurait sans doute rit de tout ça mais pas là. Pas lorsque son précieux carnet venait de se faire kidnapper par un fichu robot détraqué. Si jamais le carnet se retrouvait détruit d'une façon ou d'une autre, Lavi doutait réussir à conserver son calme et continuer de faire semblant comme à son habitude. Il y avait des choses avec lesquelles on ne plaisantait pas !

Alors qu'il courait après le robot une fois qu'il eut retrouvé ses esprits, Lavi constata que ce dernier avait fait un carnage parmi un groupe de traqueurs qui venaient de rentrer. Ne pouvant tous les aider, le rouquin se focalisa sur la première personne qu'il aperçue, coincée sous un banc retourné. Les autres avaient juste l'air sonnés... et si celle qui était sous le banc était vraiment blessée, il ne fallait pas la laisser ainsi. Une fois dégagée, Lavi constata qu'il s'agissait d'une jolie jeune femme même si le manteau spécifique des traqueurs ne mettait pas tellement ses formes en valeur. D'habitude, il se serait sans doute extasié plus que ça, mais depuis quelques temps, tout était différent même s'il tentait de le dissimuler de son mieux. Faire semblant était un de ses points forts après tout. Il ne pu s'empêcher de lui faire un compliment, oubliant temporairement le danger qui planait au dessus de leurs têtes.

N'osant pas trop la toucher puisqu'il ignorait où elle pouvait être blessée, il se contenta de lui poser une question sans la lâcher du regard, prêt à l'aider si besoin était. La jeune femme lui était inconnue. Il l'avait sans doute déjà croisée sans vraiment y prêter attention. Il fallait dire que les traqueurs étaient si nombreux... Leur taux de mortalité étant relativement élevé, Lavi n'avait pas pris la peine de se lier à eux d'une façon ou d'une autre. A quoi bon s'intéresser à des gens qui feraient bientôt partit de l'histoire ancienne ? Toutefois, la jeune femme sembla l'avoir reconnu. A moins qu'il ne s'agisse de sa tenue d'exorciste ou bien de son apparence un peu particulière. Quoiqu'il en soit, elle opta pour le tutoiement, ce qui arrangeait bien le rouquin qui fit de même
.

« Justement, un exorciste sans Innocence c'est aussi utile qu'un bûcheron sans hache ! C'est Komui qui a mon Innocence, j'peux rien faire sans ça. Faudrait que j'détourne l'attention du robot le temps de la récupérer mais seul ça va être compliqué... » fit-il en tournant la tête pour observer le spectacle qu'offrait l'invention un peu plus loin avant de revenir sur la jeune femme à terre « Attend, j'vais t'aider. »

La traqueuse avait amorcé un mouvement pour se lever et Lavi lui attrapa le bras pour l'y aider. Elle ne semblait pas blessée mais mieux valait qu'elle ne reste pas dans le coin plus longtemps. Sans doute pourrait-elle s'occuper de ses collègues encore à terre. Lavi ne comptait pas jouer les infirmières, il avait un robot détraqué à détruire avant tout. Se tournant de nouveau vers l'emplacement du robot, il aperçu le grand intendant non loin. Il tenait toujours son arme à la main mais semblait plus préoccupé par son robot que par les dommages qu'il faisait. C'était sans doute le bon moment pour récupérer l'Innocence subtilisée. Malheureusement, le rouquin n'eut rien le temps de faire. Comme s'il avait lu dans ses pensées, le robot se tourna vers eux, plus précisemment vers la traqueuse qu'il qualifiait de blessée. Elle avait plutôt l'air en forme pourtant... mais toutes les blessures n'étaient pas forcément visibles. Cette déclaration soudaine du robot ne sembla pas rassurer vraiment la jeune femme qui se tourna vers Lavi, l'inquiétude se lisant dans ses yeux.

« On dirait b... Oh, bordel ! » s'exclama t-il tout en se jetant sur le côté pour esquiver le robot qui venait de les charger tel un taureau après un drap rouge

C'était moins une. La vitesse de la machine était impressionnante et c'était un miracle qu'ils n'aient pas été écrasés. S'inquiétant pour la traqueuse qui était désormais prise pour cible, Lavi se remis rapidement sur ses pieds après avoir roulé sur le côté. Komulin a poursuivit sa route comme s'il n'y avait eu aucun mur pour arrêter sa course, faisant s'écrouler une bonne partie du décor. L'exorciste agita la main devant lui pour évacuer la poussière qui le faisait tousser avant de remarquer une ombre qui s'agitait, légèrement en hauteur par rapport à lui, éloignée de plusieurs mètres. La poussière retombant rapidement, il s'aperçu qu'il s'agissait de la traqueuse, visiblement indemme. Sans attendre, il enjamba les débris et la rejoignit rapidement
.

« Rien de cassé ? J'dois absolument récupérer mon Innocence, j'peux compter sur toi pour m'aider ? Komui doit pas êt... »

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase que le robot refit surface en marche arrière. Il ne s'arrêtait donc jamais ? Fallait-il qu'il détruise toute la Congrégation avant ça ? Puisque la machine se focalisait sur la traqueuse, c'était l'occasion ou jamais de récupérer son carnet puisqu'elle faisait office de diversion. Mais c'était dangereux pour elle... Que faire ? Récupérer son carnet ou aider la jeune femme ? La jolie fille l'emportait. Lavi se pencha et attrapa la traqueuse dans ses bras avant de prendre la fuite en courant, profitant des couloirs proches pour s'y engouffrer, espérant semer le robot ou tout du moins qu'il les perde de vue pendant un instant. Quelle ne fut pas sa surprise de tomber nez à nez avec le grand intendant... et l'Innocence du rouquin. Celui-ci stoppa et déposa la traqueuse au sol. Au moins Komui n'avait rien de dangereux sans la protection de son robot.

« Komulin a fait suffisament de dégats comme ça, rendez moi mon Innocence ! »

Surpris d'être tombé nez à nez avec eux, Komui recula, serrant le petit maillet entre ses mains comme pour confirmer qu'il ne comptait pas le lui donner. Le robot fit une entrée fracassante, emboutissant une bonne partie du mur sur leur gauche. Tiens, c'était une chambre ici auparavant... Lavi jeta un coup d'oeil rapide à la traqueuse. Pouvait-il compter sur elle ? C'était une traqueuse, elle savait donc se défendre un minimum. Elle en avait probablement autant marre que lui de la situation et Komui ne représentait pas vraiment un grand danger. Le robot par contre...

« J'te laisse le chef, je m'occupe de détourner l'attention du robot ! » lança t-il sans attendre de réponse

La chambre que Komulin avait éventrée contenait diverses affaires personnelles... dont des livres. Le rouquin s'approcha rapidement de l'endroit et se saisit d'un livre tandis que le robot ne le regardait pas, trop focalisé sur la traqueuse. Lavi s'empara d'un morceau de débris assez petit pour être contenu dans une main puis le balança contre la tôle de la machine
.

« Hé, tas d'boulons ! Regarde ce que j'ai pour toi ! » cria t-il en agitant le livre qu'il tenait à la main tel un appât

Le robot se tourna vers lui, oubliant l'existence de la traqueuse qui avait désormais tout le temps de s'occuper de Komui et de récupérer l'Innocence du rouquin, occupé à esquiver les coups du robot détraqué. Pourvu qu'elle ne tarde pas trop... Lavi n'avait pas spécialement envie de finir plié en quatre, rangé dans un coin de la Congrégation telle une archive oubliée.

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Emery Jones

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MessageSujet: Re: Des emmerdes, toujours des emmerdes... [Emy / Lavi]   Mer 24 Oct - 1:17

Il faut se souvenir d’une chose, je suis sensée être blessée. Je suis sensée avoir un traumatisme crânien. Je suis sensée éviter le stress, les mouvements brusques et tout ce qui pourrait s’appeler SE FAIRE COURIR APRÈS PAR UN ROBOT !! Bon, peu importe, je ne vais pas faire une crise d’épilepsie par terre, au risque de me faire tuer et de faire tuer quelqu’un. Ma crédibilité en prends un coup (quelle crédibilité ? Mouais, celle que j’aurais pu avoir vient de mourir écrasée par un robot géant), sans l’exorciste roux je serait probablement écrasée comme une crêpe à terre. Ou dans le ventre du robot, en train de me faire disséquer. Bref, je me retrouve morte. C’est drôle, en voulant échapper au mariage, la mort ne faisait pas partie des solutions.

Si je peux l’aider à récupérer son innocence ? Pas de problème. Juste éviter que le robot nous écrase, évidemment. Si on peut éviter de se faire écraser à chaque pas qu’on fait, soit par un robot, soit par un pilier de la salle, ou je ne sais quoi encore. Je me fait prendre dans des bras solides, et je ferme les yeux en me faisant ballotter au travers de couloirs dont je ne prends pas conscience, on vient de tourner à droite ou à gauche ? Ah, peu importe, j’ai une commotion cérébrale n’est-ce pas ? Alors voilà, j’allais faire un petit roupillon dans les bras sécuritaires d’un rouquin bien aimable, mais non, bam, je suis à terre.

Oh tiens ! C’est l’imbécile qui tient le marteau de l’exorciste qui m’a sauvé du destin de la crêpe.
Il tient le marteau comme si c’était son petit bébé et quand le roux tente de le sommer de lui rendre son innocence, il secoue la tête comme un enfant apeuré avant que le damné robot refasse irruption, massacrant complètement le mur. Un éboulis plus tard, de la poussière dans le nez plus tard, le rouquin lui fait part d’un plan totalement trop simpliste pour ne pas marcher. Lui distraire robot, moi bam Komui, moi prendre innocence, lui battre robot. Voilà ! Le monde est sauvé, hip hip hourra pour nous, on devient les nouveaux dirigeants de l’Ordre et on fait pleins de petits bébés. Heu, pour les bébés, c’est à revoir. Le reste du plan par contre fait totalement du sens. Surtout pour la partie prendre le contrôle de l’Ordre. On pourrait utiliser le robot, si il ne le détruit pas, comme ça on aurait un argument de plus. Franchement, si un type débarque et il est le maître d’un robot énorme et le robot fait tout ce qu’il lui dit sans bugger, je le vénère. Comme je ne m’y connais pas trop en robot par contre, ça risque de foirer, le robot risque d’exploser et détruire la tour de l’ordre. De toute façon, on n’est pas là. Il faut que je récupère l’innocence de monsieur l’exorciste roux.

« Ok… »

Totalement inutile comme répartie, le voilà déjà parti en train de faire joujou avec des livres et le robot. Je me demande bien comment lui va se débrouiller, mais moi faut que je me débrouille avec le chef de l’Ordre. J’ai mes aiguilles senbon dans ma manche, comme toujours, mais toujours faut-il que je puisse les lancer sans tuer quiconque. Une aiguille dans l’œil, ça fait mal. Ça rentre dans le cerveau et ça tue. Alors je veux pas tuer le chef de l’Ordre, ça paraît mal après, mais c’est juste mon opinion après hein.

Je le vois un peu plus loin, qui tient contre lui le marteau miniature de l’exorciste, il faut que je trouve un moyen de me rapprocher de lui au plus vite. Mon grand imperméable me gêne, mais malgré tout je trouve le moyen de courir subtilement pour me retrouver derrière une colonne proche de lui. Je tente d’ignorer ce qui se passe avec l’autre et le robot, mais de mon côté, les choses sont sur le point de déboucher. Ou pas. Mais bon, faut toujours essayer. Dans ma tête, je vois Komui, comment il est placé, et je me jette sur le côté avec une aiguille entre les index et majeurs de chaque main. Je ne veux pas sectionner de nerfs, je veux juste lui faire assez mal pour qu’il lâche le marteau. Une première aiguille quitte ma main et rate totalement sa cible, il m’a vu et bien entendu, a fait un pas de côté. Génial, je réanalyse la situation et je vise son avant-bras au lieu de sa main, c’est toujours plus gros comme cible. Mais non ! L’imbécile fait un saut de l’ange dans la direction opposé. Vraiment de plus en plus génial, je viens de perdre deux aiguilles !! Vous savez comment c’est difficile de se procurer ces trucs ? Bref, je préfère ne plus en gaspiller et y aller avec la bonne vieille méthode. Je me met à courir dans sa direction et je ne sais pas ce que le roux faisait avec le robot, mais toujours est-il que l’attention de Komui fut assez distraite pour que je puisse lui sauter dessus. S’en suivit une bataille au corps-à-corps des plus enragées, j’adore me battre.

Bon, me battre avec le type qui dirige l’ordre, j’aurais pas cru ça de sitôt. Est-ce qu’il va m’en vouloir après ? Je veux dire, qu’est-ce qui va m’arriver après ? J’aurais pas mieux fait de faire la morte et laisser le roux se démerder tout seul ? Je suis certaine que si, c’est toujours mieux de laisser les autres se démerder tout seul. Arrêter de se prendre pour un chef, arrêter de se prendre pour une super héroïne, après tout je ne suis qu’une lâche qui a décidé de laisser tomber une mission sous prétexte qu’elle avait une commotion cérébrale. En fait, je détestais cette ville, c’était vraiment pénible, rien à faire et pas de strudel à se mettre sous la dent. D’ailleurs, c’était une des premières choses que je voulait faire, me prendre une strudel. Je crois que ça va devoir attendre un peu… C’est fou tout ce qui peut traverser l’esprit pendant qu’on tente de maîtriser quelqu’un au sol.

Je ne réussis pas totalement à le maîtriser, mais au moins à isoler le bras qui tient le marteau. Je recrache une touffe de cheveux que j’avais dans la bouche (et c’était pas mes cheveux… Erk…) et je hurle à l’exorciste.

« HÉ LE ROUX !! JE TIENT KOMUI MAIS PAS LONGTEMPS ALORS DÉPÊCHE-TOI DE VENIR PRENDRE TON MARTEAU !! »


Je tente de garder le contrôle et j’y arrive assez, quand même. Il est plus fort qu’il paraît, mais moi aussi et je suis une teigne alors je tiens bon, même si je n’arrive même pas à voir si le roux m’a entendu ou non, s’il vient ou non ou même s’il est encore vivant. En espérant que oui quand même, de toutes façons, s’il est mort je suis morte aussi alors autant bien entraîner l’imbécile qui nous a mis dans ce merdier dans la mort, avec moi.
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Lavi
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MessageSujet: Re: Des emmerdes, toujours des emmerdes... [Emy / Lavi]   Mer 31 Oct - 17:08

Parfois, l'on pouvait se demander si le Grand Intendant n'était pas soudoyé par le Comte Millénaire pour mettre des bâtons dans les roues des exorcistes. A force d'inventer des potions et autres robots farfelus, il créait généralement plus de mal que de bien, détruisant par la même occasion une partie des locaux. C'était exactement ce qui était en train de se produire d'ailleurs. A trop vouloir bien faire, il avait tendance à oublier que ses créations étaient loin d'être parfaites et que bien souvent cela virait au drame. N'était ce pas déjà le cas ? Entre le nombre de blessés, l'étendue des dégats et le kidnapping de son précieux carnet, Lavi ne savait plus ou donner de la tête, ses priorités changeant constamment. A un moment, il désirait ardemment récupérer son carnet, la minute d'après il faisait ce qu'il pouvait pour que personne ne soit blessé. Mais seul, il ne risquait pas de faire quoique ce soit de constructif... surtout sans Innocence. Aussi habile soit-il en arts martiaux, face à un robot déjanté, il n'avait pas la moindre chance.

Sa rencontre avec une jeune traqueuse allait peut-être changer la donne. Se sauvant la vie tour à tour, ils allaient peut-être parvenir à faire quelque chose à eux deux. Le but numéro un était de récupérer l'Innocence kidnappée par le Grand Intendant en personne, ayant anticipé l'utilisation de cette dernière pour détruire son robot. Seulement, il était difficile de s'occuper de la machine folle et de son créateur en même temps. Le rouquin comptait donc sur sa nouvelle alliée pour s'occuper de l'humain tandis que lui s'occupait de détourner l'attention de la machine. Plus facile à dire qu'à faire, c'était un véritable parcours du combattant que de semer le robot, surtout lorsque l'on voulait éviter qu'il ne fasse s'écrouler la Congrégation toute entière.

Abandonnant la traqueuse à la tâche qui venait de lui être confiée, Lavi s'occupa du robot, lui agitant des livres sous le nez pour le forcer à le suivre. S'il était programmé à la base pour les ranger, cela allait forcément l'intéresser. Quoique, de la part d'un robot détraqué, il valait mieux s'attendre à tout et surtout au n'importe quoi. Afin de rendre la vie plus difficile au robot, le rouquin escalada les débris qu'il avait déjà créé auparavant pour que le tas de boulon ait plus de mal à le rattraper. Mais Komui avait bien fait les choses et c'est sous les yeux ébahis -ou plutôt hallucinés- de l'apprenti bookman que Komulin déploya soudainement des sortes de pieds mécaniques en place et lieu des chenilles qu'il avait auparavant. Voilà qui compliquait les choses, forçant Lavi à changer de stratégie. A ce rythme là, il n'allait pas pouvoir tenir très longtemps et il ne voulait pas savoir ce que le robot allait faire de lui si jamais il l'attrapait.

Heureusement, au bout d'un moment qui lui sembla une éternité, il entendit quelqu'un crier. La traqueuse avait réussi à attraper Komui ! Seulement, elle lui demandait de venir et le rouquin n'avait pas vraiment prévu ça dans son plan. S'il revenait vers elle, il y avait de fortes chances pour que le robot lui fonce également dessus, c'était donc une solution à double tranchant. Pourquoi ne lui lançait-elle pas le marteau ?? Sans doute était-elle trop occupée à retenir le chef de l'organisation. Sans chercher plus loin, Lavi fit volte-face pour passer entre les jambes du robot qui sembla avoir perdu sa trace, l'espace d'un instant. Il profita de ce petit moment de répis pour vite parcourir la distance qui séparait l'exorciste de son arme mais cela ne suffit malheureusement pas. Komulin amorçait déjà un demi tour et fonçait dans le dos du rouquin. Sentant le danger se rapprocher, Lavi balança les livres sur un pauvre scientifique qui passait par là, se demandant probablement ce qu'il se passait
.

« Désolé et merci ! » lança t-il sans ralentir

L'homme ne comprit pas ce qu'il se passait, tentant de rattraper ce qu'on lui lançait tout en balbutiant. Il comprit rapidement qu'il était en mauvaise posture lorsque le robot bifurqua pour se diriger vers lui à toute vitesse. Lavi s'en voulu un peu d'avoir mêlé quelqu'un à ça mais il fallait ce qu'il fallait. Continuant sa course, il arriva à la hauteur de la traqueuse et de Komui en pleine séance de catch bien que l'homme semblait maîtrisé pour le moment. Sans attendre, Lavi s'empara de son Innocence, l'arrachant des doigts du Grand Intendant
.

« Merci, tu gères ! » lança t-il à la traqueuse avant de lancer un regard assassin à Komui « Vous par contre... »

Sans perdre davantage de temps en parlotte, Lavi activa son Innocence pour la faire grandir et devenir un imposant maillet. Le levant, il fit apparaitre différents sceaux magiques, prêt à utiliser celui de son choix. Voilà un robot qui n'allait pas faire long feu... sans mauvais jeu de mots !

« Hib... » commença t-il avant de s'interrompre, stoppant son geste par la même occasion

Lavi se figea, n'osant plus poursuivre ce qu'il avait commencé. S'il utilisait son sceau de feu, le précieux carnet qu'il voudrait récupérer risquait de fondre. S'il pouvait choisir sur quoi sa magie faisait effet ou non, là il serait difficile de différencier le robot du bouquin puisque ce dernier était coincé entre deux morceaux de tôle. L'utilisation du feu était donc prohibée. Il ne restait plus qu'à utiliser la bonne vieille méthode, taper violemment dessus pour le briser. Mais là encore, s'il l'endommageait, il pouvait dire adieu à son carnet. Il fallait donc le récupérer en priorité, chose qu'il n'avait pas pu faire lorsque le robot lui courait après. Il allait encore avoir besoin de l'aide de la traqueuse. Lavi se tourna et assomma Komui à l'aide du maillet sans autre forme de procès puis se pencha pour aider la traqueuse à se relever
.

« Désolé Komui mais au moins comme ça vous n'nous gênerez plus. Dis, tu peux encore m'filer un coup de main ? Je m'occuperais du robot dès que je peux maintenant que j'ai mon Innocence grâce à toi mais avant tout, il faut que je récupère le carnet rouge qu'il m'a prit un peu plus tôt. » expliqua t-il rapidement

Un peu plus loin, on pouvait voir le robot tournoyer sur lui même, un peu perdu maintenant qu'il avait percuté le scientifique que Lavi avait croisé peu avant. Ce dernier fit une grimace, désolé que l'homme ait passé un mauvais quart d'heure par sa faute. Tendant le doigt vers le robot, le rouquin désigna l'endroit en question
.

« Tu le vois ? Il est là, coincé au niveau de son dos. Il a dû s'coincer là quand il a commencé à dérailler. A croire que mon écriture ne lui plait pas. Si j'arrive à l'coincer, tu saurais l'escalader pour le récupérer ? Après, je l'envoie à la casse pour de bon, promis ! »

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